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ra premiers qui s’avancèrent pour les déloger furent tant à plus PA repoussés plusieurs fois; mais les Pieds-Noirs eurent
cherche de F4 sept hommes tués et quinze blessés. Le manque de
1 munition mit à la fin ceux-ci à la merci des Crees, qui
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facilement s ‘échapper à la faveur de la nuit, mais le “partisan, ou commandant Pied-Noir , homme intrépide, résolut de résister à cette formidable armée.
ivec l'aide de leurs poignards ils se firent une retraite
ges, Je Vais BA ans laquelle ils se retranchèrent.
Le lendemain matin, à la pointe du jour, les huit
(aillèrent leurs ennemis en pièces. Le premier enga-
“ gement jeta les vainqueurs dans la consternation , car deux aussi comptaient sept hommes tués et quinze | ble «. ts débandèrent les yeux de la jeune héroïne, “et les Manitous qu'ils avaient crus si propices, étant
maintenant réputés défavorables à leurs projets guer-
2 ricrs, les combattants se dispersèrent en toute hâte,
en prenant les chemins les plus courts pour retourner chez eux.
Les Crees ont de singuliers usages qu'on ne voit
: pas chez d’autres nations. Ils barbouillent le visage | des guerriers qui ont succombé dans le combat, les | parent de leurs ornements les plus riches, et les ex- | posent dans les lieux les plus éminents pour qu'ils puissent être vus de leurs ennemis. Ils placent à côté | d'eux leurs fusils, leurs arcs et leurs flèches, pour
faire voir que leur mort ñe leur cause aucune douleur; et ils agissent ainsi pour que ces cadavres soient mis en pièces, occasion qu'un ennemi ne laissé jamais
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réalisation de ses vœux les plus chers. Les autres na. tions, au contraire, emportent et cachent leurs morts pour les soustraire à la rapacité et aux insultes (k
pied des Montagnes-Rocheuses.
C’est aussi la nation médicale par excellence. Tow|
prétendent être jongleurs, et mettent leurs remède
et leur charlatanisme à un haut prix. A cause de’cet Ba attachement à leurs vieilles et superstitieuses prati. PA leurs su ques et du grand profit qu'ils en retirent, la sementt|
de la parole divine est tombée jusqu'ici sur un sl} ”
stérile. Un adroit imposteur, qui a été baptisé, et qui
passe chez eux pour un grand médecin, n’a pas peik
contribué à retenir cette nation dans une ignorante obstinée qui lui fait préférer les ténèbres du paginisme à la bienfaisante lumière de l'Évangile. 11 tomba un jour dans une espèce de léthargie qui fit croire qu'il était mort; mais il revint bientôt à lui, rassembli ses adeptes, et leur raconta l’histoire suivante :
« À peine étais-je mort, que j’allai dans le paradis des blancs ou des chrétiens, qui est la demeure du Grand-Esprit et de Jésus-Christ, mais on m'en refusi
échapper, et qu'un guerrier Cree regarde comme Li l'entr(
1 alors
leurs ennemis, et celles regardent comme un gran les P déshonneur d’être taillées en pièces, même après |: . mort. Les Crees et les Sauteux sont alliés et con:k tractent des maïiages réciproques qui unissent «h confondent en quelque sorte ces deux peuples. La derniers forment la nation la plus nombreuse et | plus répandue de cette partie de l'Amérique. Ikp4
s'étendent depuis les confins du Bas-Canada jusqu'uk
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