‹ Mobilisation, ou, Comment mettre la milice canadienne en état d'entre en campagne [microforme]Chapitre 3 sur 4 · ES À · texte numérisé non relu

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Quant aux chevaux requis, je comprends qu’il n’y

aurait pas de difficulté à en louer tout le nombre voulu ; mais en Angleterre, c’est tout le contraire, On a établi là, avec succès, la méthode de payer une petite retenue annuelle aux propriétaires de chevaux, qui eux s’obligent par contrat à vendre les chevaux nécessaires à un taux fixe en cas de guerre,

Ce plan rencontrerait, tout probablement, des objec. tions financières dans ce pays.

Une chose dont je n’ai pas encore parlé, est la question de recrutement pendant les hostilités, pour empécher le gaspillage et conserver la force numérique des régiments à la frontière.

Un grand nombre de recrues serait continuellement exigé, mais il n’y aurait pas de difficultés à les avoir, vu que l’enthousiasme public est ordinairement surex cité pendant une campagne nationale, et la meilleure jeunesse du pays se rangerait sans doute sous les drapeaux.

Alors survient la question : Oüiront-ils se ranger, et comment seront-ils équipés et exercés après s'être rangés ?

En Angleterre cet enseignement est fait par létatmajor d'instruction permanent aux divers dépôts régimentaires, mais comme de raison, rien de tel n’existe aux dépôts régimentaires dans ce pays.

Le seul plan praticable semblerait de constituer les stations actuelles des corps permanents en centres de recrutement et de n’accepter que les hommes qui s’y présentent.

Un personnel d'instruction composé d'officiers et de sous-ofliciers serait alors détaché des corps permanents pour exercer les recrues à mesure qu’elles arrivent, et bien que ce devoir puisse ne pas être aussi populaire Où animartque de combattre à l'avant, il constituerait un des plus importants et plus responsables devoirs qu’un officier serait appelé à remplir.

L' faudrait accumuler à ces centres de recrutement de grandes réserves d’habillement, d’armes et équipement, et les garder en quantité suflisante pour faire face à toute éventualité,

Dans le cas de dépôts d'infanterie, les recrues seraient probablement formées en un “ dépôt de bataillon ” de façon à recevoir un entrainement régiméntaire convenüble, et l'état-major de dépôt s’efforcerait d’équiper les hommes, et leur enseigner l'usage de la carabine et les éléments d'exercices, aussi rapidement

que possible, Alors à mesure que Ja campagne pro-

resse, et que les demandes arrivent de l'avant pour oh hommes frais, les meilleurs seraient choisis et expédiés tel que demandé,

ai jusqu'ici indiqué brièvement et esquissé comment seraient exécutées la mobilisation et la concentration des unités individuelles, et c’est tout ce qui nous est nécessaire pour suivre le sujet à présent, vu que c’est tout ce qui concerne directement les officiers de régiments,

Î ne faut pas supposer, toutefois, que ce que jai décrit complète la mobilisation d’une armée.

Restent 1 grandes questions de former les étatsmajors divisionnaires et de brigade, les colonnes muni. tionnaires, les compagnies d’ambulanciers et les hôpitaux de campagne, les services des approvisionnements ei d’artillerie, les centres de remonte, la police militaire, et autres item considérables et très importants, Toutefois ces choses sont plutôt de la compétence de l'état-major aux quartiers généraux, et dans tous les Cas sont beaucoup trop compliqués et longs pour être traités dans une conférence comme celle-ci,

Ceque je désire plus particulièrement vous inculquer c’est que l’essence vitale de tout projet de mobilisation sont les détails pratiques tels qu’exécutés par les officiers commandant les unités, et je ne puis trop leur faire voir l'importance énorme du sujet que j'ai essayé d’esquisser ce soir,

Chaque officier devrait s’efforcer de se figurer les petits détails et les difficultés qui sont inséparable. ment liés. à la mobilisation seule d’une compagnie d'infanterie et de s’en emparer et de les résoudre pour son propre commandement, aujourd’hui, en temps de

aix. “utrement il existera une confusion inévitable iorsque la guerre éclatera, et il ne sera pas à la hauteur de sa position lorsque l’heure viendra.

Si par malheur le Canada se trouvait impliqué dans une lutte avec son grand voisin du Sud, son principal avantage militaire consisterait dans la possibilité d’une mobilisation plus rapide,

Et cette possibilité repose sur le fait que la milice canadienne est une force homogène, armée et équipée uniformément et sous le contrôle d’une autorité centrale. ‘

Vous savez qu’il s’en faut de beaucoup que le même état de choses existe aux Etats-Unis, et ce fait compense considérablement pour notre petit nombre ; et

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c’est à vous de décider si ce grand avantage national sera négligé, ou conservé et mis à profit autant que possible, ee En terminant, laissez-moi répéter encore une fois, et très sérieusement, cette vérité évidente :— “ Pour réussir dans la guerre il faut s’organiser pendant la paix.”

ARTEUR H. LEE, Capitaine A,R.

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