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Voir M. (iarneau, tome I, liv. v, clinp. 2 et

saient tout le bien que ces hommes apostoliques pouvaient faire? Du reste, la Cour en jugea au fond comme les missionnaires. M. de Seignelay, répondant à la demande que faisaient les Jésuites de continuer leurs Missions dans les pays éloignés, écrivait de la part du roi à M. de Frontenac que, bien qu'il doive engager les Jésuites à s'appliquer à ce qui est proche, et à attirer les Sauvages à la vie civile. Sa Majesté n'estime pas, toutefois, que ces bons Pérès doivent être géhennes dans leurs fonctions '. »

De plus, dans la même lettre, et comme pour répondre à tout ce que M. de Frontenac reprochait aux missionnaires, le ministre se contentait de lui dire en deux mots : « Pour ce qui est des Jésuites, Sa Majesté se remet de ses intentions à ce qu'elle vous a assigné avant votre départ '^. » Or, on se rappelle que , dans les Instructious données alors par le roi à M. de Frontenac, on insistait beaucoup sur les services rendus à la Colonie par les missionnaires de la Compagnie, et on recommandait au nouveau gouverneur d'avoir beaucoup de considération pour eux. Et cependant, dans la lettre à laquelle on donnait une réponse aussi significative, M. de Frontehac a\ ait pris à tâche d'exagérer le grand pouvoir que les Jésuites exerçaient iiur le clergé et par le clergé sur tout le gouvernement du Canada. Voici comment il exprimait son grief : « 11 y a une autre chose qui me déplaît , c'est, l'entière dépendance dans laquelle les prêtres du séminaire de Québec et le grand vicaire de l'évèque sont pour les PP. Jésuites ; car ils ne font pas la moindre chose sans leur ordre, ce qui fait qu'indirectement ils sont les maîtres de ce qui regarde le spirituel, qui, comme vous le savez, est une grande machine pour remuer tout le reste. Ils ont même, si je ne me trompe, gagné le gardien des Récollets, qui n'a plus que trois ou quatre religieux dans son couvent!!... »

Plus loin, M. de Frontenac se plaint de l'ascendant que les Jésuites ont sur quelques membres du Conseil ; il nomme entre autres M. de Villeray . « M. de Villeray, dit-il, est un

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