‹ MMAF 5, Fasc. 4, Tombeaux ThébainsChapitre 18 sur 36 · V. SCHEIL · texte numérisé non relu

V. SCHEIL

tenant d’une main une fleur de lotus. De deux esclaves, l’une semble lui oindre et parfumer les bras, et l’autre porte une coupe.

Registre inférieur. — Ici figure encore une scène d’offrande faite aux défunts. Devant eux, divers vases, des fleurs de lotus et la table à tranches coupées

dans un fruit hémisphérique vidé. La formule sacramentelle ||j|

§§§ U P J ^ ^ f , ^ | \ garantit aux défunts la jouissance de ces biens. La présentation est faite par un personnage dont le nom

est effacé

qui porte des deux mains une fleur à grande tige ; il est suivi d’un autre portant une table couverte de pains et des lotus. Un troisième qui porte un panier en sparterie rempli de comestibles, recouvert de fleurs de lotus, et un régime de fruits capsulaires, est le gardien de la maison d’Ammon ^ (] — ^=7

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]]]. Le dernier porte sur sa tête, rangés sur un plateau, quatre melons et un fruit oblong, barbu, vert. De la main droite, il tient une autre bottelette de légumes; il s’écrie : Vive Rat’eserkasenb ! u 1 .

Le fond du registre est occupé par six convives assis alignés sur des chaises hautes — ils babillent, respirent des fleurs — un serviteur leur présente un grand pain oblong.

Paroi c (pl. IV). '

Cette paroi divisée en trois registres d’égale hauteur est consacrée à des scènes professionnelles tirées de la vie terrestre de Rat’eserkasenb et continuées dans l’autre monde.

Registre inférieur. — Rat’eserkasenb préside aux divers travaux des champs.

La plaine s’étend devant lui. Quelques sycomores, une touffe d’herbe, un petit lac bleu en rompent l’uniformité. Un laboureur, la main sur le manche d’une * charrue, agite un fouet sur l’attelage qui se compose d’une couple de bœufs. Le semeur suit le sillon, laissant tomber la semence d’une main et de l’autre portant la provision de blé dans un sachet de forme presque carrée, muni d’une anse.

TOMBEAU DE RAT’ESERKASENB

tissé ou tressé en deux couleurs. Plus loin, trois hommes donnen une seconde façon aux terres au moyen d'une sorte de houe à fer très long, recourbé et à manche très court. Un dernier personnage portant d une main un sachet pareil à celui du semeur, se dirige vers un sycomore où sont suspendus, à l’ombre, deux paniers de provisions de bouche ou de fruits rouges. Une sorte de coffre ou de banquette est placé au pied de l’arbre-

Après les semailles, les travaux de la moisson. Trois ou quatre moissonneurs debout, faucille au poing, coupent les javelles presque à la naissance des épis. Le blé est de belle hauteur, puisque ses tiges dépassent la taille d’un homme. Pendant que deux glaneurs ramassent les javelles dans un petit sac qu’ils portent au bras, deux hommes en emportent une charge dans un grand filet monté en poche sur deux demi-cerceaux croisés. Une grande barre traversant le haut du filet peut être assujettie aux deux extrémités de l’un des demicerceaux et sert de levier aux deux porteurs. Ceux-ci se dirigent vers l’aire où deux boeufs, sous la conduite d’un bouvier armé de son fouet, foulent le blé. L’un des animaux marche, haut l’encolure, pendant que l’autre cherche à laper un coup dans la triture. Enfin nous assistons au vannage du blé. Deux groupes de trois hommes affrontés tiennent dans chaque main une sorte de cuillère de bois dont ils se servent avec ensemble pour soulever le mélange qui sort de l’aire. Le vent emporte la balle, et le bon grain retombe; cependant, comme une partie des grains, de qualité moindre, sans être emportée au loin, ne retombe pas d’aplomb, un compagnon se baisse et les ramène au centre.

Le mort vêtu d’un justaucorps, appuyé sur son bâton, surveille cet ensemble de travaux. De la légende, il ne reste plus que quelques lignes :

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Registre intermédiaire. — Ce registre est à double front. D’un côté Rat’eserkasenb offre un sacrifice à la déesse de la moisson, Rannoutit; de l’autre reçoit lui-même l’hommage de diverses offrandes, fruits de la terre. La déesse auguste,

oaaa/va ^ Fa ^ P FF {=rj K dame des greniers », est dressée sur sa queue, debout sur le signe ^=7. Derrière elle, une fleur à tige feuillue, et devant elle sont pla-

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