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trayantes, burlesques et sublimes se présente simultanément à votre regard; et pour peu que votre imawination vienne à votre aide, vousvoyezs'élever devant vos yeux étonnés les châteaux du moyen âge avec leurs tours rangées en bataille, des forteresses avec leurs remparts et leurs bastions, des palais avec leurs dômes, et enfin des cathédrales avec leurs flèches élancées.
En arrivant aux deux lacs je les vis couverts d’une foule d'oiseaux aquatiques, poules d'eau, canards. cormorans, outardes, grues et cygnes; tandis que sous l’eau tranquille se trouvaient une foule de saumons dans un état d’épuisement. A l’entrée du second lac, dans un endroit bas et étroit, je les vis passer en grand nombre avec les blessures que leur avait occasionnées leur long pélerinage à travers les rapides, les cataractes, les vallées et les cascades; ils continuent cette procession non interrompue pendant des semaines et des mois.
Si j'affirmais que le saumon est d'humeur querelleuse on me croirait à peine : je fus cependant témoin des morsures aiguës et vindicatives qu’ils se font mutuellement. Ces deux lacs sont une tombe immense, car ces poissons y meurent en telle quantité qu'ils infectent tout le pays environnant. En l'absence de l'homme, l'ours gris et noir, le loup, l’aigle et le vautour s’assemblent en foule dans cette saison de l'année. Ils pêchent leur proie sur les bords de la rivière et à l'entrée des lacs : leurs griffes, leurs dents et leurs becs leur servent d’hamecons et de dards.