SEMAIS
SÉGRA1S (Jean Regkault de), né à Caen, entra à l'âge de vingt ans dans la maison de mademoiselle de Montpensier, où il fut longtemps secrétaire , puis gentilhomme ordinaire de cette princesse. Plus tard , il se retira auprès de madame de Lafayette, et eut part à la composition de deux romans de cette dame ( Zaïde et la Princesse de Clèves), qui parurent même sous son nom. Enfin il retourna dans sa patrie, et se livra entièrement à la culture des lettres, dans lesquelles il s'était fait un nom , puisque Boileau , invitant, à la fin de son Art poétique, les plus célèbres poètes de son temps à célébrer le nom de Louis XIV, dit :
Que Ségrais dans Téglogue en charme les forêts.
C'est en effet dans l'églogue que Ségrais s'est distingué. Ce genre de poème ne laisse guère de place à l'originalité dans les idées; et Ségrais n'est pas sorti de la forme admise parles anciens ; mais dans ce cadre étroit et peu varié , il a du moins à un haut degré les qualités qu'on y peut raisonnablement désirer, la simplicité dans les pensées, la douceur dans le style , l'harmonie dans la versification.
Ségrais fut admis à l'Académie française en 1662 : il mourut en 1701.
Tlmarète.
Clarisse aime mes vers , faisons-en pour Clarisse K Qui peut rien refuser au beau sang d' Arténice * ? Le beau nom d' Arténice a volé jusqu'aux deux ; Le beau nom de Clarisse est aimé de nos dieux :
1. Mademoiselle de Rambouil- 2. Madame de Rambouillet, let, depuis duchesse de Montau- mère de la précédente, et dont sier. l'hôtel était alors renommé.