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de terres labourables. Les irrigations par des moyens naturels ou artificiels sont absolument nécessaires à la culture du sol, à cause des sécheresses que cause en ce pays le long été, qui commence en avril et ne finit qu'en octobre. Cette difficulté toutefois pourrait être aisément vaincue, si le pays était bien peuplé, car les ruisseaux et les rivières abondent ici.
Ces remarques s'appliquent également aux vallées contiguës à Sainte-Marie; leur aspect générai n'offre que de légères différences dans la hauteur des mortagnes, dans les dimensions co.cssales des rochers ou dans la vaste étendue des plaines. Après ce que j'ai dit dans mes premières lettres au sujet de la religion. il me reste »eu de chose à ajouter qui y ait un rapport direct; mais vous apprendrez avec plaisir que les améliorations opérées dans le village de Flat-Head, offrent aux missionnaires qui y sont stationnés, de grandes facilités pour poursuivre de plus en pius le grand objet de leurs désirs, à savoir le bonheur éternel de çes pauvres tribus Indiennes, plongées dans l'ignorance et placées à une si grande distance de son influence immédiate, Le village est maintenant le centre d'attraction de tout le voisinage et de beaucoup de tribus éloignées. Le missionnaire profite toujours de ces visites accidentelles pour annoncer la bonr’ nouvelle du salut. Au nombre des derniers visiteurs se trouvaient le grand chef des Indiens Snake, suivi de sa troupe de guerriers , les Banax et les Nez-Percés conduits par plusieurs de leurs chefs ; il y avait même un grand nombre de Pieds-Noirs. En outre, j'y vis
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presque toute la tribu des Pendants-d'Oreilles appartenant à la station de Saint-François Borgia qui revenait de la grande chasse. Ces derniers en particulier, dont je baptisai la*plus grande partie l'année dernière, rivalisaient de zèle avec les Flat-Heads pour la pratique de leurs devoirs religieux.
Après la fête de Pâques, l'abondance des provisions qui étaient dans les greniers et les celliers du village, permit au ministre d'inviter tous les visiteurs présents à un festin composé Ge pommes de terre, de panais, de navets, de betteraves, de haricots, de pois | et d'une grande variété de mets dont la plupart des
conviés n'avaient jamais goûté, Parmi les produits de l'industrie qu'ils doivent principalement au talent et | aux soins de leur pasteur actuel, le P. Mengarini, je ne dois pas oublier de mentionner une sorte de sucre | qu'on extrait de la pomme de terre.
Passons maintenant à la condition améliorée des peuples eux-mêmes. La polygamie ou plutôt une union plus dissolue encore, s'il est possible, est maintenant, grâce à Dieu, entièrement abolie parmi nos Indiens nouvellement convertis; c'est à cette réforme qu'est dù, sans contredit, l'accroissement de la popu-
ation, L’abandon criminel des pauvres nouveau-nés, le renvoi capricieux de la femme et des enfants, la facile effusion du sang humain, ne sont plus connus parmi eux. Nos sentiments ne sont plus blessés par le brutal usage dont jadis nous fûmes si souvent témoins, qui permettait à un père de considérer un cheval comme l’équivalent de sa fille et de donner
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