‹ Mme de SévignéChapitre 91 sur 123 · L'HISTOIRE DU XVII0 SIÈCLE DANS LES (( LETTRES )) 2'.» I · texte numérisé non relu

L'HISTOIRE DU XVII0 SIÈCLE DANS LES (( LETTRES )) 2'.» I

passionnément s'il m'avait un peu aimée : j'ai souffert ses mépris avec douleur ; sa mort me touche et me fait pitié ; j'espérais toujours qu'il changerait de sentiments' pour moi. » Voilà qui es1 vrai, il n'y a point la de comédie. M1110 de Verneuil 1 en est véritablement touchée. Je crois qu'en me priant de lui faire vos compliments, vous en serez quitte. Vous n'avez donc qu'à écrire à la comtesse de G niche, à Mmc de Monaco, et à Mmo de Louvigny. Pour le bon d'Hacquevillo, il a eu le paquet d'aller à Frazé, à trente lieues d'ici, annoncer cette nouvelle à la maréchale de Gramont, et lui porter une lettre de ce pauvre garçon, lequel a fait une grande amende honorable de sa vie passée, s'en est repenti, en a demandé pardon publiquement : il a fait demander pardon à Vardes, et lui a mandé mille choses qui pourront peut-être lui être bonnes. Enfin il a fort bien fini la comédie, et laissé une riche et heureuse veuve. La chancelière a été si pénétrée du peu ou point de satisfaction, dit-elle, que sa petite-fille a eu pendant son mariage, qu'elle ne va songer qu'à réparer ce malheur : et s'il se rencontrait un roi d'Ethiopie, elle mettrait jusqu'à son patin pour lui donner sa petite-fille. Nous ne voyons point de mari pour elle. Vous allez nommer, comme nous, M. de Marsillac : elle ni lui ne veulent point l'un de l'autre. Les autres ducs sont trop jeunes : M. de Foix est pour Mlle de Roquelaure. Cherchez un peu de votre côté, car cela presse. Voilà un grand détail, ma chère petite : mais vous m'avez dit quelquefois que vous les aimiez.

1 Charlotte Séguier, mère de la comlcsse. Veuve du duc de Sullj elle avait épousé en secondes noces le duc de Verneuil.

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