‹ Missions des Jésuites en Russie et dans l'Archipel GrecChapitre 10 sur 30 · EN AMÉRIQUE · texte numérisé non relu

EN AMÉRIQUE

Astrakhan, le 7 août 1807.

Mon Révérend Père, (1)

Je suis encore au même endroit. Le P. Fournier est venu nous assister, quoique bien âgé. Le P. Survn est venu prendre la place du P. Woyszwillo, lequel est allé à Mozdok avec le P. Gilles Henry et un Frère, Henry sçait déjà l'arménienne. J'apprends la langue tartare et la turque, qui ne diffèrent pas beaucoup. Plusieurs des Nôtres ne parlent point d'autres langues; c'est la langue générale de toute l'Asie, car s'ils parlent d'autres langues, ils scavent toujours celle-ci aussi. Nous nous servons de beaucoup de leurs mots dans V arménienne d'Astrakhan. Je sais déjà assez pour commencer à jargonner.

(1) Nousavons laissé toutes les lettres de ce Document dans leur français natif, comme le demandait la fidélité historique; mais il est peut-être bon de le rappeler à l'occasion de cette lettre, où la correction du style et l'accord des mots laissent à désirer.

A la suite de cette lettre, nous donnons un fragment extrait de la correspondance de M. Peemans de Louvain avec le P. Nerinckx, missionnaire au Kentucky: fragment joint à la lettre précédente.

Dieu est grandement miséricordieux envers notre peuple, lequel commence à goûter la fréquentation des Sacrements. Depuis sept à huit mois, une peste rode continuellement dans notre ville et aux environs sans faire grand ravage , et, grâce au Seigneur , notre peuple n'a pas été atteint jusqu'à présent.

Je n'ai pu écrire plus tôt, car nom avons tous dû prêter serment de n'avoir aucune communication avec la France et les pays qui leur sont soumis, etc.

Wouters et Beschter, qui sont arrivés à Baitimoie, vous remettront les livres, ornements, etc.

Louvain, 15 janvier 1806.

Les missions de la Compagnie de Jésus fructifient beaucoup dans le Saratow. Le jeune P. Malevé, natif de Brabant et ci-devant vicaire à Jodoig ne, est à Astrakhan depuis le mois de février 1805. Il parle déjà, confesse et prêche en arménien à ravir. Il est là avec un ancien Jésuite son supérieur, et confesse aussi en polonais.

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