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tion. Les Têtes-Plates se campèrent dans le voisinage des Crows, dans le dessein de renouveler les conditions de la paix, si ces derniers s’y sentaient disposés.
Les Crows, apercevant dans le camp réuni les Nez- Percés et les Pieds-Noirs, avec lesquels ils étaient en guerre, et connaissant leur supériorité en nombre et en force corporelle (ce sont les plus robustes des Indiens), se précipitèrent sur leur camp comme un torrent, avec l'intention évidente de provoquer un combat, et non de faire des propositions de paix. Les calmes remontrances des Têtes-Plates, et les sages avertissements de leur chef, ne produisirent aucun effet sur la troupe furieuse et mutinée des Crows.
Si une lutte se fut engagée en ce moment, il est probable que tout le camp réuni aurait été massacré dans ce combat, pour lequel Les Crows s'étaient évidemment préparés, en venant avec des fusils chargés et d'autres armes de destruction, pendant que les Têtes- Plates et les autres étaient totalement dépourvus de moyens de défense.
En ce moment critique se présentèrent heureusement, je puis vraiment dire providentiellement, mon interprète Gabriel et un Pendant-d’'Oreille nommé Charles, qui, pénétrant tout essoufflés dans le camp agité, annoncèrent l’arrivée de la Robe-Noire qui les avaient visités il y a quatre ans.
Is s’attendaient à voir la scène de désordre dont ils furent témoins ; car comme nous voyagions pour rejoindre le camp des Têtes-Plates au lieu désigné pour leur entrevue avec les Crows, nous ne doutâmes
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pas, d’après les traces de leurs campements itrinaliers, que quelques Pieds-Noirs et Pendants-d treitics étaient avec les Têtes-Plates.
Craignant qu'une collision ne fût le résultat de l'entrevue, je dépêchai en toute diligence Gabriel et Charles pour annoncer mon arrivée. Ils exécutèrent parfaitement ma commission. Is galopèrent pendant tout ün jour et une nuit, et parcoururent, en ce court intervalle de temps, une distance que le camp mit quatorze jours à franchir. Cetté nouvelle excita les chefs des Crows à faire un énergique exercice de
eur autorité. Ils saisirent les premières armes qui
leur tombèrent sous la main, et renforcèrent ainsi le poids de leurs arguments, aussi longtemps qu’il resta dans le camp réuni un derrière sur lequel on pût infliger une correction.
Cette séparation forcée, quoiqu'elle eût calmé pour le moment l’effervescence des assaillants, ne pouvait pas être de longue durée. Il ne fallait qu'une étincelle pour rallumer leurs dispositions hostiles, et faire éclater une guerre ouverte. Le lendemain, comme pour provoquer un engagement, les Crows mécontents volèrent trente chevaux aux Têtes-Plates. Deux personnes innocentes furent malheureusement accusées de ce crime et punies. L'erreur ayant été découverte, on en fit amende honorable; mais ce fut en vain,
Les Têtes-Plates, se trouvant dans une situation dangereuse, prirent des précautions et employèrent l'intervalle de paix à fortifier leur camp, à mettre
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