‹ Missions de l'Orégon et voyages dans les Montagnes Rocheuses en 1845 et 1846 [microforme]Chapitre 47 sur 108 · RÉVÉREND PÈRE · texte numérisé non relu

RÉVÉREND PÈRE

Durant mon séjour au fort Vancouver, je bay tisai plus de soixante personnes, pendant le cou d’une dangereuse maladie qui désola le pays. L plupart de ceux qui recurent le baptême moun rent avec toutes les marques d’une sincère co version. Le 27 juillet, je baptissi neuf enfants au fo Okinagane; ceux du chef des Sioushwaps étaient ( nombre. Il parut extrêmement heureux de voir u robe noire se diriger vers son pays. Le 29 je quiti Okinagane, et suivis la Compagnie. Chaque nuit } priais avec les blancs et les Indiens. Chemin faisi je vis venir à moi trois vieillards, qui me demant rent instamment « d’avoir pitié d'eux et de les pren rer pour le ciel, » Les ayant instruits des devoirs des principes de la religion et de la nécessité du bi têrne, je leur administrai, ainsi qu’à quarante-six fants de la même tribu, le sacrement de la régénéri tion, qu'ils semblaient désirer avec tant d’ardeur.

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Le 11 août, une tribu d'Indiens, résidant aux environs du lac Supérieur sur la rivière Thompson, vint à

ma rencontre. Ils me témoignèrent un attachement

filial et sincère. Ils me suivirent pendant plusieurs jours pour entendre mes instructions, et ne partirent qu'après m'avoir fait promettre que je reviendrais dans le cours de l'automne ou de l'hiver suivant, pouf leur faire connaître la bonne nouvelle du salut.

Au fort de Sioushwaps, je reçus une visite de tous les chefs, qui me félicitèrent sur mon heureuse arrivée parmi eux. Ils élevèrent une grande cabine qui devait servir d'église et de lieu de réunion pour les instructions pendant mon séjour. Je baptisai douze de leurs enfants. Je fus obligé, quand la pêche du saumon commenca, de me séparer pour quelques mois de ces chers Indiens, et de continuer ma route pour la Nouvelle-Calédonie.

J'arrivai au fort Alexandrie le Toutes les tribus que je rencontrais me manifestérent la même joie et la même amitié. À mon grand étonnement je trouvai au fort une espèce d'église. J'y retournai et y restai un mois occupé à tous de notre saint ministère, Les Canadiens accomplirent leurs devoirs religieux. Je bénis plusieurs mariages, et donnai la sainte communion à un grand nombre d'enfants; quarante-sept adultes reçurent le baptême, Le 2 septembre je remontai la rivière Frazer, el, après un dangereux voyage, j'arrivai le 12 au fort George, où la même joie et la même affection de la part des Indiens m'étaient réservées; cinquante In-

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