‹ Mme Bonaparte, 1796-1804Chapitre 30 sur 54 · XXXI. — A JosÉppiNE, A Milan · texte numérisé non relu

XXXI. — A JosÉppiNE, A Milan

Véi'OJie, 29 hniniaire an V.

(19 mn'cinhre 1796.)

Enfin ^ mon adorable Joséphine, Je renais; la mort n'est plus devant mes yeux, et la gloire et r honneur sont encore dans mon cœur. Ve-nnemi est battu à Arcole. Demain nous réparerons la faute de Vaubois qui a abandonné Rivoli. Mantoue dans huit jours sera ci nous et je pourrai bientôt dans tes bras te donner mille preuves de tardent amour de ton mari. Dès l'instant que je le pourrai, je me rendrai à Milan ; je suis un peu fatigué.

J\ii revu une lettre d'Eugène et d'ilortense. Ces enfants sont charmanls.

(^o/nïne toute mec maison est un peu dispersée, du moment que tout ni aura rejoint je te les enverrai^.

' Les lettres ?

Nous avons fait cinq mille pi'isonniers et tué au moins six mille hommes aux ennemis. Adieu, mon adorable Joséphine, pense à moi souvent. Si tu cessais d'aimer ton [ ] ou si ton cœur se refroidissait pour lui tu serais bien affreuse, bien injuste, mais Je suis sûr que ta seins toujours mon amante comme je serai toujours ton tendre ami.

La mort, elle seule, pourra rompre l'union que la sympathie, V amour et le sentiment ont formée .

Donne-moi des nouvelles du petit ventre. Mille et mille baisers tendres et amoureux^.

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