XX. — A Joséphine, a Milan
Castiglione, le 3 thermidor an IV.
8 heures du matin [ii juillet.)
f espère qit'en arrivant ce sob\ je recevrai une de tes lettres. Tu sais., ma chère Joséphine, le plaisir qu'elles me font et je suis sûr que tu te plais à les écrire. Je partirai cette nuit pour Peschiera, pour les montagnes de pour Vérone et de là fi rai
à Mantoue et peut-être à Milan recevoir un baiser, puisque tu ni assures quils ne sont pas glacés. J'espère que tu seras parfaitement rétablie alors et que tu pourras niaccomnagner a mon quartier, général pour ne plus me quitter. N" es-tu pas Vâme de ma vie et le sentiment de mon cœur?
Tes protégés sont un peu vifs. Ils savent lardent [?). Combien je leur suis obligé de faire en eux quelque chose qui te soit agréable. Ils se rendront à Milan. Il faut en tout un peu de patience.
Adieu, belle et bonne, toute non pareille, toute divine, mille baisers amoureux ^
* Recueil Hortense, I, 53.
- Recueil Hortense, I, 57. Quelques fragments publiés par Robert Hait, ?8o.