ET PI PO TE ER TG
vous nous avez fourni, en faveur de notre foi, un argument dont l'hérésie elle-même est obligée de reconnaître la force , et qu'elle nous envie.
» On remarquera cette touchante conformité qui existe chez les catholiques, non-seulement dans les dogmes, mais encore dans la conduite. En Amérique, de même qu'en Europe , le clergé et les corps religieux se sont dévoués au service des cholériques. Il y a eu aussi conforinité sinon dans les doctrines, du moins dans la conduite, chez les ministres protestants des divers pays; mais c'était pour céder aux sentiments de la nature et fuir le danger. Que les hommes de bonne foi comparent les résultats des croyances , et prononcent.…... »
Fragment d’une lettre de Mgr Flaget, évêque de Bardstown, à M. le rédacteur des Annales.
Kentucky , 5 décembre 1833.
» Si ma correspondance a été suspendue plus longtemps que je ne croyais, ne l’attribuez pas, je vous prie, à d’autres motifs qu’à un surcroît de travaux , ou plutôt de calamités de tous les genres qui se sont d’abord répandues sur mon troupeau , où elles ont jeté l’épouvante et la désolation , et ne se sont terminées qu’en renversant le pasteur lui-même et le menaçant dès le premier jour d'une mort d'autant plus violente qu’elle paraissait devoir être très-accélérée. Quoique je sois encore bien loin d’avoir recouvré la santé dont je jouissais il y a six mois, cependant depuis dix ou douze jours que je fais de petites courses à cheval, je trouve que mon état s’amé-
: | de la
voisil grace espéi mun:
tierssema
D le pli
sœur:
à ces
foi, un argude reconnaître
mité qui existe les dogmes, que, de même gieux se sont eu aussi cons dans la cony divers pays; le la nature et > foi comparent
CLLLI] »
» de Bardstown,
embre 1833.
due plus longs, je vous prie, aux , ou plutôt pnt d’abord réeté l’épouvante qu’en renveriès le premier elle paraissait s encore bien ssais il y a six rs que je fais
on état s'amé-
* 44 De.
4e à Lu
Ye
D'AMÉRIQUE. 17 liore beaucoup. Je vais en profiter pour vous faire connaître les effets de ce terrible choléra dans plusieurs comtés de l'état du Kentucky et surtout dans ceux de Washington, La Fayette et Nelson, où les établissements catholiques sont en plus grand nombre que dans les autres.
« Vers la fin du mois de mai, le choléra se manifesta dans la partie la plus saine du Kentucky, avec les symptômes les plus effrayants , les plus menaçants; il se répandit sur un espace d'environ vingt-cinq à trente lieues carrées , et frappa çà et là indistinctement des personnes de tout âge , de tout sexe et de toute condition. Les esclaves toutefois furent plus exposés que les autres à ses fureurs, et ce fut parmi les gens de cette classe qu'il se choisit un plus grand nombre de victimes. La terreur devint si générale , que les malades dans la plupart des localités se trouvèrent destitués de toute assistance même, de leurs amis et de leurs parents les plus proches. Réduits à ces déplorables extrémités, les protestants comme les catholiques , s’adressèrent aux supérieurs de nos différentes communautés de religieuses, pour trouver parmi ces pieuses recluses l'assistance que leurs voisins et leurs proches leur refusaient impitoyablement ; graces à Dieu, ils ne furent point trompés dans leurs espérances. Plus de soixante religieuses de trois communautés que nous avons à Kentucky, savoir, les sœurs de la charité, celles de Lorette et les dominicaines du tiers-ordre, furent employées , pendant plus de huit semaines, aux œuvres du dévouement le plus actif et le plus héroïque que la charité puisse inspirer. De vingt sœurs au moins de Saint-Vincent qui s'étaient dévouées à ces œuvres de miséricorde, trois d’entre elles, de