‹ Mme de GirardinChapitre 92 sur 104 · ADRIEN, OCTAVE, MADAME DES AUBIERS, BLANCHE, MATHILDE, NOËL · texte numérisé non relu

ADRIEN, OCTAVE, MADAME DES AUBIERS, BLANCHE, MATHILDE, NOËL

Je n'ose.

Courage !

ADRIEN MATHILDE, allant à Adrien.

MADAME DES AUBIERS Mon Dieu !... {Adrien s élance vers sa mère, qui le repousse du geste avec un effroi plein de tendresse. Adrien tombe à genoux, Mme Des Aubiers le- contemple un instant, éperdue de joie, puis elle prend la tête de son fils dans ses mains, et elle l'embrasse avec passion.) C'est toi ! c'est toi [...'(Tombant à genoux.) Oh ! laissezle-moi, mon Dieu ! laissez-le-moi !

BLANCHE

Maman!

MADAME DES AUBIERS, pressant sa fille et son fils dans ses bus. Les voilà encore deux!... Je les tiens encore tous les deux !... (On la relève. Elle tend la main à Mathilde.) Ma fille ! ADRIEN, tendant la main à Octave.

Mon ami ! mon frère !

OCTAVE, à Noël.

Quelle joie ! Et moi qui avais peur de n'être pas heureux !

ADRIEN

Mathilde! Octave!... Quelle bonne vie nous allons mener à nous cinq !... (Regardant Noël.) A nous six, mon vieux Noël ! NOËL, qui est venu à l'extrême gauche.

Merci, mon enfant ! Vous n'avez pas besoin de me faire ma part dans votre bonheur, je sais bien la prendre... Mais cette joie est trop forte...

MADAME DES AUBIERS

Moi, je la supporte.

NOËL

Grâce à nous!... mais moi, à force de préparer les autres, je me suis épuisé... Ah ! (77 tombe sur le pouf.) BLANCHE, courant à lui.

Ah ! mon Dieu ! il se trouve mal !

3i8 = .MADAME DE GIRARDIN- — CHAP. V =====

NOËL i

Non, non.

MADAME DES AUBIERS

Rassurez-vous... vous le voyez bien, mes enfants, on ne meurt pas de joie!

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