‹ Mme de SévignéChapitre 3 sur 10 · AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT

phic n'auront qu'à lire les Mémoires un peu touffus, mais ag-roables, de Walckcnaer, ou, ce qui leur plaira davantage, l'élég-ante notice que M. Mesnard a placée en tète de l'édition des Grands ecriuains de la France. Cette vie, du reste, n'a rien de romanesque ; elle se compose des incidents ordinaires de la vie d'une femme, et l'on peut la résumer en quelques mots. Née en 1626, en plein règ-ne de Louis XIII, d'une grande famille de la Bourgogne, orpheline à sept ans, Marie de Rabutin-Chantal épousa en 1644 un gentilhomme breton, le marquis de Sévigné. Ce mariage ne fut pas heureux; Sévigné fut tué en duel en 1651. Il laissait deux enfants, un fils qui fut un homme d'esprit et un brave soldat, mais qui, se lassant de ne pas avancer et pris du mal du pays, se retira jeune du service et se maria en Bretagne, et une fille, qui épousa en 1669 le comte de Grignan, lieutenant général en Provence. Elle suivit son mari dans son gouvernement, et dès lors attendre sa fille ou l'aller trouver, songer à clic et lui écrire fut toute la vie de Mme de Sévigné. C'est ainsi qu'elle lui adressa cette correspondance qui a fait sa gloire. Elle mourut en 1696, pendant une de ces réunions qu'elle

souhaitait avec tant d'ardeur, au château de Grignan.

Ces quelques dates suffiront pour nous guider dans l'étude

que nous allons entreprendre.

Est-il nécessaire de dire que je citerai les lettres de Mme de

Sévigné d'après l'édition des Grands écrivains de la France,

en la rectifiant et la complétant par la publication des Lettres

inédites de M. Capmas ?

W DE SEVIGNE

Page 1