V. SCHEIL
dessin de bon style’. Le plafond à surface plane est décoré partie en damier avec des cases alternativement bleues, blanches, rouges et jaunes, et partie en losanges comme dans le tombeau de Mâï.
Là demeuraient les mânes du prêtre d’Ammon et préposé aux vignobles,
Pâri, et des membres de sa famille.
Cette paroi qui est la première dans l’ordre des faits, - puisqu elle représente le convoi funèbre, le transport du défunt en barque et en traîneau, les cérémonies de l’animation de la momie, comprend quatre registres.
Quatrième registre. — Une grande barque file à toutes voiles vers l’est. Deux matelots se tiennent dans les vergues, un troisième s’apprête à en descendre. Les rameurs sont au repos et semblent causer entre eux. L’un d’eux, au premier rang, se penche par dessus bord en étendant la main vers la nappe d’eau. Pilote et sondeur sont à leur poste. Celui-ci, a lavant, se retourne et donne un signal en levant le bras.
Cette barque remorque une nacelle à rebords très courbes ou Pâri et sa femme sont assis sous un petit naos, et respirent des fleurs. Devant eux et hors, du naos, se tient un personnage, bras levés vers le couple défunt. L’équipage se compose en outre d’un pilote et d’un sondeur. Au-dessous de cette nacelle on
En sens opposé, une autre grande barque, à voiles repliées, s’avance sous l’effort de quatorze rameurs que, du haut des coins de la cabine, deux personnages stimulent du fouet. Le sondeur dans sa guérite se retourne et donne un
signal au pilote. Le tout est surmonté de cette inscription . (j ^ fl <=>
rr \ Cette barque remorque également une nacelle à naos où Pâri et sa
femme sont assis. Devant eux se tient le personnage vêtu de la peau de pan-
Paroi B.
1. Cf. Bouriant (Recueil des Travaux, etc., XIV, 70) qui a indiqué et décrit sommairement ce tombeau.
LE TOMBEAU DE PARI. s 8 3
thére. On lit à l’avant de la chaloupe : @ =A “ < \ î
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Troisième registre. — Cette partie de la paroi B contient les diverses scènes de l’animation de la momie. Elle est divisée en sept cases par des lignes verticales. Dans la première case, la momie de Pâri et derrière elle celle de Hont-nofrit, sa femme, sont maintenues sur pied par deux personnages vêtus l’un d’un habit blanc, assez vaste, l’autre d’une sorte de sac blanc, étroit. Sur la tête des défunts est placé un bouquet de fleurs. Devant Hont-nofrit monte une grande tige fleurie dont le sommet lui arrive au nez. Devant Pâri, s’étalent sur une table pains, raisins, oies, etc. Penché par dessus ces offrandes, l’officiant à peau de panthère éléve des deux bras et incline vers le sommet de la momie de Pâri un vase U. — Le reste de cette case est occupé par du mobilier funéraire et les instruments des cérémonies suivantes. Un maître des cérémonies, en pagne et grande robe, se penche sur cet amas et semble réciter des formules sur une planchette blanche carrée, qu’il tient devant lui.
Dans la deuxième case, Pâri représenté au naturel est debout, sans sa compagne, et tient d’une main le bâton, de l’autre le khorp. L’officiant à peau de panthère qui semble cumuler deux fonctions dans toutes ces scènes où il est désigné comme QH ^ , présente le r — . dont la vertu est expliquée par la
formule traditionnelle : V ° 2 H ^ f ? \ ~~ H 05 *J> • Dans la troisième case, le kher-hib-sam présente une boule ronde. On y lit :