‹ Modèles de littérature française (volume 2)Chapitre 11 sur 168 · Celui. il. Le juge d'instruction · texte numérisé non relu

Celui. il. Le juge d'instruction

MÀROT. il

Plus enflammé qu'une ardente fournaise , Les yeux ouverts , les oreilles bien grandes , Fier en parler , cauteleux1 en demandes , Rébarbatif, quand son coeur il décharge , Bref , digne d'être aux enfers en sa charge.

Là , devant hii vient mainte âme damnée , Quand il a dit : « TeHe me soit menée2. » Elle vient lors tremblant , morne et pâlie.

Dès qu'il la voit , il mitigé et pallie a Son parler aigre ; et en feinte douceur , Lui dit : « Viens çà, et réponds sans frayeur : Si tu dis vrai , je te jure et promets , Par le haut ciel , ou je n'irai jamais , Que de l'enfer sortiras les brisées , Pour t'en aller aux beaux Champs-Elysées. Dis-moi, n'ai'peur4. » Tous ces mots alléchants Font souvenir de l'oiseleur des champs , Qui doucement fait chanter son sublet*, Pour prendre an bric6 l'oiseau nice7 et faiMet , Lequel languit , ou meurt à la pipée : Ainsi en est la pauvre âme gripée.

Épi ire au ml, pour le délivrer deprto»»8.

Roi des Français , plein de toutes bontés , Quinze jours a9, je les ai bien comptés -, Et dès demain seront justement seize , Que je fus fait confrère au diocèse

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