Les bénitier
tteplanchesontceux qui conviennent plus particulièrement aux « zlises à colonnes, à celles dont le style de l'architecture se rapproche de l'antique. Les deux de Spolette sont sages de composition et rappellent les onvrages des beaux siècles de l’art. Celui de la cathédrale de Messine, dont le bassin est posé sur le füt d’une colonne sans chapiteau, est d’une grande finesse de travail et original. Ceux de la sacristie de la cathédrale de Sienne appartiennent à cette époque de l’histoire de l’art où les artistes, cherchant à s'affranchir du goùt gothique, s’appropriaient les formes de la belle antiquité, et formaient, de leur mélange avec celles qui leur étaient plus familières, des ouvragesincohérens ,bizarres, dont la profusion des ornemens formait le caractère distinctif. Ces deux bénitiers témoignent à la fois et du grand ta-
lent et de l'imagination dérég cutés.
ée des artistes qui les ont exé-
Prancue 53. Les trois bénitiers principaux de cette planche
sont des modèles précieux de goût et de convenance. Deux paraissent être formés de fragmens empruntés à la belle antiquité. Celui tiré de San-Miniato est surtout remarquable par sa noble simplicité et le caractère de ses profils. La balustrade devant laquelle il est placé est un ouvrage en marbre
blanc dont le lisse des panneaux en retraite est incrusté en
marbre de différentes couleurs.
Le bénitier de la cathédrale de Pise, pour être riche de
détails, n’en est pas moins un ouvrage sage qu'on peut étu-
dier sans crainte de s'égarer:; il parait être une imitation de ces b:
dans l'intérieur des maisons. La statue de saint Picrre, pla-
Sins que les anciens plaçaient ou dans les jardins, ou
cée au milieu, semble avoir pour piédestal le conduit d’eau jaillissante qui s'élevait du centre de ces vasques.
Quant au bénitier et à la balustrade de la cathédrale de Quimper, en Bretagne, comme exemple gothique nous ne pouvions rien offrir de plus parfait. Les artistes qui auront à lis
avec fruit ou le reproduire exactement. Le bénitier et la
meubler d’ancienn
s pourront étudier ce beau modèle
crédence placés au haut de la planche sont modernes. Pcancne 54. Nous réunissons sur cette planche des moüfs d'objets que le cadre de notre ouvrage ne nous a pas permis de multiplier. Excepté la belle vasque du seia 2 celi
tées au musée du Louvre, tous ces motifs sont d’une grande
me
eg antique supportée par les trois Grâces, emprun-
simplicité et destinés à des usages vulgaires. En les rapprochant ici, nous avons eu pour but de démontrer que les ou=
vrages les plus ordinair
sont susceptibles, sous la main de l'artiste, de prendre des formes nobles et de recevoir des embellissemens. La vasquede la pompe du passage Guénégaud est un exemple jeté parmi nous, qui, s'il peut avoir des imi-
tateurs , étendra le domaine de l’art.