DES MARCHES
Cette planche est consacrée aux diverses constructions des marches. Les fig. 36 et 37 , 38 et 3g sont des marches palières; on les fait ordinairement massives au départ des escaliers, pour augmenter leur solidité : elles se composent quelquefois des deux et trois premières marches, comme on le voit ici , avec leurs coupes a , b, c el d. Les fig. 40 , 4 1 et 4 2 indiquent plusieurs marches différemment construites. La première se compose de deux morceaux réunis par un tenon : les lignes ponctuées indiquent le recouvrement de la marche suivante. Les fig. 4-3 et 44 sont des marches en coupe, portant des barreaux de rampe; dans la première, ils sonL enfoncés; dans la seconde, ils sont en saillie et vissés. Voyez fig. 5o et 5i. Dans ce dernier cas, le fer doit être encastré dans la marche, de manière à effleurer le parement de dessus. Les fig. 46 et 47 sont différons profils de marches, bien entendus sous le rapport de la solidité. Les fig. 48 , 4g sont des marches composées de simples planches, clouées ou assemblées à rainures et à languettes. Les fig. 52 et 53 représentent la face et le profil, vus perspectivement , de marches pleines, comme on les emploie le plus fréquemment dans la construction des escaliers modernes. On voit la manière dont elles sont contreprofilées et coupées pour se recouvrir l’une l’autre. Ordinairement on les fortifie par des tenons a, b, par des plates-bandes en fer c, d, ou même des boulons en fer qui les traversent , serrés à vis et écrouxc, f, g, h , fig. 67 et 58. La disposition des rampes est aussi indiquée dans ces dernières figures. 1 , k sont des barreaux isolés, enfoncés à chacune des marches dans le massif du bois; l, ai, fig. 57, est une barre continue qui porte les barreaux. Cette dernière manière offre l’avantage de pouvoir les espacer à volonté , et de leur donner une hauteur égale. Quclquefoislcs marches, quoique contre-profilées, sont de simples bâtis de planches assemblées en biseaux et soutenues par une courbe rampante en crémaillère , fig.54 ,55 , 56. Cette crémaillère est composée de pièces a, b, c, d, une pour chaque marche, et fortifiée par une doublure qui s’y applique, milieu sur joint, et sur laquelle elles sonL clouées. Les pièces de celte doublure sont indiquées en plan et en élévation, par les mêmes lettres f, g, h, i k, 1.
La fig. 5g est une portion d’escalier circulaire dont les marches contre-profilées, fig. Go, sont soutenues par un Làtis, fig. 61. On voit , fig. 62 ct63 , la coupe des marches à leurs deux extrémités, ayant la coupe du joint perpendiculaire au rampant de l’escalier à chaque bout, ce qui donne une surface gauche indiquée par la fig. 64. Quoique celle méthode soit la plus correcte, on préfère, pour la simplicité , faire la coupe seulement perpendiculaire à la ligne de milieu des marches, ainsi que l’indique la figure 65.
Le reste de celte planche contient plusieurs espèces de construction pour les marches et plafonds des escaliers. Tantôt ces marches sont assemblées à queue dans le bâtis, fig. 66, 67, quelquefois les contre -marches sont contenues, haut et bas, dans une rainure pratiquée aux girons des marches , et alors , on les fortifie par un boulon en fer qui se visse sur un étrier , figure 68.
On voit un autre assemblage pour les contre-marches, fig* 6g, y o et 71 ; et , fig. 72 , une construction pour les courbes rampantes composées de plusieurs pièces.
Figure 6g, sur le vide triangulaire a, b, c, d, e, f, on applique la pièce a', 1/, c', d', e', f', qui porte la coupe et dont on voit le parement figure 70 , et le contre-parement a", b”, c", d", e", f", figure 7 t. Ce dernier a une rainure intérieure, G, pour recevoir le plafond qui forme la coquille de l’escalier. A la figure 72 est un tasseau triangulaire i, k, 1 , m, portant rainure et languette, pour s’adapter sous le milieu des marches et les fortifier.
On peut aussi employer de semblables tasseaux à l’extrémité des marches.
Planche 71.