V. SCHEIL
Paroi B f .
Cette paroi se divise en trois registres :
Le registre supérieur nous fait encore assister à une scène d’oblation. Tur
est assise à droite de Mai qu’elle embrasse du bras gauche. De la main droite
elle tient une fleur. Mai respire une fleur et
a la droite étendue sur le genou. Sous le
siège de Tui, un chat remarquable, demi-
sauvage, au poil hérissé, est attaché à l’un
des pieds du siège. Il tourne la tête et tire
la langue vers un plat de viande saignante.
Devant ce couple, des paniers d’osier tressé, avec des fruits, une table, avec
des pains, le tout à moitié dégradé. Sous la table on distingue encore deux vases
enguirlandés. Au delà, un personnage avec peau de panthère fait l’oblation.
Au haut de la scène on lit la fin d’une inscription démolie :
i s- î a î kn ï iz î mis
Au ka du préposé au territoire de la ville méridionale, Mai, juste de voix , et de sa sœur, dame de maison, Tui, juste de voix.
Dés lors, le registre supérieur de la paroi B r se divise en deux sous-registres. Le sous-registre supérieur est entièrement démoli. Le second se compose de deux petites scènes orientées dans le même sens : un personnage debout en
pagne tenant d’une main (Il , présente de l’autre un double vase à Mai
debout, qui s’apprête à le saisir. Le même personnage présente le r— . que Mai saisit.
Dans la première scène les deux sont en pagne jaune; dans la suivante en pagne blanc.
Le registre intermédiaire de la paroi B r représente un bateau avec cabine à deux fenêtres, marchant sous l’impulsion de six rameurs et suivi d’une barque où est assis, sous un naos, le couple défunt, respirant des fleurs devant une
LE TOMBEAU DE MAI
table d’offrandes, fruits et fleurs. L’avant de la barque est orné de Yudja. Les mêmes esquifs sont ensuite représentés marchant en sens opposé. Le bateau a cette fois sondeur et pilote, dans les guérites, avec voiles déployées. On remarque six petites ouvertures horizontales, le long du bord de la coque, mais il n’y a plus d ’udja à la proue. '
Le troisième et dernier registre de la paroi B f nous fait assister au convoi funèbre par terre. Quatre femmes ouvrant la marche, tournées les unes vers les autres, deux par deux, les cheveux en désordre, se penchent comme pour ramasser de la poussière et semblent se lamenter. Elles sont suivies de vingt-quatre compagnes. Celles-ci, tournées vers le cortège qui s’avance, lèvent les bras et jettent des cris. La première d’entre elles, qui précède immédiatement les deux bœufs, se penche vers eux et porte ses deux mains au front, comme en se lamentant. Les deux bœufs de front sont tachetés de noir. Un personnage ras, en pagne, les suit en levant un bâton. Enfin, huit forts gaillards en pagne, quatre à quatre, portent sur une civière une barque à naos, avec Isis et Nephthys à l’avant et à l’arriére. Sous la barque et entre les porteurs marche en soutenant le tout des deux bras, un personnage en robe longue. Quatre autre serviteurs en pagne portent deux à deux un naos sur une civière. Enfin, six personnages en pagne et robe longue transparente s’avancent deux à deux de front, les mains croisées sur la poitrine, et ferment la marche.
Cette scène décrite en dernier lieu est évidemment une des premières dans l’ordre des faits. Mais une idée d’ordre rigoureux ne semble pas avoir présidé à la décoration de ce petit tombeau. Voici comment les divers sujets représentés peuvent se grouper ou se répartir :
Convoi funèbre en B r , deux registres inférieurs.
Cérémonie de l'ouverture de la bouche en e.
Scènes d’offrande aux dieux en a , b , d, registre supérieur et A f .