DES LIMONS
Les figures -j3, 74, 75, 76 et 77 sont les différentes parties d’un escalier à noyau, où viennent s’emmancher les limons parallèles aux murs qui forment la cage de l’escalier. Dans ce cas, les limons sont droits , et il n’est pas difficile de les tracer ; il ne faut que relever sur le plan les devants des marches, les contre-marches et leurs épaisseurs, et les rccroiscr successivement parles hauteurs des marches. On obtient ainsi les points 8, g, 10,
11 , 12, i3, fig. 74, auxquels on mène parallèlement les lignes qui terminent le limon en haut et en bas. On a eu par le même procédé les portions de limon, 75 et 76, qui sont assemblées dans le noyau de fond, au moyen de tenons figurés a, b, c, d; l’on voit la mise-dedans de cet assemblage, fig. 77.
La fig. 78 est une partie d’escalier rectangulaire à quartiers tournans. L’emmarchemcnt, ef, est relevé sur le plan, fig. 82 , et la rampe, gh, est développée fig. 81 ; oiv l’a faite comme il a été expliqué ci-devant pour la fig. 28, en portant, l’une après l’autre , les mesures partielles des marches G, i, k, 1, m, de 2 en i, de 3 en k, de 4 en 1, de 5 en m, etc. , et en les croisans par les hauteurs des marches égales à 3i, 4^, 51, 6m, etc.; ce développement donne une ligne sinueuse , qui est celle du limon.
C’est de la même manière qu’on a développé les limons demi-circulaires des fig. 83 et 85, où les largeurs
partielles des marches a, b, c, d , e, f, et j, i, k, 1, m, n, sont relevées par des perpendiculaires marquées des mêmes lettres en élévation ; les autres lignes ponctuées sont les épaisseurs. L’égalité des marches, dans le premier cas, donrtc. une courbe continue, et leur inégalité , fig. 85 , donne une courbe sinueuse, fig 86.
On observera qu’en appliquant une règle sur les points n', n" et in', m", etc. , du haut du limon, elle doit toucher exactement toute la ligne r/, n", ou m', m", et que la scie doit suivre la même direction, lorsqu’on coupe le bois, dans l’exécution de ces courbes.
La fig. 87 est faite pour expliquer la manière de tracer la cerce rallongée d’une partie de limon , fig. 8g , et connaître la forme et l’épaisseur du bois à retrancher ( opération qu’on nomme le débillardcmcnt).
Pour exécuter cette même partie , présentée géométralement et en raccourci, fig. 88, on opère ainsi: Après avoir fait la projection verticale, fig. 88, on tire la ligne A, b , qui touche l’extrémité A, et la partie la plus bombée du limon ; ensuite , des points de contact de celte ligne avec chaque ligne de la projection verticale, on élève des perpendiculaires, et, enfin, on prend sur le plan de niveau les distances de chacun des points de la courbe à la lignée, D, qui représente, en plan, la ligne A, b, et qu’on rapporte sur les lignes correspondantes pour avoir la cerce rallongée, fig. 8g. Nous n’insisterons pas davantage ici sur cette opération, qui sera expliquée avec tous ses détails , dans les deux dernières planches.
C’est aussi par le même procédé qu’on a eu la cerce rallongée, fig. g6, qui est celle d’une partie de limon , fig. g5 , appartenant à un escalier rond , à jour et à repos , fig. go. La partie du limon du repos est relevée, fig. g4, et les autres portions du même limon sont fig. gi , 92 et g3. On voit qu’ils sont assemblés à joints rompus, ab, cd, ef. Le limon des fig. g5 et g6 est celui compris entre les points G, H, comme on peut le voir aux lignes marquées des mêmes lettres , fig. g5 et g6.
Planche 72.