DE L'ÉCOLE VÉTÉRINAIRE D’ALFORT
Introduction
La vogue et la renommée que s’est acquises le chlorure de calcium dans le traitement des épanchements en médecine humaine nous a amené, après bien d’autres à expérimenter le traitement calcique en médecine vétérinaire et à essayer d'établir ses indications et ses contre-indications dans les cas cliniques les plus fréquents.
Nous tenons à remercier tout particulièrement Monsieur V. ROBIN, Professeur de Pathologies et de Clinique Médicale à l’Ecole Vétérinaire d’Alfort pour les conseils éclairés qu'il nous a prodigués et les facilités matérielles qu’il a mises à notre disposition pour nous permettre d'effectuer ce travail dans les meilleures conditions possibles.
Nous avons d’abord opéré sur le sujet sain pour nous rendre compte si le chlorure de calcium présentait aux fortes doses répétées que nécessite le traitement en médecine humaine toutes les garanties d’innocuité requises ou si au contraire il devait être employé avec certaines précautions chez les carnivores, Nous en avons déduit une ligne de conduite à tenir dans l’emploi de ce médicament. Certaines manifestations d’ordre spécial observées chez nos sujets d'expérience nous ont aussi conduit à émettre une opinion sur le mécanisme et le mode d’action de ce sel et sur son efficacité dans le traitement de l’ascite du chien.
Nous traiterons donc d’abord le plus succinctement possible de la pathogénie des œdèmes des différentes théories
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émises à ce sujet, puis une étude générale de l’ascite du chien. Nous passerons ensuite au mode d’action du chlorure de calcium puis à ses effets sur le sujet sain et sur le sujet malade en tenant compte pour ce dernier cas du mode d’administration.
Nous terminerons par l’énumération des différents cas cliniques observés et nous essayerons de conclure en traçant les règles générales de l'emploi du traitement calcique dans le cas particulier qui nous intéresse en nous basant sur ce que nous aurons pu remarquer au cours de nos quelques essais.