PORTES GRILLÉES
Planche i3.
Ces deux belles portes de la cour du Louvre , qui se répètent tout au pourtour du rez-de-chaussée, datent du temps de la dernière restauration de ce palais , par MM. Percier et Fontaine, qui ont eu soin de les composer et de les orner de manière à être en harmonie avec l’architecture qui les entoure ; c’est ce qu’on peut remarquer dans la plus grande , dont les panneaux sont de la forme usitée dans les menuiseries du temps de Henri II.
Leur proportion est belle et sévère , et les ornemens tailles avec soin. Elles sont enrichies de boutons en cuivre, et leurs panneaux à jour sont fermés par des grillages en 1er, garnis de rosettes en cuivre, et vitrés du côté intérieur. Ces ouvrages font autant d’honneur aux habiles architectes qui en ont dirigé l’exécution, qu’à l’ouvrier à qui elle a été confiée.
Planche 14.
Cette planche contient d’abord la porte grillée du Pclit-Chatclct , sur la place du même nom, dont la proportion générale est ferme , simple et large ; la sobriété d’ornemens qu’on y remarque , ajoute encore à son caractère de sévérité.
La porte de la maison rue Lcnoir ne donne point passage aux voilures , mais elle est d’une grande dimension. La grille du ceintrc , en éventail , celle du panneau du milieu, et les dormans de chaque côté , ornés de caissons , méritent d’être remarqués. On a donné une portion de plan , ou coupe transversale de chacune de ces portes , pour en bien faire sentir la construction.
Au centre de la planche sont plusieurs panneaux de portes grillées, où le fer est employé en compartimens ingénieux.
Planche i5.
Cette planche renferme deux portes-cochères , ornées de panneaux de grilles , avec leurs détails. La première , rue Notre-Dame-Nazareth , sert d’entrée à la maison de M. Feucher , fabricant de bronzes. La menuiserie en est large et bien traitée, sur-tout dans la baguette du milieu , qui est ornée avec goût. Les grillages des panneaux à jour se composent de barres de fer et de plusieurs ornemens en bronze , qui sont riches et d’une élégante distribution. Cette porte , ainsi à jour , laisse apercevoir une cour decorec avec goût de plusieurs monumens antiques.
L’autre porte est plus commune, mais le panneau
en fer est à remarquer , ainsi que celui qui occupe ’e milieu de la planche , et qui vient d’une maison rue de Clcry. Dans ces divers exemples, les contours du fer remplissent les baies avec grâce et solidité.
Planche 16.
On voit sur cette planche une porte qui sert de clôture à un vestibule ayant son entrée par la rue de Yalois. On a eu l'idée singulière d’y sculpter de chaque côté une lyre en bois , dont les cordes en fer forment le grillage de la porte. Les numéros sont aussi en fer , sur un espace a jour; le reste est plein. La sculpture est bonne, et relève le mérité de l’invention. Cette porte , ainsi décorée , pourrait s’employer dans plus d’une occasion, et notamment pour un théâtre. On en a donné la coupe à côté.
Les deux petites portes, à droite et à gauche de celleci, sont très-simples, sur-tout celle de la rue Dauphine; l’autre vient d’un cloître , et le grillage y forme une espèce de treillis , qui est solide et d’un bon effet.
Planche 17.
Des quatre portes réunies sur cette planche , les deux premières ont une certaine importance , quoiqu’elles ne ferment que des vestibules donnant sur la rue. Celle de la rue de Tournon se fait remarquer par l’cntrclas des barreaux , qui forme , surtout dans l’hémicycle , un ornement agréable et solide. La proportion des diverses parties de ces portes est bonne et bien convenable pour l’usage.
Les deux autres sont plus petites ; les grilles en sont variées et bien ajustées. Celle de la rue de la Monnaie a été choisie à cause de l’arrangement des flèches dans une de ces formes bâtardes , et dont la décoration offre toujours des difficultés qui se rencontrent souvent.
Planche 18.
Cette feuille contient quatre portes d’allées avec leurs détails. Elles sont toutes d’un goût différent , et trois d’entre elles ont au-dessus un grillage fixe. Leurs panneaux sont variés de formes et de construction , et celui qui représente des écailles dans un bouclier est trèsoriginal.
La serrurerie étant presque l’objet principal dans ces sortes d’ouvrages, on a dessiné sur les marges , et sur une plus grande échelle , les parties qui ont paru en avoir besoin , pour qu’il n’y ait aucune incertitude , dans le cas où l’on voudrait en exécuter de semblables.