‹ Modestes observations sur l'art de versifierChapitre 46 sur 101 · ESEHTLES DE TRI- ET DE I · texte numérisé non relu

ESEHTLES DE TRI- ET DE I

Ma mignonne.

Je vous donne

Le bonjour.

Le séjour,

C'est prison :

Guérison

Recouvrez,

Puis ouvrez

Votre porte.

On sait le merveilleux parti qu'Hugo

a tiré de ce rythme ingrat

dans le Pas d'armes du Roi Jean.

Pour les disylkbes, toujours mêlés à d'autres vers au moyen âge

et à la Renaissance, on

connaît assez la célèbre pièce de Djinns.

Mais on ignore peut-être

que Soulary a

écrit deux sonnets dans ce

rythme. Ils remontent

à quelque trente-six ans au moins. Je ne

crois pas qu'ils figurent

dans ses Poésies

complètes. Du moins ils ne

sont pis dans l'édition dite de la Ville de Lyon. Ci l'un d'eux, à

titre de curiosité :

Long jour

Ta chaîne

Sans trêve,

Te gêne :

Achève

Attends

Ton tour.

Cœur lourd

La douce

De sève,

Secousse

Où lève L'amour.

Du temps.

Quand j'étais petit goi

le, et qu'il s'agissait, aux jeux, de déguiller

pour savoir sur qui tomberait le sort,

ious disions, à mesure que

l'on se comptait, une su

ite de vers dïsyllabiqucs, où le mètre allait

à ravir. Nos vers avaient

la poésie tout entière : le syllabisme, tou-

jours; la rime, de temps en temps; l'allitération souvent; de sens

point, et enfin, comme i

Jans les pièces (

l'Hugo, le dernier vers, par

un changement soudain

de rythme, éto:

niait et charmait à la fois :

Uni, Unin,

Gazell'e, Du pied, Du jonc, Coquille, Bourdon'.

Un loup,

Désert,

La queue, Fît un

Pour qui?

Pour toi I

Retire-toi — dans ta cabane de bois !

Enseignement que même les petits gones on instinctif de la cadence, D'évidence, cela charmait pins nos c que si nous avions compté : un, — deux, — irais, etc.

Les Italiens n'ont point failli à donner des régies pour pi; lève dans le trisyllabe. Ils en ont deux schémas : l'accent s 1 premier lieu, soit au deuxième :

O prlm(a) ed ultima Cur(a) e diletto ",

Gribouille aurait dit plus simplement qu'il l'accent sur la troisième syllabe.

Les Espagnols, sans en faire une loi, tiennei: de le colloquer sur la première :

te faut pas placer comme préférable

Placido sueuo (sommi'il paisible)

i donnent la singulière raison que le vers de quatre syllabes sonne alors comme deux vers de deux syllabes. En voyez-vous le mérite? — Il semble bien, à contre-biais, que l'accent au deuxième lieu marque mieux la cadence.

Dans le trisyllabe, Italiens et Espagnols placent l'accent sur la

rgon des typographes s'était gliiri dans nos « vers >. mps ou h corporation des imprimeurs tenait une place cire par conséquent au xvi* sitcle.

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