‹ Mithridate, tragedie de RacineChapitre 100 sur 107 · SCENE V · texte numérisé non relu

SCENE V

PHEDRE, seule .

Il sort.... Quelle nouvelle a frappé mon oreille? Quel feu mal étouffé dans mon cœur se réveille? Quel coup de foudre, o Ciel ! et quel funeste avis!

Je volois toute cnrierc au secours de son fils;

Et, m’arrachant des bras d’Œnone épouvantée.

Je cédois au remords dont j’étois tourmentée.

Qui sait même où m’alloir porter ce repentir ? Peut-être . à m’accuser j’aurois pu consentir. Peut-être , si la voix ne m’eût été coupée , J.’affrcuse vérité me seroit échappée....

Hippolyte est sensible , et ne sent rien pour mol ! Aricie a son coeur ! Arîcic a sa foi i....

Ah ! Dieux î lorsqu’à mes voeux l’ingrat inexorable S’armoit d’un œil si fier, d’un front si redoutable. Je pensois qu’à l’amour son cœur toujours fermé. Fût contre tout mon sexe également armé.

Une autre , cependant, a fléchi son audace.

Devant scs yeux cruels une autre a trouvé grâce* Peut-être a-t-il un cœur facile à s’attendrir.

Je suis le seul objet qu’il ne sauroit souffrir...

Et je me chargerons du soin de ie défendre i

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