SCENE VI
Seigneur , tous vos soldats ne veulent plus partir» Pharnace les retient , Pharnace leur révélé Que vous cherche* à Rome une guerre nouvelle.
Pliarnace ?
Il a séduit scs Gardes les premiers-.
Et le seul nom de Rome étonne les plus fiers.
De mille affreux périls ils se forment l’image.
Les uns avec transport embrassent le rivage;
Les autres, qui partoient, s’élancent dans les flots» Ou présentent leurs dards aux yeux des matelots.
Le désoidre est par-tout; et» loin de nous entendre*
11$ demandent la paix , et parlent de sc rendre.
Pharnace est à leur têtç, et, flattant leur* souhaits. De la part des Romains , il leur promet la paix.
Mithridatx.
Ah ! le traître !... Courez ; qu’on appelle son frere : Qu’il me suive, qu’il vienne au secours de son pere.
Ariite.
J’ignore son dessein; mais un soudain transport l’a déjà fait descendre et courir vers le port ;
It l’on dit que, suivi d’un gros d’amis fidèles.
On l’a vu se mêler au milieu des rebelles.
C’est tout ce que j’en sais.
' Ah! qu’est-ce que j’entends!...
( A part. }
Perfides ! ma vengeance a tardé trop long-tcms.
Mais je ne vous crains point!... Malgré leur insolence, Les mutins n’oseroient soutenir ma présence.
Je ne veux que les voir-, je ne veux qu’à leurs yeux Immoler de ma main deux fils audacieux J