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Cette influence est d'autant plus redoutable qu’elle supprime l’appétit au bout de quelques jours de traitement. Les malades qui l’ont subi ne manifestent plus le désir de s’alimenter, ils boudent leur nourriture ; cette anorexie cesse deux ou trois jours, après avoir interrompu la médication.
On a conseillé divers procédés pour vaincre cett: difficulté. Le Professeur Blum préconise de masquer le mauvais goût du se] en y ajoutant du sirop d’écorce d’oranges amères. Cette méthode à donné sur 1:s sujets que nous avons traités des résultats inconstants, beaucoup étaient atteints de vomissements dès les premières ingestions. Savary, de Toulouse conseille d'englober le chlorure de calcium dans de l’amidon soluble à parties égales. On obtient avec un peu d’eau, une masse pulvérulente homogène qui est bien acceptée par les animaux. On peut y ajouter du sirop de citron. Il donne la formule suivante :
Amidon soluble
CF Ca granulé sec PR ME ee de 30 8T AR PE ER LU ER enr ie 20 gr.
SIÉOD-Ge DILOH OS EPDOUr 7 LRU. 100 gr
Nous avons parlé déjà du procédé simple que nous avons employé et qui consiste à donner le Ca CF dans du lait très sucré, par petites quantités. Il nous est rarement arrivé d’avoir une intolérance gastrique rebelle en opérant ainsi. Peutêtre le calcium précipite-t-il la coagulation du lait sous l’influence du suc gastrique et J2 caillot de caséine englobe-t-il le médicament en l’empêchant d’avoir une action trop brutale sur l’estomac ? quel que soit le mécanisme, nous n’avons à considérer que le résultat pratique certain et nous cons®illons fortement ce mode d'administration pour sa simplicité et son
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efficacité réelle, La dose à donner par voie buccale est variable suivant la taills du malade. Elle varie de 2 à 6 grammes chez le chat et de 5 à 153 grammes chez le chien.
Il est utile de considérer dans le traitement les troubles digestifs que le médicament est susceptible de produire. Il nous paraît sage de le suspendre quand il provoque une diarrhée assez tenace pour compromettre l’état général du sujet, ou quand on a de la constipation accompagnée d'efforts expulsifs douloureux. Ces manifestations se constatent surtout quand l’ascite est d'origine hépatique, il conviendra donc dans ce cas d’agir avec beaucoup de précautions et de surveiller attentivement le bon fonctionnement de l’appareil digestif. Il sera prudent de commencer par de petites doses pour arriver à la dose quotidienne nécessaire à l'efficacité du traitement. Cela permet de ne pas surprendre l'organisme par une substance nocive et de l’adapter progressivement au médicament. Il arrive malheureusement que la plupart du temps ces précautions sont inefficaces et que le chlorure de calcium même à petites doses a une action néfaste sur les voies digestives et déclanch: dès les premières ingestions une diarrhée abondante ou une constipation rebelle risquant de compromettre le résultat que l’on espère en ajoutant à sa toxicité des troubles organiques déprimant le sujet et rendant le succès plus problématique.
Pour éviter l’action toxique propre du médicament, il convient de ne pas prolonger la cure en admettant que le sujet la supporte assez aisément. Nous avons vu que les premiers troubles ne se manifesteraient que vers le cinquième jour et qu'ils disparaissaient assez vite après l'interruption du traitement, mais ceci chez un sujet robuste. Chez les malades, il vaut donc mieux ne pas dépasser un maximum
de six jours consécutifs; laisser le sujet tranquille pendant
quelques jours pour permettre à l'excès de médicament de s'éliminer et entreprendre une nouvelle cure.
Voie sous-cutanée.
Ce mode d'administration ne paraît pas devoir être retenu, car à côté des avantages qu'il pourrait présenter (facilité d'exécution, absence de troubles digestifs) il a des inconvénients insurmontables du fait des séquelles graves auxquelles on s'expose en le pratiquant.
Le chlorure de calcium injecté sous la peau se résorbe, en effet très difficilement et l’on a souvent à la suite ds l’injection formation d’un œdème abondant avec menace d’abcès graves.
Voie intraveineuse.
La voie intraveineuse serait la méthode de choix si elle était plus pratique et d’une application plus facile, car il faut injecter d'assez grandes quantités de liquide pour avoir une dilution suffisante afin d'éviter des accidents fâcheux. I faut d'autre part, pousser l'injection lentement. Tout ceci demande un certain temps et il est très difficile de contenir immobile le membre du sujet suffisamment longtemps; il arrive que par les réactions du sujet l'aiguille sorte de la veine, si bien que l'injection se pratique dans de mauvaises conditions.
Elle est à déconseiller dans les ascites cardiaques où l’on peut avoir un choc grave capable d'entraîner la mort. Toulefois, elle est toute indiquée quand j’intolérance gastrique est par trop forte. Il convient alors d’injecter par jour 2 à 3 gr.
de CI? Ca en solution à so % ceci pendant trois jours; arrétir deux jours, puis reprendre le traitement.
Voie intrapéritonéale.
C'est un moyen absolument contre-indiqué qui ne donne aucun résultat et a une influence contraire sur la formation de l’épanchement. Chaque fois que nous l’avons pratiqué, nous avons eu une recrudescence du volume du ventre et un
résultat contraire à celui que nous voulions obtenir.
Méthode combinée.
Nous avons essayé d'appliquer alternativement la voie digestive et intraveineuse. C3tte méthode a ceci d’intéressant, c'est qu’elle permet d'éviter les troubles digestifs et d’avoir un résultat plus rapide et plus sûr. On la pratique de la façon suivante :
Trois jours consécutifs, administration par voie digestive ; les deux jours suivants, on fait des injections intraveineuses deux ou trois jours de repos et on recommence une nouvelle cure.
Conclusion. — Tous les modes d'administration présentent de’sérieux inconvénients capables d’entraver la réussite du traitement, On emploiera tel ou tel moyen suivant les circonstances. Îl est un principe qu’il ne faut pas perdre ds vue, ° c'est qu’il vaut beaucoup mieux opérer par tâtonnement pour trouver la méthode qui est Ia mieux supportée par le malade que d3 persévérer dans une voie susceptible de n'apporter que des déboires. Beaucoup de précautions sont nécessaires pour avoir quelque chance de succès, surveiller le sujet attentivement, ne jamais employer de doses trop fortes, ni de do-
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ses moyennes pendant trop longtemps. Il est préférable à cet effet de commencer par de petites doses qui psuvent dans certains cas être suffisantes, pour donner de bons résultats. Il sera toujours temps d'augmenter par la suite si la quantité de médicament ne donne pas d'amélioration.
Les voies sous-cutanées et intra-péritonéales sont à rejeter comme très dangereuses et inefficaces.
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Observations cliniques