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le ciel de les aider dans cette lutte si inégale.
Pleins de confiance dans le succès, ils se relevèrent en présence de leurs ennemis, et engagèrent lecombat, qui dura cinq jours. Les Pieds-Noirs furent défaits et laissèrent quatre-vingts guerriers sur le champ de bataille ; tandis que les Têtes-Plates et les Pendantsd'Oreilles ne perdirent qu’un seul homme, qui encore ne mourut que quatre mois après le combat, et après avoir eu le bonheur de recevoir le baptême la veille de sa mort. |
En 1842, quatre Pendants-d’Oreilles et un Cœur- Pointu, furent rencontrés et attaqués immédiatement par un parti de Pieds-Noirs; dès le début du combat, les Pieds-Noirs eurent à déplorer la perte de leur chef. Éveillé par le bruit de la mousqueterie, le camp des Pendant-d’Oreilles accourut, et mit complétement l'ennemi en déroute sans perdre un seul homme. Leur salut eut cela de remarquable, c’est qu’en se précipitant sur les retranchements des Pieds-Noirs, ils eurent à essuyer une décharge de coups de fusil.
Les Têtes-Plates furent de nouveau attaqués, pendant la chasse de l'hiver de 1845, par un parti de Banax qui, bien que trois fois supérieurs en nombre, furent mis en fuite après avoir perdu trois des leurs. Les Têtes-Plates reconnaissent que les Banax sont les plus braves de leurs ennemis ; cependant cela ne les empêcha pas, quoiqu’ils ne fussent qu'au nombre de sept, de. combattre tout un village de ces derniers qui avaient témérairement violé les lois de l’hospitalité,.
Pendant la chasse d’été de la même année, les
camps réunis des Têtes-Pla'es et des Pendants-d'Oreilles, provoqués p:r leurs enneriis, n’hésitèrent pas un instant à lutter contre une troupe de Pieds-Noirs quatre fois plus nombreuse que la leur, Mais ceux: ci, craignant la « médecine des Robes-Noires, » Ss’'enbusquèrent tout autour de leurs ennemis pour évite: d'en venir à une bataille rangée. Les premiers, apercevant ce stratagème, firent semblant de prendre là fuite, afin d'attirer les Pic@s-Noirs dans li plaine, Le piége réussit; les Têtes-Plates et les Pendants-d'Oreilles se retournant tout à coup, les attaquèrent ei les repoussèrent avec une perte considérable; dans l'ardeur de leur poursuite, ils chassèrent l'ennemi devant eux, comme ils auraient fait d’un troupes de buflles. Vingt-trois guerriers Pieds-Noirs furen trouvés morts sur le théâtre du combat, tandis que les Pendants-d’Oreilles ne perdirent que trois hommes. et les Têtes-Plates, un.
Je terminerai cette esquisse des exploits guerriers des Indiens, qui prouvent d’une manière si évidente
la protection du ciel, par le récit d’un engagement E
qui fut l’occasion de ma première entrevue avec les sen
Pieds-Noirs, et qui, par ses conséquences, contribui intc
beaucoup à la réception favorable qu'ils me firent D Ch:
Je crois que cette narration un peu détaillée ne sera D agi
pas entièrement dénuée d'intérêt. ‘ | ava
En 1846, pendant une des grandes excursions de l
À chasse, le camp des Têtes-Plates fut renforcé par ils | À! trente loges de Nez-Percés, et par une douzaine de rejc