TESTANT
e la compagnie
> mai 1840.
Durs pour vous récente , qui, hs ferà remers qu'il répand
s bien des an-
femme, cathoitever tous 85 de leur com- ‘animent , trasolutions d’une , Toute la faque celui qui
en était le chef fût uni aux autres membres par les liens d’une même foi, comme il l'était par ceux du sang. Quelques détails édifiants vous feront connaître à quel point cette conversion était désirée. [Il y a trois ans, un des fils de ce médecin, âgé de dix-sept ans, tomba dangereusement malade. Au milieu de ses souffrances , et à l'approche d’une mort qui paraissait certaine, ce bon jeune homme n'était occupé que du salut de son père. « Qu'il est douloureux pour moi, lui di-
sait-il, de penser que je vais bientôt me séparer dé vous, et que nous ne serons jamais réunis dans l’éter-
nité! Ah! je vous en conjure, embrassez la religion catholique. » Le père ému promit à son fils mourant ce qu'il sollicitait comme une dernière consolation. Mais ce furent encore de nouveaux délais, bien que par une faveur inespérée Dieu lui eût conservé son file. | On redoubla de prières pour faire une sainte violence au Ciel. Telle était l’inquiétude que le sort éternel de ce médecin inspirait à sa famille, qu'une nuit, pendant qu’il dormait, le plus jeune de ses enfants essaya de Jui attacher au cou une médaille de la sainte Vierge. « Que veux-tu, mon fils? lui dit le père en se réveillant. — Je crains, répondit le pieux enfant, que vous ne mouriez dans l’état où vous êtes, et je veux vous mettre sous la protection de Marie. »
» Enfin l’heure de la grace arriva. L’aîinée des filles fut atteinte d'une maladie grave, dont les symptômes devenaient chaque jour plus alarmants. Quatre médecins réunis ne purent ni assigner le siège du mal, ni s’entendre sur les remèdes à prescrire. Le père, accablé de chagrin, alla verser des larmes auprès de sa fille mou-
rante, Lui ayant touché les genoux pour faire quelques frictions : « Oh! qu'ils sont durs! s'écria-t-il. — Mon père, lui dit la jeune malade , c'est à prier si souvent pour votre conversion qu’ils se sont durcis. — Ma fille, dans trois jours je communierai avec toi, » reprit le père , et cette fois il tint parole. Deux jours après, il vint me voir, et m'apprit que, depuis long-temps convaincu de la vérité de la religion catholique , il était enfin décidé à en pratiquer les devoirs , et que je le trouverais docile à tous mes conseils. Je profitai sur-le-champ de ces heureuses dispositions. Le lendemain, j’allai avec une personne toute spéciale de Mgr l’évêque dire la
messe dans la chambre de la malade ; je baptisai sous 4 condition le père, qui avait appartenu à la secte presby- |
térienne , et lui donnai la sainte communion ainsi qu'à sa femme et à leur fille. Il me serait impossible de vous
peindre la joie de la famille à ce moment si long-temps À attendu. Pour comble de bonheur, la jeune fille, qui, la veille , était très-mal, entra dès ce jour-là, contre l’at- À tente des médecins , dans une parfaite convalescence. »
ee