‹ Modèles de littérature françaiseChapitre 19 sur 127 · Gonsidéralioa. 1&. Deoys rancieii · texte numérisé non relu

Gonsidéralioa. 1&. Deoys rancieii

MONTAIKNE. 11

en icelle ^ le capkaine Pbyton , firand iMMaime de bien , qui ra¥ait ^ obsânémeiic déi!^ae « voulut eu tirer un tragique temple de Te^geattce. Il lui dit preaiièremeat comment le jour avant fl avait lût noyer son fils et tous ceux de sa parenté : à^uoi Phylon répondit se^l^[)ent qu'ils en étaient d* un jour plus benreux que Uû. Après il le fildépouâki* et saisir àdes l)€HaTeaux,etle2 traîner par la vilk en le fouettant très ^omimieusement etcrueUement, et en outre le €hai:geantde félonnes paroles et contuméyeuses ^. Mais il eut le courage toejours oonstaat, sans se perdre; et d'un visage ferme, alla^ au contrJku*e rainentevant * à .ha«te voix rhonwable et glorieuse cause de sa jnort, pour n'avoir voulu rendre son pays entre les mains d'na tyran, le menaçant d'une {»*ochaine pumlion des dieux. Dyoïûsius , lisant 4ans les yeux de la commune ^ de son armée que, au lieu de s'animer des bravades de cet ^laemi vaincu au mépris de leur chef et de son tiiompbe, elle allait s'amollissMit par l'étonnement d'une si rare valu, et marchandait de se mutiner ^ et même d'arraché Phyton d'entre les mains de ses sergents, fit cesser ce martyre, et à cachette ^ l'envoya noyer en la mer.

Certes, c'est un sujet merveiUeus^ieat vain, divers et ondoyant ^ -que l'homme : il est malaisé d'y fcmder jugement ccmstant et uniloru^e. Voi^ Pompénis qai pardonna à toute la viUe des Mamertins , contre laquelle il était fort animé, en considération de la vertu et magnanimité du citoyen E^ott qui se chargeait se«l de la faute publique et ne requérait autre grâce que d'en port^ seul la peine : et l'hôte de Sylla, ayant usé en la ville de Péruse de semblable v^^ , i^'y &%^9L rien ni pour soi ni pour les autres. £t, directement conti^e mes premiers exen^les , le plus hardi des

Page 1