‹ MMAF 5, Fasc. 4, Tombeaux ThébainsChapitre 19 sur 36 · V. SCHEIL · texte numérisé non relu

V. SCHEIL

cés des pains de formes diverses, des gouJlêhs , une tête de veau, une terrine remplie de viande, des fleurs de lotus, des concombres.

Rat’eserkasenb, en grande robe transparente à manches, présente de chaque

main sur un plat à pied une oie ^ I ( j 111 1k jj - u

^ L jg. Une légende nous apprend que cette fête champêtre se célébrait à

la fin de la saison des récoltes, dans le mois de Pharmouti : (j ^

i A Extrémité opposée, Rafle-

serkasenb siège dans son kiosque, en grande robe à manches, tenant comme insignes le bâton et le linge roulé. Les plis profonds de la peau sous le bras droit prouvent son embonpoint'. Devant lui sont entassés force offrande, fruits, gâteaux, melons, concombres, oignons, 'courges et des goulléhs d’eau fraîche. Trois serviteurs viennent y ajouter, le premier une poignée d’épis mûrs sur tiges auxquelles sont suspendues deux cailles surprises sans doute pendant la moisson, deux des rares victimes de cette fête innocente. Le deuxième, suivi d’un chevreau mâle, apporte des provisions liquides. Divers vases équilibrés sur des plateaux, suspendus aux extrémités d’un bâton formant levier sur les épaules ; le troisième offre des pains pyramidaux sur un plateau ; tous deux tiennent de grandes tiges végétales terminées en éventail. Entre eux, on lit : a \ . f •

Partout de la verdure en guirlande (les inscriptions sont pâles et illisibles).

Registre supérieur. — La cérémonie ici représentée est 1 adoration du sycomore. Elle est présidée par Rat’eserkasenb qu’on reconnaît dans le défilé a sa haute stature, à ses insignes, grand bâton fourchu, palette de scribe, à ses riches habits, à sa belle perruque, à des socques de cérémonie et à certains ornements audessus des chevilles et aux genoux. Il est suivi de deux clercs dont 1 un, son fils J (?) porte la tablette et le rouleau de l’enregistreur, 1 autre ses chaussures pour l’usage ordinaire. Devant lui, à l’extrémité du registre, il faut chercher l’objet de la dévotion qui s’accomplit. C’est le sycomore de Nouit au pied duquel sont placées à droite, sur une banquette ou coffre, de la vaisselle, et à gauche une grande jarre. De la base de cette jarre s’élève une tige végétale, jusqu’au-dessus de l’ouverture.

Plus loin, dans le champ du registre, sont disposés trois vases semblables

TOMBEAU DE RAT’ESERKASENB

aux trois tiges semblables. Devant l’arbre symbolique, un personnage fait une révérence en levant une main à hauteur de la bouche, et baissant l’autre à niveau des genoux. Ses fonctions semblent réglementées par un maître des cérémonies qui suit, et qui lève un bâton court, insigne de sa charge. Enfin immédiatement devant Rat’eserkasenb, deux mesureurs portent la corde qui sert pour l’arpentage des terres. L’ensemble de la scène est sans doute inspiré par le souvenir et la reconnaissance de l’hospitalité champêtre, queNouitdansle sycomore donne aux morts qui commencent leur voyage du Ro-staou.

TOMBEAU DE RAT’ESERKASENB

Paroi A.

Paroi A. — Registre supérieur.

TOMBEAU DE RAT ’ESERKASENB

Page 1