Documents pontiques
Les archives secrètes de Mithridate, conservées au Château-Neuf (Kaivbv cppoupi'ov) (1), tombèrent entre les mains de Pompée en 65 av. J.-C. Parmi les documents qu'elles renfermaient et qui présentaient surtout un intérêt psychologique, Plutarque cite {Vie de Pompée, c. 37), sans doute d'après Théophane , des Mémoires secrets (u7ro(jivvi(jiaTa) de Mithridate , où Ton apprenait, par exemple, qu'il avait fait empoisonner son fils Ariarathe et Alcée de Sardes; — des clefs de songes (de Mithridate et do ses femmes) ; — une correspondance licencieuse échangée entre Mithridate et Monime. Théophane mentionnait encore une lettre de Rutilius, exhortant Mithridate au massacre des Romains établis en Asie ; mais, dit Plutarque , la plupart des historiens , ol TcXsîaToi (c'est-à-dire probablement Timagène et Tite-Live), considéraient ce document comme un faux, méchamment inventé par Théophane qui poursuivait en Rutilius l'ennemi du père de Pompée.
A ces documents il faut ajouter :
1" Une liasse de sentences capitales toutes préparées , une entre autres pour Métrodore de Scepsis (Plutarque, Pomp. 22).
2" Un recueil de documents médicaux et de recettes pharmaceutiques, où se trouvait notamment la formule du célèbre antidote royal , écrite et commentée de la propre main de Mithridate [peculiari commentario ipsius manu, Pline XXIII, 8, 149). Pompée fit traduire en latin et publier ce précieux dossier par son affranchi, Pompeius Lenaeus (Pline XXV, 2, 7) (2).