ESEHTLES DE TRI- ET DE I
Ma mignonne.
Je vous donne
Le bonjour.
Le séjour,
C'est prison :
Guérison
Recouvrez,
Puis ouvrez
Votre porte.
On sait le merveilleux parti qu'Hugo
a tiré de ce rythme ingrat
dans le Pas d'armes du Roi Jean.
Pour les disylkbes, toujours mêlés à d'autres vers au moyen âge
et à la Renaissance, on
connaît assez la célèbre pièce de Djinns.
Mais on ignore peut-être
que Soulary a
écrit deux sonnets dans ce
rythme. Ils remontent
à quelque trente-six ans au moins. Je ne
crois pas qu'ils figurent
dans ses Poésies
complètes. Du moins ils ne
sont pis dans l'édition dite de la Ville de Lyon. Ci l'un d'eux, à
titre de curiosité :
Long jour
Ta chaîne
Sans trêve,
Te gêne :
Achève
Attends
Ton tour.
Cœur lourd
La douce
De sève,
Secousse
Où lève L'amour.
Du temps.
Quand j'étais petit goi
le, et qu'il s'agissait, aux jeux, de déguiller
pour savoir sur qui tomberait le sort,
ious disions, à mesure que
l'on se comptait, une su
ite de vers dïsyllabiqucs, où le mètre allait
à ravir. Nos vers avaient
la poésie tout entière : le syllabisme, tou-
jours; la rime, de temps en temps; l'allitération souvent; de sens
point, et enfin, comme i
Jans les pièces (
l'Hugo, le dernier vers, par
un changement soudain
de rythme, éto:
niait et charmait à la fois :
Uni, Unin,
Gazell'e, Du pied, Du jonc, Coquille, Bourdon'.
Un loup,
Désert,
La queue, Fît un
Pour qui?
Pour toi I
Retire-toi — dans ta cabane de bois !
Enseignement que même les petits gones on instinctif de la cadence, D'évidence, cela charmait pins nos c que si nous avions compté : un, — deux, — irais, etc.
Les Italiens n'ont point failli à donner des régies pour pi; lève dans le trisyllabe. Ils en ont deux schémas : l'accent s 1 premier lieu, soit au deuxième :
O prlm(a) ed ultima Cur(a) e diletto ",
Gribouille aurait dit plus simplement qu'il l'accent sur la troisième syllabe.
Les Espagnols, sans en faire une loi, tiennei: de le colloquer sur la première :
te faut pas placer comme préférable
Placido sueuo (sommi'il paisible)
i donnent la singulière raison que le vers de quatre syllabes sonne alors comme deux vers de deux syllabes. En voyez-vous le mérite? — Il semble bien, à contre-biais, que l'accent au deuxième lieu marque mieux la cadence.
Dans le trisyllabe, Italiens et Espagnols placent l'accent sur la
rgon des typographes s'était gliiri dans nos « vers >. mps ou h corporation des imprimeurs tenait une place cire par conséquent au xvi* sitcle.