‹ Modèles de littérature françaiseChapitre 98 sur 127 · LAPLACE · texte numérisé non relu

LAPLACE

NÉ EN i7W.

LAPLACE (PiERBB-SiMON, marquis de), né à Beaumont-en-Auge» dans le GaWados, d*un pauvre paysan, montra assez de dispositions pour que quelques personnes riches lui fissent commencer ses classes dans le collège de son village. Cependant il voulut venir continuer ses études à Paris, trouva un protecteur dans d^Alembert, et profita si bien de ses conseils et de ses leçons que bientôt des découvertes capitales et des mémoires scientifiques du plus grand mérite lui ouvrirent 1* Académie des sciences. On sait qu'il s'est élevé au premier rang des géomètres et des astronomes , et que pendant plus d'un demi-siècle il a enrichi les recueils de l'Académie des inventions et des découvertes les plus remarquables. Mais ce qui nous intéresse ici , c'est qu'il a été aussi excelient écrivain qu'habile géomètre. Il a , dans son Exposition du système êm monde , résumé pour le public ce qu'il avait écrit pour les mathématlr ciens dans sdi Mécanique céleste^ et s'y est fait admirer par un style d'une pureté et d'une convenance irréprochables. Il fut nommé membre de l'Académie française en 1816.

Laplace est mort le 7 mars 1827.

Dn mouvement dlorne «a elcl.

Si pendant une belle nuit , et dans un lieu dont ThorizoD doit à découvert , on suit avec attention le spectacle du ciel, on le voit changer à chaque instant Les étoiles s'élèvent on s'abaissent ; quelques unes commencent à se montrer vers Torient, d'autres disparaissent vers Toccident; plusieurs » telles que Fétoile polaire et les étoiles de la grande Ourse, n'atteignent jamais l'horizon dans nos clknats. Dans ces mouvements divers , la position respective de tous ces astres reste la même : ils décrivent des cercles d'autant plus petits, qu'ils sont plus près d'un point que l'on conçoit immobile. Ainsi le

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