‹ Modèles de littérature française (volume 2)Chapitre 10 sur 168 · A cause de cela on le craint la mort · texte numérisé non relu

A cause de cela on le craint la mort

et Ton l'estime. 1A. Qui sont plus cruels encore.

Tel est son nom , qui est de mort une ombre. Regarde un peu : eu voilà un grand nombre De gros , de grands , de moyens et de grêles , Plus malfaisants que tempêtes , ni grêles. Celui qui tire ainsi hors sa languette , Détruira brief 1 quelqu'un , s'il ne s'en guette 2 : Celui qui siffle , et a les dents si drues , Mordra quelqu'un , qui en courra les rues3 : Et ce froid-là,, qui lentement se traîne , Par son venin a bien su mettre haine Entre la mère et les mauvais enfants : Car serpents froids sont les plus échauffants4. Vois : celui-là , plus antique qu'un roc , Pour reposer , s'est pendu à un croc.

Mais ce petit , plus mordant qu'une louve , Dix grands serpents dessous sa panse couve : Dessous sa panse , il en couve dix grands 5, Qui quelque jour seront {dus dénigrants Et plus cruels que cil6 qui le» couva : Et pour un seul qui meurt, ou qui s'en va, En viennent sept : issues sont ces bêtes 7 Du grand serpent Hydra , qui eut sept têtes 8 , Contre lequel Hercule combattait :

Et quand de lui une tête abattait, Pour une morte en revenait9 sept vives; Ainsi est-il de ces bêtes noi&ives. »

En écoutant , un degré noir et sale Je suis et monte 10, et trouve en une salle , Rhadamantus ll , juge assis à son aise,

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