‹ Modèles de littérature française (volume 2)Chapitre 32 sur 168 · DESPORTES · texte numérisé non relu

DESPORTES

DESPORTES (Philippe} , né à Chartres , vint à Paris , s'attacha à un évêque, à la suite duquel il fit un voyage en Italie. Ce ne fut qu'à son retour qu'il se livra à la poésie française , et il y porta assez heureusement cette douceur qui caractérisait les vers de PArioste et du Tasse, ail écrivit, dit Laharpe, plus purement que Ronsard et ses imitateurs ; il effaça la rouille imprimée à notre versification , et la tira du chaos où on l'avait plongée. Il évita avec assez de soin l'enjambement et l'hiatus ; mais faible d'idées et de style, il n'a pu dans l'âge suivant garder de rang dans le Parnasse. »

Desportes reçut du duc d'Anjou, qu'il avait suivi en Pologne, lorsqu'il fut devenu roi sous te nom d'Henri III en 1582 , l'abbaye de Tiron , en 1589 celle de Josapfeat, et enfin celle de Bonport. C'est dans cette dernière qu'il mourut en 1606, âgé de soixante et un ans.

Oh , bienheureux qui peut passer sa vie Entre les siens, franc de haine et d'envie , Parmi les champs , les forêts et les bois , Loin du tumulte et du bruit populaire ; Et qui ne vend sa liberté pour plaire Aux passions des princes et des rois !

11 ne frémit 1, quand la mer courroucée Enfle ses flots , contrairement poussée 2

Page 1