‹ Missions de l'Orégon et voyages dans les Montagnes Rocheuses en 1845 et 1846 [microforme]Chapitre 106 sur 108 · CE · texte numérisé non relu

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comme eux, les traditions primitives du genre humain, antérieures à sa dispersion ; et la même crigine du langage. {Voyez n° 5, 6 et 9.)

2% conclusion. — Ils descendent, pour la plus grande partie, de différents peuples Asiatiques, auxquels se sont mêlées des colonies, venues de diverses âutres contrées de l’ancien continent.

eu lieu à des temps divers, et il est impossible de déterminer à quelle époque et de quelle contrée l'Amérique a reçu ses premiers habitants ; les monuments historiques ne remontant que jusqu'au sixième siècle, alors que le Mexique était déjà occupé par des peuples très civilisés.

Le conclusion. — Des peuples de l'ancien continent, non seulement des Asiatiques, mais aussi des Européens, avaient connu et visité l'Amérique avant la découverte de Christophe Colomb, en 1492. Lord Kingsborough {Les Antiquités de Mexico, vol. VI, p. 232, 409, 420, etc.) cite des monuments pour prouver que les juifs d’abord, ct ensuite les chrétiens, ont colonisé l'Amérique. En 1306, selon Muratori, le bois du Brésil payait un droit aux portes de Modène; la carte d’Andrea Bianco, dressée en 1436 et conservée à la Bibliothèque de Venise, place dans lAtlantique une île sous le nom Brasila. (Wiseman Disé, 2, p. 138.) Les traditions des Américains sur l’arrivée de Manco-Capac, fondateur de la Gynastie des Incas; les souvenirs historiques des Norwégiens et des Scan-

3e conclusion. — Ces migrations des peuples ont

dinaves, remontant jusqu’au dixième siècle (N° 8), constatent aussi, entre les deux hémisphères, d'anciens rapports dont le souvenir était effacé du temps de la dernière découverte de l’Amérique.

Couclusion finale. — Les sauvages de l’Amérique sont donc aussi nos frères; ils descendent aussi d'Adam, le père commun de toutes les nations; eux aussi ont été rachetés par le sang de Jésus-Christ ; ils ont donc comme nous un droit à l'héritage céleste : motifs suffisants pour nous encourager à travaillèr de toutes nos forces à les civiliser, à les faire entrer dans le bercail de Jésus-Christ, et à leur procu-

rer ainsi l’unique moyen de parvenir au salut.

Nora. — Le mot buffle, que l’on rencontre dans tout 1 ma le corps de l'ouvrage, est la traduction exacte et littérale N du mot anglais buffalo. Cependant le bulle de l’'Améri- gin que du Nord n’est autre chose que le bison. Ce deraier me

mot existe dans la langue anglaise, mais les Américains s’en servent rarement. 11 paralt qu’il y a cependant deux ! espèces de vaches ; l’une indigène, l’autre d’origine afri- sel caine. La première devrait être appelée bison en anglais

| | la comme en français, mais ce nom n’a pas prévalu. Cet animal, quelle que soit son origine, est indistinctement ap- qu pelé buffalo par les Américains, soit qu'ils parlent anglais € re:

ou français. G’est le motif qui nous a fait préférer le mot buflie à celui de bison. qu

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