Étoffe de soie à grands dessins
9. Ce mot désignait deux choses ; une étoffe, et un genre d’habillement. a 11 faut se représenter l’anglaise comme une redingote très-ouverte, avec des manches amadis. Elle fut adoptée d’abord par les jeunes femmes qui voulurent se conformer aux préceptes de J. -J. Rousseau en allaitant elles-mêmes leurs enfants. Puis on s'habilla à l’anglaise sans être nourrice. C’est la robe qu’on mettait pour o tronchinero , c’est-à-dire pour faire les longues promenades à pied, recommandées par le docteur Tronchin. o (Quicherat, Hist. du Costume, p. 601.)
et jupon à la polonoise' de gaze brochée et rayée vert et blanc doublée de taffetas blanc, une robe et jupon de satin blanc garni de velours chiné , un manchon de pareil velours, une robe et jupon de satin vert et blanc broché, un tablier (?) et jupon de musulmane ^ rayée bleu et blanc, une robe et jupon de satin à grandes raies ponceau et blanc, une robe et jupon de tall'etas jaune garnis en gaze, une robe et jupon de taffetas lilas garnis en fillet, une robe et jupon de taffetas blanc, une robe et jupon de gaze et [ ], une robe et jupon de taffetas noir, une
robe et jupon de faye^ noir, une robe et jupon de salin rayé noir et blanc, une robe et jupon d’étoffe de Lyon noir et blanc, une robe et jupon de raie* de Saint-Cyr noir. Prisés, 1,000 1.
Deux paniers de fil (?) couverts en toile grise, 4 1.
Dans une pièce au fond d’un corridor aussi au 3« étage, ayant vue sur une cour voisine, sur le palier de laquelle étoient les scellés
Une robe à la polonoise et jupon de satin blanc, un caraco et jupon d'étofl'e de Marseille blanc, un caraco et jupon de petit satin rayé vert et blanc, un jupon de satin blanc piqué, une camisole à coqueluchon* aussi de satin blanc, un caraco et jupon de taffetas noir, une robe à la
1. La polonaise avait beaucoup d’ouverture au corsage, cl une jupe courte, coupée et relevée de manière à former trois pans, deux sur les côtés, qui étaient les ailes, et la queue par derrière. Les mauches s’arrêtaient au haut du bras ; l'encolure se perdait sous le contentement, garniture fraisée qui décorait le haut d’une petite veste portée sous la polonaise. A celle d’hiver était joint un coquelucbou. (Quicherat, Hist. du Costume, p. 600. Voir encore : de Concourt : la Femme au dix-huitième siècle. Didot, 1862, p. 290.)
2. Nous lisons Musulmauc plutôt que Marseillaise. C’était, sans doute, la Circassienne que MM. de Concourt décrivent ainsi : « Taillée sur la soubreveste à longues manches de la Ciicassie, elle s'écartait peu du dessin de la polonaise. On la faisait généralement d’une robe de gaze, à trois brandebourgs d’or, relevée par des bouquets de fleurs, ouvrant sur une jupe qui voilait une jupe de dessous de dilîérentes couleurs. [La Femme au dix-huitième siècle, Didot, 1862, p. 298. Voir aussi Quiclerat, p. 6té.)
3. Faille : « Etoffe de soie à gros grains, dont, en Flandre, les femmes se servent pour faire des écharpes ou des voiles, et qu’on nomme taffetas à failles. » [Bescherelle).
4. Raie : étoile à mille raies, c’est-à-dire à petites raies égales et pressées, (Littré.)