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tout pour le bien de ses enfants; qu'ils sont les enfants décide Dieu, ct Île lé croi ; que le sacrement du Baptême remet tous les péchés; que celui de ls Pénitence remet ceux qu'on a commis après le baptême; que celui de l’'Extrêéme-Onction, tout en fortifiant l'âme contre les erreurs de la mort, peut aussi rendre la santé au corps, et ils le croient. Aussi, et pourquoi ne le dirai-je' pas ? leur foi fait-elle des miracles.
J'ai administré le sacrement de l’Extrême-Onction à sept ou huit d’entr'eux. On disait de l'un: il se meurt; de l'autre : elle est morte; et quant à cette dernière, qui me servait d’interprête pour les confessions, sa famille était si bien persuadée que c'en était fait d'elle, que, lorsque: j'entrai dans sa loge, son mari était déjà à faire son oraison funèbre. Or, de toutes ces personnes ou mortes ou mourantes, pas une qui n’ait recouvré uné santé florissante. — Autre exemple, qui montre combien la prière est forte sur le cœur de Dieu. Un matin, je sortais de l'église; on me dit: une telle (qui n’était encore que catéchumène) n'est pas bien. Je réponds: j'irai la voir. Une heure s'était à peine écoulée, la même personne, qui était sa sœur, vient me dire: elle est morte! Inconsolable de cette perte, qui était double, je cours à sa loge, dans l'espérance qu'on se sera trompé; je trouve autour de son corps immobile uné foule de parentes ou d’amies , qui me répètent : elle est morte, il y a longtemps qu’elle ne respire plus. Pour m'assurer du fait, jeme penchevers le corps, et en effet nul signe de vie !.… Je gronde ces bonnes gens de ne m'avoir pas dit plus tôt tout ce qui en était ; j'ajoute: ?ivu veuille me le pardonner ! puis, avec une sorte d'impatience: Mais pries done... Et toutes ces bonnes gens se mettent à prier fort, bien fort. Je me penche une seconde fois vers la prétendue morte et je lui dis: la Robe-Noire est Rà ; veuxtu qu'il te donne le baptême ? Oh! quelle joie! à ce mot de baptême, je vois sa lèvre inférieurs faire un léger mou
vement; après, l’autre y joindre le sien et me donner ainsi la certitude, que j'ai été compris. Elle était instruite, je la baptise; elle s’assied sur sa couche funèbre, fait le signe de la croix... et aujourd’hui, elle est à la chasse, bien persuadée qu’elle a été morte.
Quelques jours après, un homme que j'avais baptisé récemment, vient me dire: « Père, ma petite fille va mourir: tous les remèdes, que tu lui as donnés, n'ont rien fait; elle ne veut plus prendre le sein de sa mère. — A-t-elle une médaille, ta petite fille? — Non. — Ti
voilà une; tu la lui mettras au cou et tu. prieras comme cela... Le pauvre père de l'enfant qui se meurt, fait comme il est dit: la petite reprend le sein de sa mère, s'endort d’un sommeil, paisible, et, le lendemain, à la question: comment se porte ta petite? Remi, (c'était le pe du père) répond: Elle est bien.
’aiparlé de leur grande confiance dans le signe de la en et, il faut le dire, cette confiance n’est pas aveugle, depuis surtout qu'ils voient de leurs yeux la puissance, que la croix exerce sur leurs terres. Non-seulement, ils le font au commencement et à la fin de leurs prières et de leurs principales actions, mais encore est-il question de
umer le calumet, ils ne le porteront pas.à la bouche, qu'il n'ait été sanctifié par lesigne de la croix; se penchentis sur un ruisseau, pour étancher leur soif, leur main semble se refuser à faire d'abord autre chose que le signe de la croix. Leur donnesz-vous la permission de regarder les images de votre bréviaire, avant de: satisfaire leur pieuse curiosité, ils feront le signe de la croix; faitesvous le signe de la croix pendant la récitation de votre office, ceux qui en sont témoins le répèteront après vous, s'ils ne le font pas en même temps. On leur a dit, que le plus petit enfant armé du signe de la croix est plus fort, que tous les démons ensemble; aussi, à peine les leurs savent-ils balbutier quelques mots, que déjà on leur fait
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