‹ Mithridate, tragedie de RacineChapitre 57 sur 107 · A C H ILLE · texte numérisé non relu

A C H ILLE

Eh ! que prétend de moi votre injuste prière ?

Vous faudra-t-il toujours combattre la première ?

Clytemnestre, à Iphigénie.

Quel est votre dessein, ma fille?

Iphigénie.

au nom des Dieux,

Madame , retenez un amant furieux !

De ce triste entretien détournons les approches....

( A Achille. )

Seigneur, trop d’amertume aigriroit vos reproches.

Je sais jusqu’où s’emporte un amant irrité î Et mon perc est jaloux de son autorité.

On ne connoît que trop la fierté des Atrides!

Laissez parler , Seigneur , des bouches plus timides. Surpris, n’en doutez point de mon retardement, Lui-même il me viendra chercher dans un moment.

Il entendra gémir une mere oppressée;

Eh! que ne pourra point m’inspirer la pensée De prévenir les pleurs que vous verseriez tous,. D’arrêter vos transports , et de vivre pour vous !

. Achille.

Enfin , vous le voulez : il faut donc vous complaire. Donnez-lui, l’une et l’autre, un conseil salutaire; Happclez sa raison : pcrsuadez-lc bien ,

Pour vous, pour mon repos, et, sur- tout, pour le sien.

e perds trop de momens en des discours frivoles: 11 faut des actions , et non pas des paroles....

( A Clytemnestre. )

Madame , à vous servir je vais tout disposer.

Dans votre appartement allez vous reposer.

Votre fille vivra > je puis vous le prédire.

Croyez du moins , croyez que , tant que je respire. Les Dieux auront en vain ordonné son trépas.

Cet oracle est plus sûr que celui de Calchas.

Fin du troisième Acte *

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