V. SCHEIL
Troisième registre (PL II). — Un bac vient de quitter une rive du canal, et y a laissé deux troupeaux de boucs et de chèvres qui s’en vont broutant dans la plaine, gambadant, sautant, se dressant sur les pieds de derrière pour atteindre les basses branches des arbres, ce dont les propriétaires des champs les empêchent de force. Les pâtres suivent leur troupeau, l’un deux avec son chien, tient un j et porte sur son épaule aux bouts d’un levier, d’un côté une outre d’eau, de l’autre un sac à provisions et une boîte longue rectangulaire, le tout s’équilibrant. L’autre pâtre joue de la flûte et porte son sac de provisions au bout de son bâton Il se retourne en s’éloignant et regarde passer deux ânes et deux âniers chargés, se rendant à l’embarcadère pour la prochaine traversée. Au bord. du canal, une femme aide son mari à charger une bourriche, pendant que leurs deux enfants emportent des bouquets de lotus montés. Sur la berge, deux marchandes de comestibles ont élevé des baraques. L’une d’elles échange deux melons contre le contenu d’un sac, l’autre donne deux poissons pour une étoffe.
Cependant le bac est amarré à l’autre rive où il atterrit au moyen d’une passerelle mobile, à degrés. Trois passagers en descendent, chargés de denrées, un autre y monte. Deux marmots de l’équipage s’amusent à héler ceux de la rive. De ce côté de l’eau, des marchandes font aussi le petit commerce. L’une est sur le point d’échanger des melons contre du blé, l’autre des concombres contre le contenu d’un sac que l’acheteur vide dans le panier de la marchande.
Le fond du registre est occupé par une petite scène, isolée par un encadrement, et se rapportant plutôt au registre deuxième : un sacrifice champêtre à la déesse Rannounit, parmi des monceaux de blé; un enfant chasse à coups de pierre les oiseaux ..qui viennent à la picorée.
Quatrième et cinquième registres. — Le quatrième registre figurait les vendanges; le cinquième, la chasse dans les marais.
Apoui
, accom-
pagné de sa femme
Tiaout mÇmerset), de son fils
^5* ^f\ | Uadj et d’un serviteur ^ e, s’apprête à lancer le boumerang.
LE TOMBEAU D’APOUI.
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Le serviteur porte déjà du gibier et est armé lui-même (fig. 5). Les deux registres sont en trop mauvais état pour en tirer autre chose.
Paroi F.
Dans un naos, se tient Osiris
^ avec son costume et ses insignes traditionnels. De chaque côté, sur sa poitrine, descend un urœus. Leurs queues vont se rejoindre, en forme de collier, à
la nuque. Derrière le dieu se dresse Hathor ^ ^ ^ . Elle porte des pendants d’oreille en forme d’uræus. Devant chacun de ces dieux, dans le naos, s’élève sur le signe V7 un poteau qui va s’amincissant depuis la base, et s’évasant légèrement au sommet d’où sort comme une flamme. Une peau de panthère mouchetée est à moitié enroulée autour de ce support.
Apoui placé devant le naos offre aux dieux des fleurs, des concombres et des fruits de sycomore.
Paroi E.
La scène d’offrande qui était figurée sur cette paroi est presque entièrement détruite. Devant un dieu dressé sur le signe portant le j et un autre dieu tenant le signe ^ d’une main et le j de l’autre, est placé un guéridon couvert de feuilles vertes disposées en rayons autour d’un centre. Face aux dieux, Apoui, en robe longue, blanche, recouvert de la peau de panthère, lève la main gauche en adoration, et vide un vase kebh.
Paroi D.
Cette paroi représente un festin funéraire dont les convives sont nommés dans cette inscription : $ ï T H, l 5 S = 1 Q T 0= G ô i