‹ Missions de l'Orégon et voyages dans les Montagnes Rocheuses en 1845 et 1846 [microforme]Chapitre 46 sur 108 · ATA · texte numérisé non relu

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graines et racines qui, je n’en doute pas, prospére. ront dans leur pays; ce sera une grande ressour:

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dans ces crevasses. J’ignore l’origine et la cause ( cet usage. |

L'embouchure de la rivière Mc-Gilyray ou Flat Ë Bow, est près de l'issue du lac inférieur. Elle présent une belle situation pour l'établissement d’une rédu:-h tion ou mission, et j'ai déjà désigné le site qui convie drait pour la construction d’une église. A envirol

vingt milles plus bas, nous passâmes le Flat-Head oi rivière de Clark, qui paie un fort tribut au Colombi. Ces deux belles rivières tirent une grande partie de leurs eaux de la même chaîne’ des Montagnes-Ro cheuses, qui alimente un grand nombre de fourche de la branche sud du Sascatshawin et du Missouri

À une distance d’environ trente milles de leur jont: tion avec le Colombia, elles sont obstruées par de chutes et des rapides insurmontables. Parmi les non breux lacs qu'anit la rivière Fiat-Head, trois sl surtout remarquables; fs ont trente à quarante mille de long sur quatre à six de large. Le lac 'Flat-Hea

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tance de plus de cent milles, dans la direction du nord-ouest et traversant la plus délicieuse vallée. Elle est grossie par des torrents considérables, qui viennent d'un groupe de montagnes lié immédiatement à la chaîne principale dans laquelle se trouvent un grand nombre de lacs. La fourche de Clark passe à travers le lac Kalispel. Le lac Roothaan est situé dans les montagnes de Pend-d’Oreille et de Flat-Bow, et se décharge par la rivière Black-Gown dans celle de Clark à vingt milles au dessous du lac Kalispel.

La rivière de Marie ou Bitterroot, qui vient du sudest, est le plus grand tributaire de la fourche de Clark et la principale résidence des Têtes-Plates. Le poisson, et particulièrement la truite, abondent dans toutes ces eaux. Il paraît, d’après les cartes, qu’on connait peu la topographie de la tête de Clark’s Fork, car la branche sud-est de la rivière Sainte-Marie n'est qu’un faible tributaire en comparaison du principal affluent qui vient du nord-ouest, et qui passe à travers le grand lac Flat-Head. Notre barque fut en grand danger dans la Dalle, à quelques milles au dessus de Colville. Je la quittai, préférant aller à pied pour éviter ce dangereux passage. Les jeunes bateliers, malgré mes observations, crurent qu'ils pourraient le franchir sans péril. Un tournant les arrêta subitement et menaça de les ensevelir dans ses eaux furieuses. Ils redoublèrent en vain d'efforts; je les vis emportés par une force irrésistible vers le milieu du gouffre. L'avant du bateau descendait déjà dans l’abime et se remplissait d'eau. J'étais à genoux

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sur le rocher qui dominait cet effrayant spectacle. entouré de plusieurs Indiens; nous priâmes le ciel de venir au secours de nos pauvres camarades. Ik semblaient évidemment perdus, lorsque le gouffre les rejeta lentement de son sein, comme s’il abandonnait à regret une proie qui lui appartenait. Nous remerciâmes du fond du cœur le Tout-Puissant de les avoir délivrés d'un danger si immineni.

A partir de l'issue du lac inférieur du Colombi: jusqu’au fort Colville, l'aspect du pays est excessivement pittoresque et intéressant. Toute la section des deux côtés de la rivière est bien fournie de ruisseau et de courants; la terre, quoique assez légère, se couvre de beaux herbages; les montagnes ne sont pas hautes; les forêts sont praticables; les terres basses présentent çà et là de beaux bosquets; enfin la surface du sol produit un gazon touffu et abondar:t. Vers la fin du mois de mai, j'arrivai au fort Colville; je trouvai que la nation de Shuyelphi ou de Kettle Fall avait déjà été baptisée par le R. P. Hoecken, qui avait continué de les instruire après mon départ du mois d'août de l’année dernière. Ils avaient bâti, à ma grande surprise, une sorte de petite église, qui fut d’autant plus belle et agréable à mes yeux qu'elle était leur premier essai d'architecture et l'ouvrage exclusif des Indiens. Fiers de leur œuvre, ils me conduisirent comme en triomphe à l’humble et nouveau temple du Seigneur, où j’offris l'auguste sacrifice des autels en faveur de ce bon peuple, et pour lui obtenir la persévérance dans la foi.

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L'arrivée du bon P. Nobili à Colville nous remplit

| Je joie et de consolation. Il avait fait une excursion L de missionnaire dans la plus grande partie de la Nou- À jelle-Calédonie, Partout les Indiens le recurent à : bras ouverts, et s'empressèrent de lui apporter leurs | petits enfants à baptiser. Je joins à cette lettre un extrait de la sienne, qui vous donnera une esquisse de

son voyage et des baptêmes qu'il a conférés.

Après une retraite de huit jours à la réduction de

Saint-Ignace, et un mois de repos et de préparation

our une seconde expédition, il retourna avec une erveur et un zèle nouveaux à ses chers Calédoniens, accompagné de plusieurs collaborateurs, et muni l'une douzaine de chevaux chargés d'outils de labousreur et de charpentier.

Pour prouver ma sincère reconnaissance, et ne pas

hous laisser ignorer que nous avons des amis et des

ienfaiteurs dans l’Orégon, je dois dire ici à votre évérence, que le P. Nobili et moi avons reçu, penant notre séjour au fort Colville, la plus aimable ospitalité,. Je n’oublierai jamais la bonté de l’honoable M. Lewes et de sa famille.

| Les attentions qu’on a eues pour le P. Nobili dans »s postes commerçants de la Nouvelle-Calédonie nt au dessus de toute expression. Le commodore Nilkes a dit, avec infiniment de vérité : « Que la libéalité et l'hospitalité de tous les messieurs de l'honoable Compagnie de la baie d'Hudson sont proveriales, » Nous en avons fait l'expérience, et nous a tnouvelons en toute occasion,

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