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= 148 — d'escrocs et d'escemoteurs; nous résolûmes , que où demie pe Ba qutt er, r ou dix milles plus loin. nr te 4)
À in etes PR la grade Plaine Nés-Percé et Spokane. Cette comme celle qui est eur le versant de Wall We la
qui s'étendent sur toute coûte région ; vont tiés-reisi bles. D
ur d'est s-belles ct
aus d'une étendue d'environ trente | ail ing de large, et où la Rivière Spo- | k pe pe d'son eau. Ve onné les noms de S* Joseph et es De aux deux grandes fourches supérieures. Elles ries . par d'innombrables torrents, qui descen- : ntagnes des Cœurs-d’'Alènes, mañtognes qui se À ae à celles qu'on nomme Rocheuses. Les deux | tallées qu'elles arrosent , ont ehacune une étendue d’en- E sn soixante-dix à quatre-vingts milles, et de quatre à | sx milles de largeur. J'y,ai compté.au-delà de quarante | ses. Tout le voisinage de la Rivière Spokane présente de | eux: pâturages et ‘des forêts magnifiques de cèdres, de
| mélèses ; de pins et de sapins de différentes espèces. (4) En: quittant la Rivière Spokane, nous montâmes le côun sentier étroit et escarpé. Quelques milles à
+ À travers une forét de pins, nous menérent dans jolie vallée, qui, agréablement diversifiée par de es plaines et des forèts vierges, est bordée de hautes
3 cette vallée conduit à Colville, Les fontaines et
y sont nombreux. Après trente milles de trot
le galop, nous-arrivémes au pied de la Montagne des pels, dans Îe voisinage de S' François-Régis, où déjà ante-dix Métis se sort réunis, pour s'établir en per-* menence. Plusieurs voulurent m’accompagner dans le DO in nimes est de cinq mille
ER Seat ce nr ge on
sénat es
RE ne ame
pieds au-dessus de la vallée. ‘On y. riôite fé
té de l'Ouest; À l'Ét, au contraire, (qe rem
2 serpente à travers une forêt Après une marche de huit heures, nous arfivémes À ta belle Baie des LE 8 , sur Je bords du Lac Dé Boeÿ, pres 'én vue de la réduction de S' Ignace. . dns
Ma lettre à Madame er que. jé Vous énvoie, vous informera dé la formation et ‘dû PE dé la mission
parmi les Kalispels. | | Recevez mes sentiments & on C — metecy es Mon rév, etude Pèt, | 1 2 Votre ie bug t-héut serviteur et frère ep,J.-C... :
; "JDE SNET. CAT TES
St Ignace, 25 Juillet 1846.
Lettre à A D...
MaDañz;
lg ras cités do n'avoir pa jusqu ce jour, répondre aux lettres, que:vous avez eu la bonté de m'écrire, le 2 æplembre et le 7 décembre 1845. Elles ne sont arrivées
aux Mont Rocheuses, que l'année suivante, lorsque j'ais parti pour une mission éloignée parmi les Indiens ; de sorte qu’elles ne m'ont été remises qu'en juillet 1846. SI n'avait tenu qu'à moi de vous envoyer une réponse À avant ce jour, mon cœur me dit que je t'sans délai; car jé dois vous le dire ici, la dette y reconnaissance que mes pauvres sauvages et moi avons contractés envers vous, est bien grande, et il me terdait beaucou à dar mritde que nous avions à beaucoup prier pour vous, pour vos chers et aimables enfants, et selon toutes vos intentions. J'ai donné ordre à tous les sauvages de trois différentes nétions, c’est-à-dire, aux Têtes-Plates, aux Pends-d'Orcilles taux Cœurs-d’Alènes; de réciter le rosaire chaque semaine pour une de leurs grandes bienfaitrices, et c’est de vous DL ne (7x1 de Den que veus des ie des les pauvres sauvages, le chapelet se dit, chaque soir, dans
toutes les familles, de sorte que déjà j'ai l'assurance et h consolation de vous dire, que plusieurs milliers de chape. Jets ont été offerts à Dieu et à son auguste Mère pour vous. Ils continueront, ces bons sauvages, ces enfants du désert si chers à mon cœur, à se montrer reconnaissants , jusqu'à ce que je leur dise de oener, ce qui n’aura pas lieu de sitôt, Oh! quelle confiance j'ai dans les prières de ces PR Indiens, dont le mérite n’est connu que de Die Ah! s’il est vrai que la prière de celui qui dates ge nocence, la simplicité et la foi d’un enfant, perce les nues, . est toute-puissante, est infailliblement exaucée ; pe +
assurée que dans ces nouvelles missions, où le doigt de Dieu s’est manifesté si visiblement, où ces vertus existent éminemment, les vœux faits en votre faveur, seront aussi exaucés! Que je serais heureux, Madame, si je pou vais vous faire comprendre, combien grande, cor1ble douce, combien délicieuse est leur dévotion à l'august Mère de Dieu ! Le nom de Marie, qui, prononcé en ! a quelque chose de si doux et de si aimable, est pour. eur un nom enchanteur. Leur cœur se fond, ce semble, et s'épanche tout entier, lorsqu'ils célébrent, ces bons esfants du désert, les louanges de celle, qu'ils ‘appellent comme nous leur Mère. Oh! je ne doute pas, cohnaissant leurs dispositions comme je les connais, qu'ils n'aient une place bien privilégiée dans le cœur dela Vierge. Inutile de vous dire, quelle efficacité leurs pr doivent avoir auprès de Dieu. Aussi ayez l'entière « ce‘que vous obtiendrez par l'intercession de sm 4 voquée par tant et de si ferventes âmes; tout ‘ce que vou demandes, votre piété ne vous permettant pas de rien demander, qui ne soit propre à glorifiér Dieu et : k aider, vous et les vôtres, daris l'œuvre de la : tion de vos âmes,
Maintenant, qu'il me soit permis de vous dire un met de mes Indiens et de moi-même, depuis le temps où j'ai
eu l'honneur de vous rendre visite à B...... dans le
rance et là printemps de 1843...
rs de chape- Le 6 Novembre de l'année suivante, je rencontrai le e pour vous. A; P. Adrien Hoeken, qui venait au-devant de moi, acts du désert DE compagné de quelques sauvages de la tribu des Pendsnts, jusqu'à d'Oreilles de la Baie, où lon projetait de faire une réduclieu de sitit. DE ton, sous les auspicés et le patronage de S: Ignace. Je fus ces pauvres reçu dans le camp au son des cloches et salué par des Dieu seul! raie mousqueterie. Il serait impossible de vous e l'in- dire l'émotion de mon cœur, à la vue de la première ree les nues, D députation de mes chers Indiens, de mes enfants en J.-C., ucée ; #0ÿe D cide vous peindre, d'un autre côté, la joie si franche qui le doigt de LE paraissnit les animer en saluant mon retour. Que de ertus existent DE choses n'avions-nous pas à nous communiquer ! Je leur veur, S€r0nt D recontai les petits détails, qui pouvaient leur faire plaisir me, sije pot D œr les vastes contrées, que j'avais parcourués, afin de de , COFal travailler dans l'intérêt et pour le bien-être des sauvages a, à j'au en général et d'eux er particülier. J'avais traversé le grand cé en fadien, DE déert Américain, qui s'étend de la Mer Pacifique jusqu'à
kfrontière des États-Unis , au milieu de nations nomades dt guerrières; j'avais parcouru les États-Unis, de S' Louis à la Nouvelle Orléans, visité Louis-Ville, Cincinnati, Pitisburg, Baltimore, Philadelphia, Washington et New- York. J'avais passé l'Océan Atlantique; j'avais vu une grande partie de l'irlande et de l’Angleterre, toute la Belgique et la Hollande, la France du Nord au Sud. De Mireille, je m'étais rendu par Gênes, la ville des palais, par Livourne, par Civita-Vecchia, à la capitale du Monde
n. De Rome, je m'étais rendu à Anvers et, après avoir doublé le Cap Horn, touché au Chili et au Pérou et passé deux fois l'Equeteur, j'avais débarqué au Fort Vancouver sur la Colombie; et le 6 Novembre 1844, j'avais le bonheur d'embrasser mes chers néophytes, qui avaient prié pour mol'avec tant de zèle et de ferveur , que durent tous ces longs voyages, par mer et par (erre, pas-
Era
D ere LP TE
sant par tant de climats différents, et dans toutes les dent saisons de l’année; je n’avais souffert d'abus maladie, ni et ch éprouvé le moindre accident fâcheux. Gloire à Dieu pour Er
une protection si spéciale, et reconnaissance aux bons de s sauvages, qui, depuis mon départ jusqu'à mon retour, chenr n'avaient cessé, soir et matin, d’invoquer l'assistance du dépéc Ciel, par l'intercession! de la Sainte Vierge, sur son pauvre sage €
et indigne serviteur | chaqu . Les détails, que me donna le jeune arr ri q au pri Jeurs dispositions actuelles, sont trop intéressants | avec u
* amettre; je les raconte, afin de prouver ce que peut 1 la veur
grâce sur un peuple, quand la vérité est l'unique objet de le cha: ses désirs. Celui-ci n'avait reçu de moi que deux courtes DR de.ces visites, en 1841 et en1842; tout ce quej'avaisrecommandé DR Actes: alors, avait été strictement observé, « Ce qui me frappe » d’abord, en arrivant au milieu de ces Indiens, me dit » le Père Hocken; et ce que je ne puis me lasser d'admi- » rer de plus en plus, c'estla charité vraiment fraternelle » et la douce union, qui semble ne faire de toute cette » peuplade, qu'une même famille. » L'amour’, lé respect cl l'obéissance, qu'ils ont voués à leurs chefs, ne connaissent pas de bornes; et l'accord qui règne enitre ces che, offre M "2" le spectacle de la plus parfaite concorde. « Jamais, disent. DE "éco » ils, nos lèvres ne demandent et nos cœurs ne désirent D *. men » qu'une même chose. » Ce sont, dans toute la force du DE *,° terme, les pères de la tribu, comme tin bon supérieur l'est de sa communauté. Leur commandéihént n'a rie d'impérieux, mais ils ne parlent jamais en vain; A1
leur voix s’est fait entendre, qu’on s'emprésse d jusqu'à leurs moindres vœux. Un Indien est-il'en butée À quelques difficultés, est-il visité par l’éf , Vout-il entreprendre un voyage; toujours, même dans les cirocestances les plus ordinaires, il cogsulte son chef ét « détermine d'après ses conseils. S'agit-il de mariages, i s'adresse encore aux chefs, Qi di Dirt T7 ME
s toutes, les maladie, ni à Dieu pour æ aux bons
dent ou les désapprouvent selon qu'ils le jugent prudent ;
et chacun se soumet à cette décision.
En sa qualité de Père, le chef pourvoit à la nourriture de ses enfants, c’est-à-dire, de la peuplade entière. Tout chevreuil tué à la chasse, est porté à sa loge; 1h, il est dépécé en autant de portions qu'il y a de familles. Par une sage économie, l'avenir est aussi prévu, et une côte de chaque animal est mise en réserve, pour ceux qui doivent, au printemps, cultiver la terre. La distribution se fait avec une admirable impartialité: le vieillard et l'infirme, la veuve et l'orphelin ont leur part assurée, aussi bien que le chasseur. N'est-ce pas, sous plus d’un rapport, le retour de ces temps heureux, où, cumme nous l’apprennent les Actes des Apôtres , tous n'avaient qu'un cœur ét qu'une âme? Ne retrouve-t-on pas au fond de nos solitudes cette simplicité et cette union, qui embellirent les premiers siècles du christianisme?
A l'arrivée du missionnaire, un des chefs lui expliqua ingénüment la manière de vivre entr’eux et conelut ainsi : «Nous sommes pauvres d'esprit, mais à défaut d'intelli- »gence, nous avons de la docilité, Aujourd’hui, que nous »,avons le bonheur de porséder une Robe-Noire, nous »,écouterons, nous suivrons sa parole; tous les change- ».ments qu’il lui plaira d'indiquer, seront exécutés sans » délai, » 1] n'est pas nécessaire d'ajouter, que la Robe- Noire remercia le Seigneur des pratiques et des coutumes établies dans ce petit coin du monde, où chacun vit con-
f de sa médiocrité; etqu'il confirma les lois qui produi-
sient cette heureuse harmonie. Le cœur est touché, lsqu'on entend ce peuple parler des ténèbres, dans quelles il a été plongé si longtemps; lorsqu'on le voit $e réjouir à la lumière de l'Evangile , rivaliser d'erdeur dans l'exercice des vertus chrétiennes, qui occupent sans cesse son esprit et enchaînent toutes ses affections. Pour lui, toute sa gloire consisté ‘dans sa fidélité au service du
Seigneur, tout En tt où A a voirs, Free di D a QrEe dans le choix d'une d'une épouse; la
nuit,.9i,5e8 forceé répo rm soù rh Id, 1 plaintes, les. m édisa D ee orgueil.et 6 respect hümain sont abeolutent étF
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ÿ d'an enfant dé dix prb
Y'a î pt ‘deu f st l'étention dun” ” s | e US Ludo olte “déhoifient ‘leurs prières. et leur ebt 1 figôi ra ve dr “catholique (1), avec NE ne ‘in re tre Dans nat adversités quand a | trompé leur attente, lorsqu'ils sont rhin cs gs d'hapétiènes "ne leur ‘ééliappe:
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calmes, et tranquilles comme aux jours d'
| nt jours malbieurs à M in: Dans is succès, ils reco nnaiss iissent la malt miséricordieuse de Dicu. La Robe-Nôire ayant un »
jeune chasseur de sn dextérité, celui-ci #où ca souriant! « Je ne suls p “ar |
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en l’honneur de notre S' Fondateur. Elle est très-grande et pourrait, à très-peu de frais, être préparée pour servir d'église. Puissent les sauvages se rendre en foule à cette nouvelle Manrèze, et, imitant l'exemple de leur patron S‘ Igaace ; puissent-ils se pénétrer l'esprit des choses célestes et s'enflammerle cœur de l'amour de Dieu!
Je me souviendrai toujours avee plaisir et cobardenioue de l'hiver de 1844-1845 ; que j'ai eu le bonheur de passer au milieu de ces bons Indiens. Ils mirent tout en œuvre, pour m’assurer la meilleure loge du camp , et pour rendre mon séjour parmi eux, aussi agréableque les circonstances æles:lieux le permettaient. Ils avaient admirablement choisi leur quartier d'hiver, dans une position charmante, vis-à-vis d'une belle chute de la Rivière à Clark. Cette chuteest oceasionnée par un immense rocher, qui barre larivière dans cet endroit; à travers lequel les eaux se sont frayé deux étroits passages et retombent en cascades éeumantes. Une épaisse et vaste forêt les défend des vents du Nord et une multitude d'arbres secs, debout ou sbettus par le temps, fournissent de quoi alimenter tous les foyers ‘Ce camp est ‘environné d’une longue suite de
; couvertes de neige de la base au sommet ; et dont les mille cimes réfléchissent sur tout ce paysage une splendeur vraiment glaciale, lorsque le soleil les ‘éclaire. A l'entrée de l'hiver, le gibier abandonne les hauteurs, et, quand le neige a deux ou trois pieds d'épaisseur, il arrive souvent que, dans une même journée, quarante chasseurs tuent. jusqu'à trois cents chevreuils. Jugez combien sont nombreuses les bandes d'animaux qui, dans cette saison, remplissent les vallées; puisque trois cents personnes, réunies au camp dont je vous parle, vivaient uniquement du produit de la chasse. Si elle vient à manquer par défaut de neige, un jeûne rigoureux est la conséquence de ce malheur ; alors toutes les femmes fouillent la terre gelée, pour en ‘arracher quelques racines, qui, malgré leur
insipidité, nourrissent cependant assez la tribu 2er Home pêcher de mourir de faim. |
Le quartier d’hiver une fois désigné, les Indiens s'oceu: pèrent à y construire la maison de la Prière. Tandis que les: hommes coupaient des sapins, les femmes portaient des nattes et dés écorces pour la couvrir; en deux jours, on mit la dernière main à cet humble édifice, où des néophytes purs, simples et innocents présentent chaque jour à Dieu l'hommage de leurs cœurs. Le Missionnaire y continua les instructions préparatoires au baptême. Quelle consolation ne dut pas éprouver le bon Pasteur, entoure
« de ces âmes ferventes et privilégiées ! Dans l'espérance de
leur prockaine régénération, cès pauvres gens étaient venus des différentes vallées du pays des Kalispels.se ranger sous sa houlette, dépourvus de toutes provisions et renonçant sans regret à la chasse des Bufiles,, si pleine de charmes pour eux. Ils savaient déjà toutes les prières d’usage. Ils s’appliquèrent avec zèle , à s’instruire. de la nature du sacrement de Baptême, des dispositions, qu'il exige et des obligations qu'il impose. Le jour de Noël, où cent vingt-quatre adultes augmentérent le nombre: des vrais enfants de Dieu, ne sortira jamais de la mémoire de nos bons Indiens, Les détails de ve api manines ront à nos fêtes,
Quelques minutes avant. minuit, un coup. de piste donna le signal dont nous étions convenus. Il: fut: suivi d’une bruyante décharge de mousqueterie , en l'honneur du Dieu Enfant; et, trois cents voix, s’élevant à la; fois-de la derèt; entounèrent dans leur propre langue .et:;d'un PRES Sn nsleron
« ir à an
Des flots d' adorateurs se. pressèrent immédiatement dans le modeste sanctuaire. Mais à quoi ressemble don
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deux jours, tent chaque
notre petite Eglise de la forêt? Je vous l'ai déjà dit, des nattes, des écorces, des trones d'arbres, voilà ses matériaux. Dès la veille, ses lambris avaient été. décorés de guiriandes et de couronnes de verdure. L'intérieur était tapissé de branches de sapins. Sur l'autel décemment orné, brillaient des étoiles en papier de diverses couleurs, avec une profusion de ces rubans, si attrayants pour des yeux Indiens. A minuit, je célébrai une messe solennelle, laquelle les assistants chantèrent plusieurs cantiques analogues à la circonstance. La magnifique strophe du Gloria: Paix sur la terre aux hommes de bonne volonté, | ne se réalisa jamais plus complètement dans aucune autre asemblée du monde catholique. Un festin général eut lieu après les Saints Mystères, et la joie dont cette réunion paraissait animée, la rendait semblable aux n NTM ‘rémiers chrétiens.
Plus tard, après la seconde Messe, cent vingt-quatre adultes se présentèrent à l’ ;:le chef à leur'itête, afin
| d'obtenir l'accomplissement de leur plus ardent désir, le
Sacrnement de la Régénération. Les vieillards, que j'avais beptisés deux ans auparavant, et qui avaient conservé d'ane mahière exemplaire le trésor de leur innocence, s’avancèrent en qualité de parrains et de marrainés. Le Rérv. P, Hoeken m'’assistait pendant Ja cérémonie; tout se passa dans le plus grand ordre. Oh! que ne puis-je vous peindre les douces émotions, que ces scènes inspirent ! Ce sont icibes les plus précieuses récompenses du missionnaire; c'est h qu'il puise sa force, son courage, son zèle, pour gagner à Dieu des âmes , au milieu des dangers et des privations détout genre. Oui, la promesse de notre Divin Sauveur s’accomplit dans ce monde: « Vous recevrez le centuple. » Ce que nous avons abandonné dans le siècle n’est rien, en
comparaison de ce que nous avons retrouvé, de ce que
dans le désert... Le Prêtre n’adresse pas en vain aux sauvages les sublimes paroles du Rituel Ro-
main: « Recevez la robe blanche, que:vous porterez sans tache au tribunal du Seigneur; pour jouir de la vie éternelle. ».. 1. peut. avoir la certitude morale, que ces cathéchumènes conserveront, pour la plupart, leur impocence jusqu’à la mort. Lorsque dans la. suite on.Jeur demande, s'ils n’ont pes offensé Dieu, si leur conscience. ne leur fait aueun. reproche ; combien de fois n’en reçoit-on pes cette réponse, si consolante dans sa naïve simplicité: ne mon Père, au, baptém. j'ai renoncé au mal; n'est-il. juste que je l’évite? La seule pensée de déplaire au G Esprit me fait. trembler. » Les cérémonies du au terminèrent par une distribution de chapelets.
Vers:lesoir,.on donna, pour la première fois, la:béné. dietion solennelle du S' Sacrement; immédiatement après cette belle et sainte Cérémonie, cinquante couples, pères etmères de famille, de tout âge, dont quelques-uns avaient déjà plus de quatre-vingts ans, vinrent renouveler, à la face de l'Eglise, les promesses du mariage. Des larmes d'émotion m’échappèrent, lorsque je vis cette simplicité vraiment primitive, l'amour et l'affection, avec. lesquels ils se promirent une fidélité, réciproque, ou, selon leur langage, « de n'avoir en toutqu'un seul cœur. » On. donne ensuite la dernière instruction et l’on remercia le Srigneur de toutes les faveurs, reçues pendant cette mémorable journée. La nuit était déjà bien avancée et l’on. entendait encore la récitation des prières et les sens dans tous les quartiers du camp.
«Parmi les Têtes-Plates, les Rév. PP. Mengarini a Zerbinbti (ce dernier Pèreest mort depuis) eurent la douce consolation de voir, à la messe de minuit, presque toute la tribu: s'approcher de la 8° Table. L'Eglise de Si Marie avait été augmentée d’un tiers et était décemment” 4 pour cette occasion, La messe de minuit y'fut .très- au I nelle. Une troupe de jeunes musiciens. indiens, formés par le P. Mengarini, ra A a |
tee plüsiours morceaux ‘des meilleurs conapositenrs Allemands 'et Taliens.
« L'Histoire des Têtes-Plates vous est déjà connue ;éerit » 16 Rév.i P: Point; leur conversion à bien de quoi faire » ressortir les richesses infinies de a divine miséricorde. x hr mr ‘que celle des Cœurs-d'Alènes est
lus merveilleuse ericore: » ! J'ai reçu cette
om int ntede la part de leurszélés Missionnaires, les Rév. PP. Joset et Point, à li même époque: ‘de l’année, Le jour de Noël de 1844 a dans ‘été un jour bien grand et bien glorieux, au milieu de nos chères Montagnes-Rocheuses ! !
J'ajouterai encore quelques lignes à cette lettre déjà longue, sur ce qui regarde les Pends-d’Oreilles de la Baie. Degrand Printemps en 1845, nous commencâmes à bâtir à l'endroit, désigné pour la réduction de S' Ignace, et nous entourâmes un vaste champ. Le jour de l’Ascension de la même année, le Rév. P. Hoeken administra le baptême à plus de cent adultes, de sorte que le nombre des chrétiens est doublé, depuis la fête de Noël de 1844. 11 existe déjà quatorze maisons et une grande grange; tout le bois est préparé pour la construction d'une église. Trois cents acres de bonnes terrés sont sous clôture et ensemencés. Tout le village, hommes, femmes et enfants s'étaient mis joyeusement aux travaux publics et avaient travaillé de leur mieux. J'y ai compté trente bêtes à cornes. Les femmes indiennes avaient appris à traire les vaches et à battre la crême. Les porcs et les volailles y étaient déjà introduits.
On demande pour le village de S* Ignace un moulin à scie et à farine, une douzaine de charrues, des outils d'agriculture et de charpente. Tout est à commencer et à faire parmi ces pauvres sauvages, et c'est à nous qu'ils s'adressent pour les moyens; moyens, que nous leur accordons hutant que notre propre pauvrété nous le per:
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met, Déjà un appel a étéfait aux chrétiens charitables et généreux, et je le dis avec reconnaissance, pet appel a trouvé un écho dans tous les cœurs amis des Indiens et nous avons été à mème d'élargir nos opérations. — J'ajouterai, que la prière reconnaissante des Indiens monte tous les jours au trône du Tout-Puissant, pour implorer ses bénédictions en faveur de leurs bienfaiteurs. En 1845 et 1846, plusieurs stations ont été formées, et l'on a com Pre mencé la grande mission de la Nouvelle-Calédonie. I:
Je suis avec le plus profond respect, | Madame, Votre très-humble et très-obéissant serviteur, P, J. DE SMET. S. J.
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fettre Ou'Mio, Ÿ. Point à un Pire de La Compagnie De Désus.
MON név. Pène En J.-C.;
J'ai appris par des lettres venues d'Europe, que vous portez toujours le plus vif intérêt à la mission des Rocky- Mouniains, d'où j'ai conclu que vous ne series pas fâché, di je vous mettais au couranit de ce qui regarde la peuplade dont j'ai été spécialement chargé; je le ferai d'autant plus volontiers, qu’en vous communiquant les détails édifiants que je connais, je vous mettrai entre les mains une nouvelle preuve de la vertu du culte que vous aimes tant à répandre. Oui, aujourd'hui peut-être plus que jamais, c'est à la dévotion au Sacré Cœur de Jésus et au Cœur Immaculé de Marie, que les pasteurs des âmes doivent leurs plus douces consolations; du moins, ce qui est bien sûr, c'est que nous y trouvons les nôtres. Tous les jours, nos sauvages invoquent ces trésors de bonté, et voilh ce qui explique les merveilles dont noussommes les témoins.
Mon révérend Père, vous connaissez l’histoire des Tétes-Plates ; assurément leur conversion est bien de nature à faire ressortir les richesses infinies de la divine miséricorde: cependant, je ne crains pas de dire, que celle des Cœurs-d’Alènes le fera mieux encore. Qu'’étaient cespauvres sauvages, il n'ya pas un quart desiècle ? — Des cœurs si durs que, pour les peindre au naturel, le bon sens de leurs premiers visiteurs n'a pu trouver d'expression plus juste, que le singulier nom qu'ils portent:encore aujourd’hui; des intelligences si bornées, que, tout en rendant un culte divin à tous les animaux qu’ils conndis-
* saient, ils n'avaient aucune idée, ni du vrai Dieu, ni de
leur âme , ni, à plus forte raison, d’une vie à venir; enfin une race d'hommes si dégradée, qu’il ne leur restait de la loi naturelle, que deux ou trois notions fort obscures; encore presque tous s'en éloignaient-ils dans la pratique, Car, si j'en crois la réputation qu'ils s'étaient faite chez les peuplades voisines, ils étaient loin d’être des modèles de droiture, de probité, encore moirfs de charité. Aujourd'hui, quelle différence ! Je ne dirai pas, mon révérend Père, qu'ils sont parfaits sous tous les rapports ; non, ce serait une exagération , dont toute personne sensée relèverait la maladresse ; mais ce que je dirai, sans. craindre d'être démenti, c'est que, mettant de côté quelques dé fauts, qui ticnnent au caractère et dont nul converti ne se défait jamais entièrement; ou au manque d'éducation, et qui ne se corrigent que par elle et à la longue; on peut dire, que les Cœurs-d’Alènes d'aujourd'hui sont de vrais fidèles, des hommes craignant Dieu; et, s'ils avaient un peu plus d'amour ou d'habitude du travail, la docilité, l'humilité, la piété, la résignation, la patience, la charité et même le sèle, dont ils donnent tous les jours de nouvelles preuves, en feraient des chrétiens dignes d'être comparés à ceux de la primitive Église, 11 n’y a que deu ans que la croix a été plantée sur leur terre, et, à fort
istoire des st bien de e la divine e dire, que . Qu'étaient ècle ? — Des urel, le bon d'expression tent encore que, tout en ils connâis- Dieu, ni de venir; enfin ar restait de ort obscures; s la pratique.
nt faite chez , des modèles
sans: craindre L quelques dé converti ne st Dis“ e; on ges de vrais ils avaient un 1, la docilité,
REC + jours de nou-
dignes d'être n'y a que deur re, et à fort
peu d’exceptions près, tous ceux qui ont l’âge de faire
leur première communion , ont eu ce bonheur. Cérémonie sainte, qui a été précédée, accompagnée et suivie de tant de bénédictions, que c’est à vous en retracer les principales circonstances, que je consacrerai cette lettre. Mais avant d'entamer ce beau sujet, il ne sera pas inutile de vous dire un mot de la manière admirable, dont ils ont été tirés de l’abime de misères où ils étaient plongés.
Au temps où de nombreux missionnaires tournaient leurs regards vers Îles régions occidentales du Nouveau Monde, (il y a de cela environ quinze ans) la nouvelle se répandit un jour chez les Cœurs-d'Alènes, « qu’il y a un Dieu ; que ce Dieu unique, auteur de ce qui existe, a fait, outre la terre quenous voyons, deux choses que nous ne voyons pas : un séjour de bonheur appelé le ciel pour ls justes et un lieu de tourments, appelé l'enfer pour les méchants ; que le Fils de ce même Dieu, semblable en tout à son Père, voyant les hommes courir dans le mauvais chemin, était descendu du ciel pour les remettre dans le bon; mais que pour y parvenir, il avait fallu qu'il mourût sur une croix. » Ces vérités qui, aux yeux de tant de sages, ne méritent aucune attention, produisirent une vive impression sur nos sauvages. À ce bruit, toutes leurs bandes dispersées accourent au lieu où se trouvait l’apôtre de cette doctrine. Le rassemblement se fait an déclin du jour : un conseil se tient pendant la nuit, les grandes nouvelles s’y confirment... Dieu est puissant, Jésus-Christ est bon : deux vérités qui doivent résulter de cette conférence ; en ont-elles résultéen effet? Peut-être pas autant qu'il aurait été désirable aux yeux de quelquesuns, car les familles réunies ne s'étaient pas encore sépanées, que déjà le ciel (d’autres disent l'enfer, mais cui lono?) avait envoyé un fléau, qui frappait un grand nom. bre de leurs gens. Au moment où le fléau semblait sévir avec le plus de fureur, l'un des moribonds, re
Étienne, entend une voix qui vient d'en haut et qui el s'écrie: « Jelte tes idoles, adore J.-C. et hé quériras; » le inf moribond croit à la parole entendue et il est guéri. 11 se pes promène autour du camp, raconte ce qui vient de lui arri. env ver, persuade à tous les malades de faire comme lui. fs star le font et ils sont guéris. Je tiens le fait de la bouche fave même du pieux Etienne, qui pleurait de reconnaissance ceu en me le racontant. Son récit m'a été confirmé par des irait témoins oculaires, qui ont pu dire: ef quorum pars magna T fui; et j'ai vu de mes yeux la montagne au pied de d'été
laquelle les idoles ont été jetées. de m Bien que le sauvage conserve peu le souvenir d'un Cœur événement qui ne le touche pas actuellement, d’une de le manière sensible, celui-ci néanmoins était marqué à des Dût. caractères si frappants, qu'il laissa dés traces dans h sécral mémoire de tous; mais ni la réflexion, ni la constance ne 2 l'angu sont le fort du sauvage; aussi après cinq ou six annéts DE chant seulement de fidélité aux impressions reçues, la plupart finirent-ils par ne plus y conformer leur conduite: mouve. ment rétrograde qui fut encore accéléré par les soi-disants jongleurs ou forts en médecine. Céux-ci, à la voix d’un de leurs chefs, qui, selon toute apparence, n'avait pas ces d’être idolâtre, convoquérent une assemblée dite des croyants, où il fut résolu, du moins par le fait, qu'on reprendrait les anciennes pratiques, et, dès ce moment, les animaux, redevenus divinités, rentrèrent en possession de leurs honneurs. La masse, il est vrai, n'avait plus « leur vertulamême confiance; mais soit crainte du mauvii chef, soit curiosité purement naturelle, elle prenait part, du moins par sa présence, au culte sacrilége qu'on lew! rendait. Cependant, il faut le dire à la décharge de nation, il yeuttoujours dans son sein des âmes d'élite, q ne fléchirent jamais les genoux devant Baal. J'en connai méme, et l’une des sœurs du mauvais chef est de ce nc bre, qui, depuis le jour où le vrai Dieu s'était manifesté
hout et qui elles, n'avaient pas eu à se reprocher l'ombre d’une wérires; » le infidélité ue. Tel était à-peu-près l’état de la guéri. D se peuplade des Los d’Alènes, trees la Providence y t de lui arri- envoyade R; P. De Smet... Sa visite, dont les cireonomme lui. Ils slanceg: sont rapportées pr les disposa si. bien en de la bouche fveur dés Robes-Noires et leur docilité disposs si bien econnaissance ceux-ci en leur faveur, qu'il fut décidé que le Père Point irmé par des irait à leur secours.
m pars magna Trois mois après, c'est-à-dire, sur la fin de la chasse e au pied de d'été de 1842, ce Père quitta S'° Marie, avec autorisation | de mettre les. nouveaux néophytes sous la protection du souvenir d'un Cœur de Jésus... Le jour.où il posa le pied sur les limites lement, d'une de leurs terres, était le premier vendredi de novembre. ; marqué à des Il'fitavec les trois chefs, venus au-devant de lui, la con: “traces dans ln sération promise, et le premier vendredi de décembre, Ja constance ne D l'auguste Signe du salut s'élevait au milieu d’un concert de ou six chants et de prières, sur le bord du grand lac,.où la peuues, la plupart plade s'était réunie pour la pêche, Dès ce moment, grâce bnduite: mouve à la puissance du Dieu-Sauveur , on peut dire, que l'esprit lessoi-disants D de la foi anima tous les habitants de ces heureuses vallées ; | Ja voix d’un de non-seulement les assemblées nocturnes, les cérémonies n'avait pas ssriléges, les visions diaboliques, si fréquentes auparanblée dite da vent, disparurent tout-à-fait; mais le jeu, qui avait fait
jusque-là une grande partie de leur occupation fut abandonné; deux semaines après; le mariage, qui depuis bien des sièclesigeut-être ne connaissait plus ini unité, ai indisslubilité, fut appelé à sa première institution. Enfin depuis Noël jusqu’à la Purification , le feu du missionnaire fut alimenté, avec tout ce qui restait de l’ancienne médecine.
était beau d'en voir les principaux suppôts, faire de leurs propres mains justice des misérables hochets, dont enfer s'était servi, ou pour tromper leur ignorance, ou our eccréditer ses impostures; aussi dans les longues rées de cette époque, combien furent sacrifiées de nes d'oiseaux, de queues de loups, de pieds de biches,
est de ce no était manifesté
de sabots de chevreuils, de morceaux d'étoffes , d'images les ; de bois, ete., ete., etc. ! Mais que Dieu est bon! A peine tère: le mauvais arbre eût-il été coupé et jeté au feu, que les ou d
bénédictions de la terre s'unissent à celles du ciel, pour la pa récompenser ce sacrifice: les Cœurs-d’Alénes firent une bonk
chasse, telle que de mémoire homme on n’en avait jamais de l'e | i vu: en un seul jour, trois cents chevreuils devinrent pays, | | la proie des chasseurs. plus «
F'EAIl Quelle merveille! dira-t-on; c'était par une belle restes HitRr | neige; oui, mais qui avait fait tomber si à propos pr point parut belle neige? qui lui avait donné ce qu’elle n’a point! par vienne
À . elle-même, assez d’attrait pour inviter les chevreuils à quelqu
une grande promenade? Qui en avait façonné la surface, dent, A de manière à atteindre ce degré de consistance justement srénit fin requis, pour permettre à certains pieds, d'y farre impuné- | centet hi ment ce qu’elle défendait à d’autres?... Qui mit ensuite après 1 F } dans l’esprit des chasseurs chrétiens ce penchant invin- page d Ab) cible à croire, que le bon Dieu avait mêlé du sien dens LS ainsi gr Wh cette affaire ?.… Qui faisait dire aux sauvages des environs: D image d LIEN Il faut convenir, que la médecine de la Robe-Noire‘est DE lement. plus forte que la nôtre, ete., ete.?
: Les deux bons tiers de la peuplade avaient été baptisés : NU PE (il mais pour pouvoir vivre jusqu'à la saison nouvelle, les | | (h diverses tribus avaient été obligées de retourner chacune Ent à dans ses terres... Dansles premiers jours du printemps de 4842, elles se réunirent de nouveau au lieu indiqué, pour la construction d'un village. Déjà ce village, appelé du 1h FH nom de Cœur de Jésus, calqué sur le plan des anciennes en 14 réductions, est tracé sur place; chacun, selon sa force on i ul son industrie, se fait un plaisir, de concourir : }'exveution | de ce qui presse davantage; des arbres s'abattent, des | Hat JE bassins se creurent, des chemins s'ouvrent, des champs | ERIES de publics s’ensemencent, une église s'élève, et, grâce à h | EE (El piété des travai'.eurs, la Semaine S'°, la Fête de Pâques, k | Mois de Marie, l’Ascension, la Pentecôte, mettant sou
és , d'images Jon! A peine feu, que les lu ciel, pour es firent une 1 avait jamais ils devinrent
y” une belle propos n’a point! par * chevreuils à iné la surface, nce justement faire impunéjui mit ensuite nchent invindu sien dans s des environs :
Robe-Noire est
les yeux de ces nouveaux enfants de la foi, ce que les mystères de leur religion peuvent avoir eu de plus pompeux ou de plus touchant, leur persuadent, mieux encore que la parole, que cette même religion ne fait pas mpins le bonheur de cette vie , qu’elle ne tend à assurer la félicité de l'autre. En.un mot, selon l'expression française de ce pays, les choses sont parties pour si bien aller, que l'enfer plus que jamais en est jaloux, et, comme il sent que les restes desa proie sont sur le point de lui échapper, il n'est point d'efforts qu’il ne fasse pour la mieux ressaisir. lei viennent des épreuves; mais post nubila Phœbus, après quelques, dégâts partiels, les divers orages qui se succèédent, n’ont pour dernier résultat qu’une plus grande s#rénité dans l'atmosphère. Sur la fin d'octobre 1844, les cent et quelques familles des Cœurs-d’Alènes se réunissent après leur récolte, pour la troisième fois, dans le voisinage de leur église. À voir leurs petites loges de paille ainsi groupées autour de la Maison de Prière, la touchante image du pélican du désert s’offrit d'autant plus naturellement à l'esprit, que tous les sauvages présents, jeunes et vieux, se réunissaient pour faire ou pour renouveler leur première communion. Environ quinze des plus exempaires avaient déjà eu ce bonheur; tous déjà s’étaient confessés ; un bon nombre, surtoutles j jeunesgens, avaient déjà acquis un certain degré d'instruction; mais celle de la masse et surtoutles vieillards, était loin d'étresuffisante.
Or, pour la compléter, le missionnaire n'avait que le mois denovembre et décembre au plus, jusqu’à l'ouverture de l grande chasse d'hiver, chasse absolument nécessaire à hvie du sauvage. Î faillait donc se hâter et choisir de préférence la méthode d'enseignement la plus abrégée. On
sait que le sauvage, qui a l'œil du lynx, n'oublie presque jamais ce qu'il a vu, et que, lorsqu'il attache à un signe extérieur une idée quelconque, l’idée se présentera tou.
jours à son esprit, pourvu qu'il ne perde pas de vue le
signe. De là, leur prodigiease facilité à parler par gestes, la DR Ent multiplicité des métaphores dans leurs discours et leur a d penchañt à péindre aux yeüx par une ‘sorte d'écriture que hiéroglypliique, ce qui autrement ne serait pas saisi. C'est puri sur ces données que le missionnaire basa-s0n systéme : il prod fitdes images, représentant avec tous leurs attributs, Pune, pure toutes ès vérités qu'on doit croire; l'autre, toutes les preu fautes qu’il faut éviter; la troisième , le Sacrement destiné ll à purifier l'âme; la quatridme enfin, la grande action 3 qu'au laquelle ilsse prépäraient. Ces premièresdispositions dans l'instructeur, une longue baguette en main, et de * l'attention ‘de ses auditeurs sur chacun des points du kr g tableau, dont il tâchait de donner une explication claire, et qu Le radis du procédé dépassa son attente; car ayant fait ont t répéter ce: qu’il avait dit, par ceux qui lui paraissaient les de fai plus sensés, il s'assura qu'ils n'avaient rien perdu des rer à points essentiels ; et, séance tenante, il en fit ses répétiteurs. pluper La première répétition avait lieu immédiatement après plus q l'explication; la seconde se faisait dans les loges; :la troi- méme sième entraït comme elle pouvait, dans là harangue des ne chefs; la quatième ouvrait la séance suivante. Il y avait DS combi anité dans Le plans insistance sur les mêmes points; i & Cor devait y’avoir du progrès, aussi fut-il sensible dès les pre DE ‘norm miérs jours; il contribua à encourager ceux qui en avaient DE deces lé plus grand’ besoin, j'entends, ceux dont la mémoire DE à la f nesecondait pasune tendre piété, Quant à eux, qui avaient BR lient des défants et des qualités contraires, ils ne furent pe DE pré
non plus oubliés > ear la partié morale, qui poùr les: eheé et les vieillards était la plus facile à saisir, était uaturelloment cellé qui se traitait le plus souvent, sit en publie, soit en particulier; et, comme les instructeurs
à l'autorité de la parole, la force dit bon ‘exemple ; il (æn résulta un entrainement si universel, que bon gré malgré, ceux-là mêmes, qui avaient le plus en partage:la puissare d'inertie, furent emportés par le mouvement généril
| Entrainement naturel, dira-t-on, feu de paille! Ce qu'il y a de certain, ce que toute la peuplade a vu, c'est que, grâce à celui qui avait donné à l’eau la vertu de
# rues purifier l’âme de ses enfants , cet entrainement, ce feu ont y systéme: il produit des effets qui assurément ne sont ni forcés, ni jibuts, une, purement naturels, ni éphémères. En voulez-vous des , toutes les preuves ?
nent destiné Il est de fait, par exemble, que, depuis septembre j jusinde-action à qu'au moment où. j'écris ces lignes, il ne s'est pas commis ositions fdites, dans le village duCœur de Jésus, à la connaissance des chefs jen: et des robes-noires, une seule faute qu'on puisse appede ‘points du ler grave; du moins, par ceux qui étaient baptisés; jication claire. é.que ceux qui n'avaient pas encore eu ce bonheur, car ayant fait ont tous fait des instances pour y être admis. I] est ent les de fait, que tous ceux qui s'étant réunis pour se prépaen perdu des rer à leur première communion, l'ont faite; que Ja
plupart ont donné des preuves de dispositions beaucoup plus qu'ordinaires, Ainsi: Quoi de plus extraordinaire, même parmi ce nous appelons en Europe. de bons chrétiens, que l'usage de la confession publique? Or, combien chez les pauvres Cœurs-d'Alènes, qui sont venus sæ confesser publiquement, je ne dirai pas de crimes énormes; non? — de fautes publiques?-—pas même; mais de ces légers manquements qui échappent, sept foislejour, à la fragilité humaine, et cela en des termes qui décélient une douleur vraiment surnaturelle. J'ai vu des maris sæ présenter après leurs é ; des mères après leurs filles ; non pour aggraver les torts que celles-ci s'étaient
mais pour s'accuser eux-mêmes d'y avoir donné lieu, per leur défaut de patience ou de charité. Que d'autres vertus pratiquées, je ne dirai pas des vertus humaines; mais des vertus chrétiennes, telles que l'humilité, lfoi, la charité et toutes celles qui s'y rattachent! Assurément, il en fallait quelque chose de ces vertus, età ces bons vieillards pour se faire écoliers de leurs petits
enfants, et à ces petits enfants, pour se faire les graves et patients précepteurs de leurs vieux pères; et à ces mères de famille, qui, non contentes d’avoir donné à leurs enfants les aliments qu’elles se refusaient à elles-mêmes, passaient de longues soirées, à rompre .le pain de la divine parole, recueilli par elles dans la journée, non-seulement à leurs parentes, à leurs amies, mais encore à des étrangères, avides de les entendre. Il en fallait aussi à ces jeunet, gens plus intelligents que les autres, dont la curiosité natur piquée par l’idée des choses nouvelles qu'ils PR apprendre, se mettait en quelque sorte à la torture pour répéter cent fois, ce qu'ils avaient saisi dès la première; et à ces robustes chasseurs, dont la vie est le mouvement, pour passer des nuits entières à enseigner à des sourds, ce que la Robe-Noire désespérait prrsque de leur füire entendre; et à ces pauvres sourds ou à ces malheureux aveugles, pour venir, chaque jour , les premiers prendre placeauprès duprédicateur, que les uns n’entendaient pas; ou près de.ces tableaux, que les autres ne voyaient pas: et enfin et surtout à ces chefs, vraiment pères et pasteurs de leur peuplade, pour se lever avant le point du jour, quelquefois au milieu de la nuit, par des temps froids ou pluvieux, et se livrer à toute l'ardeur du vrai zèle, afin de réveiller de leur assoupissement les âmes, qui avaient besoin d’être excitées.
Ce zèle avait sa source dans la foi... Comme elle est sim ple, comme elle est pure, comme elle est confiante, comme elle est universelle, la foi du sauvage! Foi dans la vertu des sacrements, foi di la vertu de la prière, foi dans ls signe de la croix , du chapelet, des images, des médailles, de la parole de Dieu, de celle de ses ministres, ete. Jamais le plus léger doute nevient enternirla pureté. Quel intérét d’ailleurs auraient-ils à douter? On leur dit que la bonté divine veut leur bonheur; que la puissance divine peut tout
ce qu'elle veut; que la sagesse divine voit tout, arrange
ALTHANON
SANYTV. a- ë 4 Z:
A-SYUNA4OD SAAI ZARD HAHOD-HUOVS AG NOISSIN
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