‹ Modifications de la phalangette dans la sueur, le rachitisme et l'hippocratismeChapitre 11 sur 11 · SECONDE PARTIE · texte numérisé non relu

SECONDE PARTIE

Types et Observations.

Dans la première partie., nous avons mentionné, en les condensant le plus possible , les résultats obtenus d’un long travail. Dans la seconde partie, nous allons présenter les types auxquels nous avons pu rapporter toutes nos observations. Celles-ci sont au nombre de 481 : nous en citerons quelques-unes, à la suite de chaque type, comme exemples des faits exprimés dans la première moitié de ce mémoire (1).

Il ne faut pas oublier que nous ne parlons jamais que du doigt médius de la main gauche .

Types 1, 2 et 3.

Ces trois types sont réguliers. Les ongles, longs, portent presque tous une lunule; elle existe 16 fois sur 17.

Ils appartiennent plus spécialement à des races venues du Nord et de la Germanie : Alsace, Lorraine. Savoie, etc.

Fort peu de marques rachitiques. Observations notables.

Peu d’observations intéressantes, néanmoins, comme

(1) Les observations d’accouchements ont été relatées dans la première partie, nous les passerons sous silence dans la seconde.

touchant à la loi du rhumatisme . Un scieur de long couche constamment à l’humidité ou sur la terre, ne

transpire pas ou du moins très-difficilement. Cependant il en est à sa seconde attaque de rhumatisme; par son excessive imprudence cet homme rachète ce qui manque du côté de la diaphorèse, pour faire de lui un rhumatisant.

Il présente un arc sudoral très-marqué; est-ce l’influence d’une sueur habituelle, ou celle de la manifestation présente?

Ce doigt porte un ongle carré, en général long et pourvu de lunule. L’arc transversal appartient à la série B. (sudorèse forte pour toute cette série).

Les sujets de ce type transpirent très -facilement, mais aucun n’ayant d’humidité dans son hygiène, pas de rhumatisme.

Un seul est marqué de fortes déformations rachitiques

aux jambes, mais rien ailleurs.

L’ongle est assez court relativement au type, et la phalangette n’est que passable au point de vue rachitique, ainsi a = 100 et p = 51. C’est une femme, elle a marché assez tard, et était boulotte.

type 5.

13 lunules sur 14 sujets. Ce type est remarquable par

la forte saillie de la pulpe palmaire et l’étroitesse de sa face dorsale. Ces particularités sont dues à ce que l’arc appartient aux degrés accentués de la série B.

L’ongle, épais et fortement recroquevillé sur les côtés, comf y prime les chairs latéralement

et les refoule vers la .paume de la main. Les sujets ont presque tous une très-forte diaphorèse. La majeure partie appartient aux Vosges, à la Lorraine, à la Franche- Comté, à la Bourgogne et à l’Autriche, toutes races germaines.

Observations notables.

Une petite femme a des fissures aux doigts de pied (non syphilitiques), évidemment sudorales; elle transpire beaucoup au moindre exercice; jamais de rhumatismes, mais aussi jamais d'humidité.

Un garçon de 16 ans ; chorée, a eu un rhumatisme il y a un an ; dans mes notes j’ai d’autres chorées, mais sans rhumatismes.

Un typographe, rachitisme peu exagéré, également réparti, a =86, P == 64 ; le second rachète le premier : phalangette passable. Cet homme transpire ordinairement très-facilement ; depuis deux ans, il habite un logement hnmide, pas de rhumatisme ; mais, ainsi que nous l'avons exposé dans la première partie, la cirrhose dont il est atteint pourrait, suivant nous, le remplacer.

Un jeune homme de 20 ans, charretier, arc 12, transpire très-facilement; rez-de-chaussée seulement depuis deux mois, pas encore de rhumatismes, mais, patience ! L’ongje est très-épais, 50, profession rude et sudorèse.

Un employé d’octroi, manières et idées d’hystérique. Rien aux bras, mais rachitisme marqué des jambes, a =81 et p = 54 ; le second chiffre rachète presque le premier, donc la phalangette reste médiocrement rachitique. Cet homme marchait peu solidement étant enfant ; l’ongle ou corps de l’os le montre bien, mais il y a eu réparation active, car le développement ultérieur de la phalangette a amplement racheté la brièveté de l’ongle ; d’autre part, notre homme a acquis une assez belle taille.

Il nous présente une autre particularité : ses dents répondent au type 3, mais portent une ligne horizontale de ponctuations brunes à 2 millimètres du bord; il en a beaucoup comme cela.

Le troisième rachitique un peu marqué de ce type, est un homme qui n’a marché qu’à 13 mois, était boulot. Il présente des marques assez nettes, également réparties aux bras et aux jambes, les dents sont comme celles du sujet précédente * — 100, ce qui est passable, mais p = 47, qui est nettement mauvais, donc phalangette assez fortement rachitique. Très-peu de lunule, bien qu’il ait un peu maigri.

Une femme qui n’a marché qu’à 2 ans et demi, est convalescente de fièvre typhoïde, arc 12, très-sudoral; en dehors de cela, elle a eu des douleurs articulaires. Peu de chose aux jambes, mais aux bras forte saillie cubitale ; dents très-belles, a = 70 et p = 48. Ces deux chiffres appartiennent à une phalangette fortement rachitique; très-petite lunule cependant : elle est de Bade, il est vrai.

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3 sujets, 3 lunules; deux sont de la Bourgogne (Burgundes) et un du Loiret (Franks ou Anglais).

La forme irrégulière de ce type doit tenir à une exagération des courbures normales de l’os ; exagérez, par

exemple, celles de la figure 7 (à l’ongle hippocratique lre partie).

Pour deux de ces sujets, le corps de l’os mesuré sur l’ongle est resté long, mais la base épaisse doit faire penser au rachitisme, nous concluons à une affection tardive, et cela est confirmé par ce fait que les dents, 4 et 5, ont été touchées.

Le troisième, qui a marché un peu plus tard que ses frères, dit-il, offre des marques assez nettes, plus fortes aux jambes, mais les dents répondent au type 2. a= 90 50; le premier chiffre est sensiblement rachitique; il annonce que Fongle et le corps de l’os, qui lui correspond,. sont restés courts. En joignant à cela l’absence d’altérations dentaires, nous conclurons à un rachitisme bien moins tardif que celui des deux autres sujets du même type.

Cet homme est l’une des très-rares exceptions à la loi du rhumatisme: il transpire très-facilement, a l’arc 17, mais ne mentionne qu’une douleur douteuse depuis l’âge de 15 ans (il a 26 ans), bien qu’il ait couché au rez-dechaussée pendant trois ans, et souvent sur la terre. En

revanche, il s’enrhume très-facilement, et son père serait mort d’une laryngite qui aurait duré trois ans.

type 7.

Il semble être un type 1, court. 7 lunules sur 10 sujets; ce sont surtout des hérédités germaines : Alsace, Lorraine, Flandres.

Ce doigt, comme tous les autres , du reste , est variable comme volume ; il existe, plus petit, chez des femmes.

Les sueurs sont abondantes, arcs de la série B.

Observations notables.

Une femme enceinte, domestique, épaisseur d’ongle 21 au lieu de 36, moyenne de cette profession.

Un emphysémateux, qui a longtemps habité l’humidité et transpire très-facilement : mais pas de rhumatisme. Est à l’hôpital pour son affection bronchique ; bous le citons comme faisant exception à la loi du rhumatisme. Mais ne peut-on admettre que la localisation bronchique remplace les déterminations musculo-articulaires, qui, dès lors, prennent le chemin du poumon ?

Rachitisme assez net, un peu plus fort aux jambes, dents petites.

= 100, p =47.5; d’après ces chiffres, la phalangette est assez rachitique; cet homme est né petit, a marché de bonne heure, mais était boulot. Il est de la Meuse (lunule).

Une grosse alsacienne de 30 ans, tumeur syphilitique intracrânienne; amaurotique depuis trois ans. Prend de l’iodure de potassium depuis des années, actuellement 7 grammes par jour. Toutes ses dents répondent au type 5. Cette femme m’affirme qu’elles n’ont pas toujours été comme cela, que c’est depuis qu’elle a fait usage du Kl. J’accepte son explication, d'autant plus qu’il n’y a rien de rachitique nulle part

et que la phalangette fournit deux bons chiffres, a = 113, p = 52. Elle est de taille moyenne.

Un jardinier, 31 ans, en est déjà à sa cinquième attaque de rhumatisme, un peu d’insuffisance mitrale; il travaille souvent à l’humidité, et habite le rez-de-chaussée ; il prétend ne transpirer que très-modérément, et pourtant boirait beaucoup d’eau, sans uriner pour cela notablement.

Un tailleur de pierres, 52 ans, pas de rhumatismes, transpire facilement, métier dur ; a quelquefois couché au rez-de-chaussée quand il est à Paris. Il m’assure avoir des précautions, et notamment tirerait son lit vers le milieu de la chambre.

Une femme convalescente de fièvre typhoïdè, épaisseur d’ongle 41 au lieu de 34,6; elle vient de faire une maladie à sueurs. L’arc ne répond plus à la série B, comme les précédents ; mais il est désigné comme régulièrement arqué, série A, par conséquent. Nous aurions affaire aune incurvation rapide, déterminée très-probablement par sa maladie .

types 8 et 8 bis .

Ce sont des formes de doigt régulières, se rapprochant des types 1,2 et 3. L’ongle^ plus large en bas, affecte une figure ogivale.

T. 8. T. 8 (bis).

Ils se rencontrent dans des races très-diverses, mais surtout dans l’Ile-de-France (Franks).

En général, Tare appartient aux séries A et G, c’està-dire à des courbures assez régulières, variables comme degré suivant les individus, mais répondant de préférence à des nuances moyennes.

Le rachitisme des sujets est très-léger, et cependant, sur 31, nous ne comptons que 5 lunules. Le rachitisme dentaire est assez fréquent ; nous savons qu’il est lié en général à l’apparition tardive de la maladie, lorsque déjà le squelette et la phalangette sont assez résistants pour souffrir peu de l’affection.

Observations notables.

Un jeune homme de 27 ans, vomique pleurale, répétée pendant un mois, extrême faiblesse. Pendant les cinq semaines suivantes, il reprend considérablement et sort guéri après trois mois de maladie en tout. Il est signalé comme rachitisme douteux. «= 108, 3 = 47, c’est-à-dire que, du côté de la phalangette, il y a quelque chose d’assez net : le premier chiffre est bon, mais il est détruit par 47.

Femme qui vient d’accoucher ; épaisseur d’ongle 25 au lieu de 34,6, moyenne normale des femmes. Transpire facilement, mais jamais de rhumatismes, bien qu’elle ait habité le rez-de-chaussée pendant un an : il n’y faisait jamais froid, car elle y entretenait du feu.

Grande femme qui a marché à 18 mois, a = 96, p = 48 ; la phalangette est donc sensiblement atteinte. Les jambes sont un peu en cerceau, genoux un peu forts; les bras sont de même assez nettement touchés. Mais le doigt n’a pas la forme infantile, le rachitisme n’en est pas très-marqué, en somme ; c’est pourquoi cette femme a pu accoucher sans difficulté, il y a deux jours, d’un enfant d’assez bonne apparence ; il n’est pas petit, en tout cas.

Une autre femme a eu quatre enfants à terme assez forts ; dents trèsrachitiques, très-peu de chose au reste du corps, a = 100 et p = 53 ; le premier chiffre est passable, mais le second est bon, donc accouchements ordinaires.

Un homme a marché tard et difficilement; marques légères aux jambes, plus fortes aux bras, dents 5. a = 100 3 = 46 ; le premier

est médiocre, le second est très-nettement mauvais : donc rachitisme net de la phalangette.

Dans le type 8 bis, à lunule, nous trouvons :

Une femme dont les traces rachitiques sont insensibles aux jambes, mais pius nettement accusées aux bras ; a des dents 5. Elle a marché à 9 mois, quoique maladive avant cette époque. Elle a accouché facilement deux fois à terme, d’enfants assez forts. * = 109, p = 51. Ces deux chiffres sont bons.

Une petite femme qui offre une lunule, est en train de se tuberculiser, le sommet droit commence. Très-scrofuleuse, elle a marché à 9 mois, était très-boulotte. Accouchements faciles, cinq enfants , petits, a = 91, p = 50 ; la phalangette est assez rachitique, mais les enfants sont petits. Quelques traces sur le squelette, mais également réparties.

Une femme de taille moyenne, qui n’a marché qu’à 3 ans et demi, et qui, par cela même, devrait être considérée comme nettement rachitique, ne présente que des marques légères et également réparties, a = 96, 3= 51. La phalangette est, d’après cela, à la limite; cette femme a donc pu accoucher très-facilement d’un enfant petit.

Elle est à l’hôpital pour son enfant qui a un an, se tuberculise et naturellement se rachitise, car ce n’est pas un signe *de bonne nutrition que d’arriver au tubercule. Ce petit malheureux présente nettement sur son médius le type 33, mélange d’hippocratisme et de forme infantile; c’est un doigt hippocratique d’enfant.

Quant à la mère, elle marche sûrement à la tuberculose dont elle présente tous les signes rationnels, mais elle n’offre pas de disposition hippocratique. Pas d’hérédité, mais sur huit frères et sœurs, sept sont déjà morts de la poitrine de 17 à 20 ans.

types 9 et 9 bis .

Ces deux doigts se rapprochent beaucoup des précédents, mais ils sont plus carrés, vus de profil; la pulpe est un peu plus saillante, sans doute, comme dans le type 5, à cause de la forme de l’arc unguéal qui appartient à la série B*

L’ongle n’est pas ogival comme dans les précédents, mais carré.

T. 9. T. 9 (bis).

Ethnologie variée, peu de rachitisme, diaphorèse assez forte.

1/3 de rhumatisants, 4 lunules pour 13 sujets.

Observations notables.

Une Bretonne de 28 ans, brodeuse à la machine, transpire très-facilement et continuellement, arc 12. Elle est exposée, à tout instant, aux courants d’air. Il y a neuf mois, elle commença à ressentir des douleurs articulaires, mais ne fut pas obligée de prendre le lit. Ces douleurs persistaient depuis sept mois, lorsque apparut une pleurésie; elle fut tout à fait malade. Un beau matin, en s’éveillant, elle s’aperçut que le ventre était très-gros et qu'elle avait les jambes enflées. Quand elle entra à l’hôpital, le diagnostic porté, après un examen très-complet, fut cirrhose du foie ; seule l’étiologie offrit des difficultés. Quelque temps après, il y a de cela trois mois, on lui fit une ponction ; depuis les jambes et le ventre ont diminué, sans toutefois être revenus complètement à leur volume normal, du moins pour l’abdomen. Depuis six semaines, la malade va beaucoup mieux, l’ascite ne s’est pas reproduite ; cette femme quitte l’hôpital après avoir repris son embonpoint.

Ne retrouvons-nous pas, dans tout cela, l’étiologie rhumatismale, avec métastase sur la plèvre d’abord, sur le foie ensuite. Mais il est un fait initial, les douleurs erratiques, et une cause primordiale, une sueur très-facile; nous maintenons l’étiologie a sudore et faisons de

cette cirrhose, puisque cirrhose a été diagnostiquée, une maladie rhumatismale, quelle que soit la façon d’entendre le mot.

Une femme de 21 ans, grande, mince, a marché à 10 mois; n’a eu ses premières dents qu’à 2 ans, pour ne commencer à les perdre qu'à 16 ans. On pourrait croire d’après cela à un fort rachitisme effectif; il n’en est rien, les dents sont belles et répondent au type 3. Il y a trèspeu de chose aux jambes et rien de sensible aux bras. Elle a eu deux enfants à terme, gros et faciles, ce qui ne nous étonne pas, avec des coefficients comme ceux-ci : a = 125, 3 = 65, excellents.

Au 9 bis, est une jeune fille de 21 ans, dessinatrice. Elle transpire beaucoup, d’habitude, et porte 46 d’épaisseur d’ongle. Elle prend une légère varioloïde, l’ongle après guérison est tombé à 44.

Une jeune fille de 18 ans, chlorotique, n’a marché qu’à deux ans passés. Elle ne présente rien comme rachitisme, à peine un peu de doute aux jambes, a = 118, 3 = 47. L’avantage reste marqué pour », donc la phalangette n’est pas rachitique. Il faut remarquer que cette jeune fille est de la Hollande, et il m’a semblé que la phalangette des races allemandes était un peu plus courte, en général.

Un homme de 26 ans, convalescent d’une fièvre typhoïde de trentecinq jours. La lunule, qui était cachée avant sa maladie, est maintenant visible dans une étendue de 1 millimètre.* Il a des déformations assez fortes aux jambes, a = 108, 3 =40; les deux chiffres se compensent, donc la phalangette n’est que peu rachitique.

Une jeune fille de 19 ans, convalescente de fièvre typhoïde, épaisseur d’ongle 46; celui-ci est devenu fortement sudoral, 12 de la série B, du fait de sa maladie, car ordinairement elle ne transpire que modérément.

Une femme de taille moyenne, marche à 11 mois. A eu trois enfants très-gros, facilement, a = 118, 3 = 50. chiffres très-favorables, car si 3 est indifférent, l’autre est excellent.

type 10.

Rappelle les types 9 et 9 bis , mais en raccourci.

Nous trouvons que le rachitisme est en général un

Esbach. 8

peu plus marqué. Sur 12 sujets, il n’y a que 2 lunules.

L’un est de l’Ile-de-France (Franks), l’autre de la Savoie (Germains).

Presque tous les arcs appartiennent aux séries B et G.

1/3 de rhumatisants, diaphorèse assez forte en général.

Observations notables.

Une jeune fille de 25 ans, existence très-irrégulière, est amaurotique (non syphilitique). Le sommet droit est pris depuis quatre mois ; l’épaisseur d’ongle n’a pas changé pendant tout ce temps. Elle transpire assez fortement la nuit, arc 17. Les lunules sont devenues très-diffuses, presque effacées, et le doigt qui, dans le principe, répondait au type 10, représente actuellement un degré léger du type 28. Elle a maigri et la peau semble plus terreuse.

Une femme atteinte de tuberculose aiguë, meurt en un mois avec le type 10, non hippocratique.

Une femme qui a marché à 22 mois; née jumelle, elle était maladive. Rachitisme très-léger un peu partout, a = 100 et P =50. Nous rappelons que ces chiffres 100 et 50 servent de limite aux accouchechements faciles, mais que, en réalité, ils prouvent un certain rachitisme.

type 11.

11 sujets, 4 lunules. Le doigt n’offre rien de particulier, vu de dos ; mais de profil, la pulpe est peu épaisse. Ce type n’est pas très-fréquent, on le rencontre cependant quelquefois, plus accentué encore , et la chair sus unguéale offre une grande épaisseur au-dessus du plan de l’ongle.

T'ii*

Les arcs répondent à des types variables, mais appartenant le plus souvent à la série A. La diaphorèse n’est pas très-forte. Rachitisme très-léger. Les femmes sont en majorité, eten général réglées assez tard, 15 à 18 ans.

Observations notables.

Une femme de 33 ans, qui a marché à 4 ans : 8 enfants. Pas de rachitisme bien sensible, a = 100, P = 56 ; la phalangette non plus n’est pas rachitique, car, si le premier chiffre est passable, le second est excellent; il y a eu réparation active, et malgré un retard considérable de la marche, cette femme est devenue d’une belle taille moyenne; c’est aussi à la même cause qu’on peut rattacher les faibles restes de l’affection; les courbures, notamment, se sont redressées.

Un homme de 20 ans, résection de l’humérus, suite de fracture comminutive, fin. Il y a eu suppuration abondante et marasme, ongle seulement 28 d’épaisseur; l’arc 17 répond à la transpiration qu’il accuse avoir éprouvée pendant cette maladie. Deux mois plus tard, il a repris très-sensiblement, l’arc 16 est moins accentué; il ne transpire plus maintenant.

Ulcère, suite d’une ancienne blessure, suppuration abondante, fin. Arc 9 de la série diaphorétique B. En raison des pertes faites par l’ul- Icère, l’ongle n’a que 29 d’épaisseur. Six semaines après cet examen, notre homme, qui est guéri, quitte l’hôpital ; à ce moment l’ongle a 38.

Une femme, trois accouchements faciles à terme, beaux enfants, coefficients excellents : a = 118, p = o7. Marché à 9 mois, pas de rachitisme sensible.

types 12, 13 et 14.

En général fort peut rachitiques, 2 sujets seulement, sur 23, ont d’assez fortes déformations aux jambes, ont marché tard; en revanche, très-peu de chose aux autres parties. Leurs phalangettes, sans être très-bonnes, sont cependant au-dessus des niveaux limites.

Ongles de formes variables, ogives ou carrés ; pulpe en carène sans mamelon palmaire.

Un tiers des sujets ont des lunules; ethnologie variée. Diaphorèse forte, arcs généralement accentués, épaisseur également.

Observations notables.

Uue femme, un peu au-dessus de la taille moyenne, a eu 4 gros enfants à terme, assez facilement, a =117, p = 53. Ces chiffres sont très-bons. Rachitisme très-douteux partout, les dents seules sont un peu touchées 4.

Une femme moyenne a marché et parlé très-tard. Fort peu de chose aux jambes, bras un peu plus marqués, dents 2. * = 110 et P = 51, donc phalangette presque indemne. D’après mes notes et tableaux, j’estime qu’une phalangette n’est tout à fait exempte de rachitisme que si a atteint 120 et P 54.

Un artiste lyrique (?), ulcère variqueux, 31 seulement d’épaisseur.

Une femme atteinte de bronchite tuberculeuse depuis neuf mois, ne présente encore aucun hippocratisme. Cette femme est enceinte et offre

une exception : l’épaisseur de l’ongle est 36, quelques semaines avant et après l’accouchement. On observe ordinairement chez les femmes enceintes des chiffres bien plus bas. L’hippocratisme n’est peut-être plus très-éloigné, car il y a six semaines, l’arc répondait au 46, maintenant il est passé au 47. Elle va plus mal actuellement, mais avait bien supporté sa grossesse.

Un homme paraplégique, myélite antéro-latérale, offre en deux mois une augmentation d’épaisseur de l’ongle, de 31 à 33. Bien que les bras soient sensiblement intacts, on peut admettre une diminution de l’influx nerveux et une augmentation de la sécrétion unguigène, comme nous en citerons des exemples dans les cas d’hémiplégie, par exemple, pour la main frappée d’impuissance.

Une femme, domestique, transpire ordinairement beaucoup , arc 41 delà série B qui répond en même temps à de grandes épaisseurs et à une diaphorèse élevée. Cette femme vient d’avoir un rhumatisme, et ce n’est pas son premier ; épaisseur 43.

Une femme de 24 ans, domestique, est très-anémique, épaisseur d’ongle 26 au lieu de 36, ne transpire jamais, arc 2.

type 15.

Phalangette mignonne et effilée, très-voisine des précédentes; appartient presque exclusivement à des femmes. 1/7 de lunules. Peu de rachitiques mais très-légèrement et uniformément marquées.

Observations notables.

Garçon de 45 ans, atteint de tumeur blanche du genou depuis 10 ans; pas de suppuration ; transpire beaucoup, mais seulement des mains, arc 6.

Femme de 21 ans, domestique, transpire très-difficilement; ongle plat pour cette raison ; mais à cause de la profession. l’épaisseur est 40.

Ce type de phalangette est assez rare, comme forme primitive, et dans un certain nombre de cas, il faut bien le considérer comme un type hippocratique. Il ne sera

primitif que lorsque la persistance de la lunule éloignera l’idée d’hypertrophie cachectique ; c’est du reste la condition du plus grand nombre des sujets inscrits. Presque tous ont des lunules, et d’autre part, les traces de rachitisme sont

très-douteuses : un seul sujet présente des déformations assez nettes des jambes. Ethnologie très-variée. Arcs de la série B, presque tous 11 et 12. Un seul rhumatisant, il est vrai que seul il a de l’humidité dans son hygiène.

La forme bombée que présente l’ongle doit être attribuée à une forte courbure de l’os dans ce sens, ce serait l’exagération des inflexions de la figure 7 (lre partie). Presque tous les sujets sont d’une taille au-dessus de la moyenne.

Observations notables.

Un boulanger de 41 ans, hémiplégie droite : le côté paralysé présente un arc bien plus exagéré que le côté sain, il en est de même de la courbure longitudinale.

Une jeune femme de 31 ans, fleuriste, très-hémophile, comme son père, du reste, est atteinte d’hémiplégie gauche depuis un an. Depuis cette époque, elle n’a pas maigri, au contraire. Ordinairement elle transpire très-facilement, et depuis qu’elle est malade, bien qu’elle ne

quitte jamais le lit. Voici le parallèle des deux côtés : 1° membre gauche paralysé, assez atrophié, arc 13, épaisseur 41 sur le milieu et 37 sur le côté. « = 125. La main est constamment en moiteur, le bras est plus velu, et l’ongle de ce côté est très-inégal, rayé en long par de grosses côtes; 2° membre droit sain : arc’ 19, épaisseur : milieu 33, côté 27t

Cette observation est intéressante, car nous y retrouvons l’influence de la transpiration, ou plus exactement du travail de la peau, Cette exagération delà production cutanée peut aller jusqu’à des lésions inflammatoires, ainsi que le professeur Charcot l’a signalé.

Relativement à l’ongle, l’état parétique des vaisseaux cutanés peut aller jusqu’à lui donner la forme hippocratique; nous en avons un exemple (tableau de l’hippocratisme, lre partie). Les particularités que nous venons de signaler, nous les avons toujours retrouvées dans les hémiplégies, au degré près.

Une très-grande femme, carcinome utérin. Aucune trace de rachitisme sensible. Elle a eu 8 enfants très-forts et très-faciles, a — 120 et p = 48 ; le second n’est pas fameux, mais le premier chiffre est excellent. Des sujets de ce type, elle présente l’ongle le moins long et se rapprochant plus des dimensions normales. Les lunules sont fort difficiles à voir, à cause de l’anémie extrême, et c’est pour la dernière raison que l’épaisseur est tombée à 32.

Une autre femme très-grande a été arrêtée pendant 18 mois à l’âge de 3 ans. Elle n’offre que des traces très-douteuses aux bras et aux jambes, les dents n’ont pas été touchées. <*= 130, P = 52.

Il est bien probable qu’ici la suractivité réparatrice a donné un coup de fouet au développement déjà avancé du corps de l’os; effet qui se retrouve sur d’autres parties, puisque cette femme, au lieu de s’arrêter dans sa croissance, est devenue au contraire très-grande.

TYPE 16 bis.

T. 16 {bis .

Se rapproche beaucoup du précédent, si ce n’est que la phalangette, vue de dos, est très-élargie.

Je n'en ai qu’un seul exemple, et inclinerai volontiers, malgré la présence actuelle de la lunule, à admettre de l’hippocratisme.

Cet homme présente un peu de ratichisme; il a marché un peu tard, était boulot. *= 125, P = 48. Ce malade est atteint de tubercules du sternum ; la suppuration est abondante. Six semaines après, il n’a pas maigri, au contraire, mais on dirait de la mauvaise graisse, suivant l’expression vulgaire. La lunule cette fois devient diffuse, l’arc 6 est maintenant devenu le 11, il a donc changé de forme pour se rapprocher de ce qui s’observe très-souvent dans l’hippocratisme; l’ongle n’avait auparavant que 36, cette fois il a 37, et en présence de pertes de suppuration, cette augmentation semble confirmer un hippocratisme en voie de croissance.il aurait beaucoup maigri depuis huit mois, et transpire beaucoup la nuit; enfin, depuis qu'il est malade, il s’est pris à tousser un peu. Arrivera-t-il a la tuberculose pulmonaire? c’est bien à craindre.

Nous entrons maintenant dans les types de doigts plus particulièrement frappés de rachitisme. Nous observons en conséquence un changement de forme qui se rapprochera le plus souvent du doigt des enfants; la dénomination de types infantiles semble pour cette raison être un bon terme pour distinguer les doigts, de 17 à 27 inclusivement, des types précédents et des hippocratiques.

types 17 et 17 bis

Dans ces deux genres de doigts nous ne trouvons que 2 lunules sur 33 sujets, et encore appartiennent-elles au

17 bis qui est moins rachitique que l’autre. En effet, il se rapproche davantage du type 3.

D’après ce que nous avons dit dans la première partie, les lunules doivent être rares dans les types infantiles puisqu’ils sont rachitiques.

Les arcs sont très-variables et répondent généralement à la série A; on comprend, du reste, que la diaphorèse des gens soit indépendante de la forme de leur squelette.

M. Tillaux a opéré plusieurs fois, avec la plus grande innocuité des redressements du genou ; un jeune homme de 14 à 15 ans, qui vient d’être opéré a le doigt 47. a = 86 et (3 51, le second est insuffisant à racheter le premier, donc la phalangette est nettement rachitique. Ce sujet était très-boulot étant jeune; il a peu de chose aux bras et de jolies dents 2. Si les genoux sont gros et fortement en dedans, les tibias sont très-longs et rectilignes; je conclus donc que ce garçon a été rachitique, mais que la réparation active, tout en redressant com-

T. 17 (bis),

Observations notables

plètement les courbures primitives, a peut-être dépassé le but, relativement aux portions articulaires.

Une femme est à l’hôpital pour un enfant qui souffre, avant tout, d’inanition ; il se rachitise et offre le type hippocratique 33, nous en avons déjà cité un exemple.

Un homme qui, pendant sept ans, a couché sur la terre et n'en a jamais rien ressenti : il lui était impossible de transpirer.

Une femme atteinte d’épithélioma du col ; épaisseur d’ongle 25, le cancer n est pas favorable à la production de l’ongle, évidemment à cause de la misère générale.

Gomme dans les types précédents, la phalangette semble courte, charnue à l’extrémité. L’ongle resté en arrière est dépassé plus que d’habitude par la pulpe, sa racine semble enfoncée dans la chair, tandis que la pointe est relevée (voyez en outre la figure 9, lre partie).

Ce doigt appartient à un rachitisme bien plus accentué que les deux précédents; il y a en même temps une proportion notable de scrofuleux, ce qui ne saurait étonner. Le tempérament lymphatique appartient à l’enfant, le sanguin est la plus haute expression de celui de l’homme: la chair du jeune bœuf n’estpoint celle de l’animal adulte. Il y a donc une évolution que la misère entravera, tout en déterminant le rachitisme ; et le lymphatisme primitif, par cela même qu’il doit sa prolongation ou sa persistance au mauvais état général, a bien des chances de dégénérer en scrofule.

Il n’y a jamais de lunule dans le type 18, et le pouce lui -même en manque souvent; c’est pourquoi l’absence de lunule au pouce dans une main très-rachitique, cesse d’être une preuve d’hippocratisme.

Observations notables.

Femme de'24 ans, cuisinière ; est chloro-anémique ; épaisseur d’ongle 24 au lieu de 36, cet état dure depuis six mois.

Un jeune homme de 21 ans, petit, scrofuleux, est atteint depuis six ans de coxalgie, sans suppuration.il a43 d’épaisseur, chiffre élevé pour un individu qui ne travaille pas ; mais, si nous remarquons qu’il est fortement couvert de cette acné folliculaire qu’on appelle punctata, on peut admettre un travail particulier de la peau.

Il était très-faible des jambes, étant jeune ; peu de chose aux jambes, bras plus atteints, dents 5. a = 73 et P = 51. Le rachitisme de la phalangette est donc très-accentué.

Une jeune fille petite, chloro-anémique ; marché à 15 mois. Peu de chose aux jambes, mais bras plus marqués, dents 2. a = 73, P = 56. Il y a presque compensation ; néanmoins, pour un accouchement il faudrait être sur ses gardes.

Un jeune homme de 18 ans, paveur, dont les dents n’ont, pas encore fini de pousser, elles sont belles. Il n’a marché qu’à 18 mois ; rachitisme très-fort aux bras comme aux jambes. Les ongles sont trop usés pour permettre une mensuration précise.

Un jeune homme de 19 ans, journalier, atteint de mal de Pott. Marques rachitiques fortes, un peu moins aux jambes toutefois, dents 5.

■ uppuration, émaciation, aucune lunule nulle part, même au pouce. Toux sèche depuis 4 à 5 mois, épaisseur 33, au lieu de 38,7. Les coeffients sont <* = 70, p = 54 ; le second ne peut racheter le premier, donc : rachitisme assez fort de ia phalangette.

Une grande femme, qui a marché à 18 mois. Rachitisme assez net, surtout aux jambes; pas d’enfants, a = 61, p —48, phalangette fortement rachitique. Les dents sont presques indemnes, abcès froids : épaisseur d’ongle 31 au lieu de 34,6.

Petite femme, marché à 18 mois, scrofuleuse, figure de bossue.

! Jambes assez fortement déformées, peu de chose de sensible aux bras,

dents 2. a 55, 3 53 ; le second chiffre est loin de pouvoir racheter le premier ; donc la phalangette est fortement rachitique.

type 19.

Ce doigt se rapproche du 17 mais l’extrémité de la pulpe est moins saillante, et la ligne palmaire plus en carène. Pas de lunule; rachitisme très-variable, mais en général peu marqué.

Ce doigt pourrait être le rachitique des types 12 et 15.

Observations notables.

Une femme de 20 ans, taille moyenne, pas d’enfants. Après avoir marché à un an, a été arrêtée par la variole de 2 à 5 ans, serait restée longtemps petite. Marques rachitiques assez légères aux bras et aux jambes, dents 7, belles, mais courtes et espacées, <* = 100, P = 48, donc rachitisme assez net, sans être fort, de la phalangette.

Un jeune homme qui en est à son huitième ou neuvième rhumatisme; il ne présentait pas de lunule, mais après six semaines, en raison d’un grand amaigrissement, le derme sus-unguéal s’est retiré de près de 2 mill. et laisse voir la lunule.

Une femme de 28 ans, domestique; rachitisme très-modéré un peu de lunule (Bourgogne). Elle est atteinte de pleurésie droite, n’offre encore rien de sensible comme phymie, mais a beaucoup maigri et crachait abondamment le sang il y a quinze jours. Son doigt commence à tourner vers le type 33.

type 20.

Ce doigt est l’analogue du précédent, plus effilé de dos. Il se produit ici , ce que nous avons mentionné à

propos du 5 : l’ongle abattu sur les côtés, comprime les chairs et les repousse vers la face palmaire, Il en résulte que le doigt est étroit et épais.

Le rachitisme est peu marqué chez les individus de ce type, d’ailleurs rare (je n’en ai que 4); pas de lunule. 2 des sujets ont

les jambes assez fortement déformées, mais les bras n’of~ frent rien de bien sensible.

Observations notables.

Femme de 32 ans, taille moyenne; n’aurait pas marché de très-bonne heure. Jambes assez fortement déformées; bras, rien de sensible. = 100, p = 52 ; la phalangette ne serait donc qu’un peu rachitique.

types 21, 22 et 22 bis.

Ces doigts semblent être les infantiles des types 12, 13

et 14. Le type 21 est remarquable par le peu d’épaisseur de sa pulpe; l’ongle est eh général très-plat; le rachi-

tisme y est très-léger, et, bien que l’ongle semble court, la longueur de la phalangette reste au-dessus du niveau-

limite. Ce type est rare, nous n’en avons que 4 exemples, et n’offre rien de notable à signaler, si ee n’est une femme qui, venantd’accoucher,rraque 23 d’épaisseur au lieu de 34,6.

Les types 22 et 22 bis , sont très-fréquents : 26 du premier et 6 du second, qui offre une lunule.

Les arcs sont très-variables de forme, beaucoup de 9, série B.

Le rachitisme est, en général, moyen; mais les jambes sont presque toutes plus marquées que les bras. Gomme rachitisme dentaire, très-peu; la grande majorité répond au type 2 ; du reste, tout porte à croire que la maladie a atteint les sujets tout jeunes.

Observations notables.

Un homme de 40 ans, très-hémophile, est hémiplégique depuis huit mois, n’a marché qu’à 7 ans, a été noué. Petite taille, rachitisme trèsfort des jambes, moins accentué aux bras. Les dimensions du doigt n’ont malheureusement pas été prises. Du côté paralysé, l’ongle est beaucoup plus arqué que de l’autre, un peu plus épais aussi; cette main est presque constamment en moiteur.

Une femme qui n’a jamais pu transpirer, aussi n’a-t-elle pas pris de douleurs, malgré un logement humide. Cette absence du travail de la peau fait tomber à 33 l’épaisseur de l’ongle, qui est en moyenne 36,2 pour les blanchisseuses.

Une femme, fin de métro-péritonite puerpérale, dont le début remonte à dix jours, a beaucoup transpiré. L’épaisseur de l’ongle est 29

au lieu de 34,6. Elle serait probablement encore moindre, si depuis ces dix jours elle ne transpirait.

Un déménageur, dyspepsie alcoolique, 45 ans; dents 5, jambes nettement arquées, bras également. Taille moyenne, <* = 93, p — 45; phalangette fortement rachitique, surtout par le second chiffre.

Un petit homme, également déménageur; lunulle nulle part. Gela se comprend, car la phalangette est fortement rachitique, surtout dans son corps, a = 83. Nous rappelons que quand les doigts sont fortement rachitiques, surtout par le coefficient a, le pouce lui-même est privé de lunule. Nous citons ce malade, un peu comme exception, car il faut généralement un peu plus de rachitisme des mains, pour que le pouce soit privé de lunule.

Un tonnelier, 39 ans, petit et assez fortement rachitique de partout. Très-hémophile, il transpire difficilement, si ce n’est aux pieds ; aussi n’a-t-il pas de douleurs dans un rez-de-chaussée humide qu’il a habité trois ans, tandis que sa femme n’a pas eu la même chance. Il était trèsboulot étant jeune, a = 89, p = 51. La phalangette est assez rachitique sans cependant l’être beaucoup. La profession étant dure, l’ongle a 41 d’épaisseur. 11 est probable que cette homme transpire facilement des mains, comme il le dit des pieds, car il présente l’arc 9 ; mais il est uelque peu abruti, et il n’est pas facile d’en tirer des réponses bien nettes.

Homme petit, qui n’a marché qu’à 2 ans : un peu de rachitisme partout. a = 100, p =46: la phalangette semble un peu plus touchée, surtout par p.

Petite femme qui n’a marché qu’à 4 ans, était boulotte et très-courte. Nettement rachitique de partout, surtout des jambes. Ma note porte qu’il y a tendance à l’hippocratisme, vers le type 34. Elle est atteinte d’insuffisance mitrale prononcée, a = 110, P = 47. La phalangette semble être un peu moins touchée que le reste; mais nous avons déjà mentionné, aux accouchements, que l’hippocratisme augmentait les coefficients. L’arc transversal devient déjà hippocratique, car il est assez accentué déjà et appartient à la série C, que l’on rencontre trèssouvent dans ce cas.

Petite femme maigriotte, de 21 ans. Assez fortement rachitique de partout, mais dents 2. a = 95 et p = 47. La phalangette est d’après cela assez fortement rachitique. Marché à 1 an, réglée à 17. Enceinte de 8 mois pour la première fois.

Un homme, appareilleur au gaz, atteint de paralysie générale depuis treize mois, transpire très-modérément. Il ne travaille plus depuis longtemps, épaisseur 30 à gauche, et 33 à droite, côté plus paralysé.

Homme de peine, atteint d’une bronchite chronique depuis quinze ans; cyanose prononcée des ongles, mais pas d’hippocratisme- Peut-être commence-t-il, car il y a un peu de courbure longitudinale; cependant on ne peut l'affirmer. Arc assez plat. Est-ce l’un des cas où le rachitisme dissimule le commencement du phénomène? 11 n’a marché qu’à 3 ans, était noué; les jambes sont arquées, et les bras sont un peu touchés. a= 103 et 3 = 58. Ce dernier chiffre est excellent et il n’y aurait probablement rien à craindre s’il s’agissait d’un accouchement. 58 prouve qu’il y a eu une réparation active qui, tout en laissant le corps court, a rendu à la partie spongieuse plus de longueur qu’elle n’en avait perdu par le ramollissement.

Au type 22 fo'sest un mécanicien (de Versailles, Franks), atteint d’une fracture de jambe; taille moyenne. Cet homme a été examiné trois fois en quatre mois, il m’a dit avoir transpiré assez souvent depuis qu’il est malade; l’arc. était primitivement le 4, série A; il est passé au 16, série C, qui répond à une diaphorèse plus forte. C’est pourquoi, malgré un certain amaigrissement, l’ongle a peu diminué d’épaisseur, de 44 à 43. Cet homme a marché tard, et avec des béquilles, il présente aux bras des marques très-nettes, mais on ne peut examiner les jambes. <x=r 89, 3 =54. Il y a compensation très-suffisante; il y a donc eu réparation active après la maladie.

Une fille de 25 ans, scrofuleuse, est atteinte de gastrorrhagies mensuelles depuis deux ans, et tousse depuis cette époque, mais aucun signe physique ; transpire beaucoup la nuit.

Après six semaines, son ongle assez plat tend à s’incurver de profil, tournerait-il un jour au 33? lunule de 1 millimètre (Picardie). Un peu de rachitisme partout, mais léger. Ne sait à quel âge elle a marché, en tous cas elle est forl laide, tête plate, courte et carrée, a = 96, 47:

la phalangette est nettement rachitique.

Type 23.

Doigt fort laid; plus large qu’épais, terminé carrément; arcs plats en général. Rachitisme fort, notamment pour les jambes ; beaucoup de belles dents, I et 2,

rarement 5. C’est évidemment du rachitisme précoce; 1 lunule sur 15 sujets. On peut le considérer comme le type infantile du 9 ou du 8.

Observations notables..

Un cocher, petit, est resté gros et court jusqu’à 14 ans. Très-fortes déformations des jambes, dents absentes ; bras assez fortement touchés. a == 86, P = 48 ; la phalangette l’est donc très-nettement aussi. Epaisseur professionnelle 48, au lieu de 41, moyenne des professions •dures.

Atteint de rhumatisme, cet homme a beaucoup transpiré ; aussi, un mois après il a 50 ; l’arc s’étant aussi accentué un peu plus, l’ongle a perdu un millim. de sa largeur.

Un employé aux écritures, atteint d’orchite blennorrhagique suppurée. Je cite ce malade un peu comme exception : il a eu 48 d’épaisseur, ce qui est étonnant pour sa profession, surtout qu’il prétend ne pas transpirer. Arc 8, qui répond, il est vrai, à la forte épaisseur. Enfin ses marques rachitiques sont très-légères en apparence, quoique les têtes de phalanges soient épaisses et ramassées; le bras est gros du bas, saillie cubitale forte, a — 89, P = 47; donc la phalangette est assez fortement rachitique. Il est d’une taille plutôt au-dessus de la moyenne et ne sait à quel âge il a marché.

Femme de 32 ans, malade depuis des années, d’une diarrhée avec sang ; maigrit de plus en plus, transpire très-fréquemment la nuit depuis'18 mois, arc 17. Elle ne tousse pas, ou du moins rarement et jamais de sang, même en filets. Cette femme arrivera un jour à se tuberculiser, en tous cas l’ongle accuse l’influence des pertes, il n'a que 24 d’épaisseur au lieu de 34,6.

Cocher, taille moyenne, assez fort, cheveux noirs très-serrés. II a marché de bonne heure, mais était très-boulot. N’a de la lunule nulle part, bien qu’il prétende en avoir eu à tous les doigts. Cet homme se Esbach. 9

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trompe évidemment, car, à moins d’hippocratisme, il en resterait au pouce. Très-peu de chose aux jambes, mais os énormes dans toute leur étendue; bras très-gros du bas; les dents très-mauvaises n’offrent rien de saillant, a — 89, P = 57. Les chiffres se compensent très-largement. Nous avons dès lors Texplication^de ces os gros et peu déformés des jambes ; ils ont dû être redressés par une réparation active, comme la phalangette a regagné, et au-delà, sa longueur. Epaisseur professionnelle 52, au lieu de 44.

Un peintre en voitures, caverne au sommet ; pas le moindre hippocratisme. Le professeur Chauffard a diagnostiqué une pneumonie caséeuse ; ce qui rend compte de l’absence du phénomène unguéal : cet homme a rapidement maigri, car sa peau est flasque et ridée. La mauvaise évolution de sa pneumonie peut être attribuée à une intoxication saturnine qui a duré sept mois et dont il est convalescent.

Type 24.

Ce doigt, fort laid, est peu commun. L’ongle a une forme ogivale; plat, il reste enfoncé dans la chair qui

lui forme comme un lit. Il ne serait guère rachitique. Sur 4 sujets qui l’ont présenté, 3 sont petits et 1 de taille moyenne.

Le rachitisme est très-léger pour ces quatre individus; il en est de même de la phalangette. Ainsi, a = 109, p = 53, telles sont sensiblement les

moyennes de ce doigt. En tout cas, il n’est pas signe de bonne santé, car 2 sujets sont tuberculeux.

Type 25.

Ce doigt est bien nettement rachitique, et peut être considéré comme une forme infantile des types 12, 13 et 14.

Presque tous les arcs appartiennent à la série A. Les sujets sont nettement rachitiques, surtout des jambes. Au contraire, les dents sont intactes, ou ont fort peu de chose : 1 et 2. Nous concluons à du rachitisme précoce; 2 dystocies sur 3 femmes qui ont eu des enfants.

Celle qui n’a pas eu d’enfants a 18 ans; elle est petite, a d’abord commencé à marcher, mais presque aussitôt interrompue jusqu’à 9 ans. Dents très-belles, 2, léger; jambes nettementdéformées et courtes; pas grand’chose de sensible aux bras; a =86, p = 48. La pha

langette est, d’après cela, nettement rachitique ; de plus, il n’y a pas eu grande activité dans la réparation, car le doigt est resté court, ainsi que la femme.

Types 26 et 27.

6 sujets pour chaque type], dont 3 à lunule pour le 27.

Ce sont des doigts nettement rachitiques, se rapprochant beaucoup des infantiles 17 et 18, mais bien plus charnus. Les ongles sont en ogive.

Nous trouvons d’assez fortes déformations, surtout aux jambes ; les dents sont, en majorité, très-belles, 1 et 2. Les sujets ont presque tous marché tard; c’est donc du rachitisme précoce, celui des types infantiles; aussi la corps de l’os est-il court. Quant à la longueur de la phalangette, elle dépendra de la réparation, et précisément ici elle est longue. Il y a eu une certaine réparation pour 10 sujets; 2 seulement sont petits; les autres sont moyens, et 1 est très-grand. Ce dernier semble s’être plus activement réparé, car il est fort difficile de trouver quelque déviation aux tibias ; les articulations sont seulement plus grosses.

Observations notables.

Une jeune fille de 20 ans, anémique, a 32 d’épaisseur. Elle prend la fièvre typhoïde, l’ongle s’arque davantage (19) et augmente d’épaisseur, il arrive à 34.

Jambes assez arquées, dents belles, très-peu de chose aux bras. A marché à 10 mois, mais était mince et chélive pendant sa première année. «• = 100, 3 = 57 ; le premier chiffre est faible, mais le second est très-bon.

Un tailleur de pierre ne peut transpirer, arc 2. Il a habité deux ans, un rez-de-chaussée humide, mais sans en rien ressentir.

Le type 27 semble plus particulièrement être la forme infantile du 1.

Un cuisinier, 21 ans, a marché à 18 mois, était chétif, avait la diarrhée. Jambes arquées, bras assez gros du bas, saillie cubitale ; dents très-belles. <* — 100, 3 = 54. Nous voyons que la réparation s’est bien faite, car54 est très-bon, et comme taille, notre homme est arrivé à dépasser la moyenne.

Un homme très-petit, 43 ans, tourneur en fer. Il a marché à 10 mois, mais était boulot, a = 96, 3 = 49. Ici la longueur de la phalangette n’a pas repris le dessus, la réparation a été peu active. Les jambes sont

restées assez déformées, les bras sont également assez marqués, mais tout cela dans des proportions modestes.

Un homme de 28 ans, domestique, très-grand et fort ; myélite chronique antéro-postérieure. A toujours transpiré facilement, arc entre 17 et 18. Dents un peu courtes, genre 2 ; peu de chose aux bras, jambes très-peu de chose également, genoux un peu en dedans, a = 96,3=52. La phalangette a été atteinte assez fortement , vu la brièveté de l’ongle répondant à celle du corps de l'os; mais il y a eu réparation active, puisque p dépasse 50. C’est bien probablement pour semblable raison que cet homme a acquis une grande taille, et que ses jambes se sont redressées.

Nous terminerons cette série, en désignant le type 27 comme un doigt germain rachitique; il répondrait à la forme infantile du 1.

Pour les 5 sujets dont l’origine a pu être nettement établie, nous trouvons : 2 Bourguignons (Burgondes), \ des Ardennes, 1 de Reims, 1 dont les parents sont Belge et Lorrain, toutes races germaines; enfin, comme coïncidence probante ; sur 6 sujets, 3 ont la lunule malgré la forme rachitique.

Doigts hippocratiques .

Types 28, 29 et 30.

Ces doigts ont un caractère commun : nous savons que, dans le rachitisme, l’os de la phalangette est quelquefois très-concave supérieurement, et son extrémité dépasse notablement le bord libre de l’ongle.

Celui-ci, quand viendra l’hippocratisme , tendra à dépasser l’os, ainsi que nous l’avons vu dans la première partie; mais la forme particulière du support retardera

beaucoup le mouvement de bascule, qui ne sera possible que lorsque l’ongle aura dépassé Pextrémité de la phalangette osseuse. Dans ces trois figures, nous n’avons pas encore atteint le mouvement de bascule, et l’ensemble de l’ongle semble, surtout pour les deux premières, rester au-dessus du plan général du doigt.

L’hippocratisme est cependant prononcé, car l’arc transversal, qui s’accentue du fait ordinaire des progrès du phénomène, répond ici à des degrés élevés dans chaque série d’arcs. Par exemple, pour la série A, les arcs varient de o à 7, et sont surtout des 6.

La tuberculose n’excluant pas le rhumatisme, nous trouvons 1 quart de rhumatisants.

Les lunules sont rares, comme d’ailleurs dans tous les doigts hippocratiques.

Pour les sujets qui répondent aux trois types que nous examinons, les déformations rachitiques sont modérées; les jambes sont peu arquées; mais en revanche, le rachitisme dentaire est très- fréquent. Ainsi, 1 tiers des sujets présente la dent 5, et ce sont précisé-

ment ceux dont la phalangette a le moins souffert. Nous constatons encore une fois que le rachitisme tardif laisse des traces sur la seconde dentition, mais qu’à ce moment le système osseux étant plus développé et plus robuste, la phalangette, comme les autres parties, est moins atteinte.

Observations notables.

Une jeune fille de 18 ans, grande, qui n’est encore que suspecte au point de vue de la tuberculose, a comme épaisseur 38. Trois mois après, la maladie a fait des progrès ; il y a des signes sensibles, le marasme est devenu rapide, l’ongle tombe à 34.

Une femme de 22 ans, très-petite et très-maigre, mère phthisique, est ici pour suites de couches très-difficiles, bien que l’enfant fût petit. La couche étant récente, l’ongle n’a que 24 au lieu de 30,5 pour les couturières.

Celte femme est la plus rachitique du groupe, a = 80, p =47. Phalangette d’autant plus rachitique que, nous l’avons plusieurs fois rappelé, il y a hippocratisme.

Une jeune femme blonde et anémique, 23 ans, petite ; dystocie décrite dans la première partie. Sa mère est morte à 17 ans et demi de la poitrine, et elle-même est atteinte d’une amygdalite chronique depuis 2 mois (serait-ce une détermination tuberculeuse? cela est rare, mais positif), elle maigrit beaucoup, transpire énormément la nuit, mais ne tousse pas ; elle a déjà eu deux pleurésies, et actuellement est enceinte de quatre mois.

Une femme atteinte depuis deux ans d’une suppuration du pubis.

Un forgeron de 40 ans, assez fort, kyste ou cirrhose du foie depuis quatre à cinq ans, ascite avec ictère alternant.Pas d’hérédité tuberculeuse, et rien jusqu’à présent ne peut faire songer à cela. Lunule très-diffuse ; épaisseur professionnelle 42, la moyenne de ces professions dures étant 41. Cet homme présenterait certainement plus d’épaisseur, si l’ongle n’était pas hippocratique. Il est vrai, d’un autre côté, qu’il ne peut transpirer, bien que forgeron. Il aurait couché pendant sept ans sur la terre sans en rien ressentir.

Au type 29, figure un homme de 43 ans, sans hérédité suspecte. Depuis seize mois qu’il est atteint d’une fracture du rachis,il estparaplégi-

que et a des eschares. Toux hypostatique depuis deux mois; transpire beaucoup la nuit, a beaucoup maigri. Il porte Tare 6 et 37 d’épaisseur d'ongle. Six semaines après, l’ongle a changé, il est passé à l’arc 11. Ce phénomène est fréquent dans l’hippocratisme, un ongle de la série A passe à une autre forme par les progrès du mal.

Femme de 24 ans, père phymique; six oncles tous morts de la même maladie; deux frères vivants, mais très-mauvaise santé. Cette femme supporte habituellement beaucoup de fatigue, a eu le ver solitaire, et de plus souffre d’une affection utérine. Elle a beaucoup maigri depuis six mois, tousse très -peu, règles très-irrégulières, digestions difficiles, en un mot toutes conditions d’une hyponutrition prolongée qui la conduira à la tuberculose.

Un homme de 30 ans présente, depuis deux ans au moins, une hypertrophie de la rate (35 centim. en long.) Cet homme transpire un peu la nuit, a eu de l’ascite, et sans marasme apparent, présente un certain état de langueur. Depuis quatre mois, son doigt devient hippocratique, et, bien que la pulpe soit flasque et ridée, le dos du doigt répond bien au 30, arc 16. Il est mort d’une variole.

Un homme de 35 ans, père et mère inconnus, atteint depuis quelques années d’une tumeur blanche, non suppurée, du genou, a fini par se tuberculiser, type 30.

Un homme de 38 ans, marchand ambulant, a le type 30; serait convalescent d’une albuminurie guérie. Ne tousse pas, aucune présomption de tuberculose ; père et mère inconnus.

Une femme de 32 ans, lunule de 2 millim. (Savoie), est atteinte de de tuberculose, arc 6. En dehors de cette maladie, cette femme transpire ordinairement beaucoup des mains; elle a déjà des douleurs rhumatismales, assez fortes et erratiques. Aucune hérédité suspecte.

Une femme de 27 ans,phymie probable, depuis deux mois qu’elle est accouchée. Epaisseur d’ongle 28 aulieu de 34,6, Les funules (Franche- Comté) sont presque effacées, diffuses. Avant sa couche -elle était d’une faible santé.

Type 31.

Ce type est particulièrement intéressant, car, ainsi que le 33 que nous verrons plus loin, il représente un

mélange égal de rachitisme et d’hyppocratisme. C’est le type infantile 17 devenu hippocratique. Il est assez fréquent, comme les doigts primitifs don il provient.

Comme rachitisme des sujets, la plus grande analogie se retrouve entre les deux catégories.

Observations notables.

Une femme de 32 ans (mère poitrinaire) tousse depuis six semaines seulement, mais est entrée pour un abcès péri-anal. Elle commence un type 31 ; l’hyponutrition s’est en outre révélée par la diminution d’épaisseur de l’ongle qui a 26 au lieu de 34,6.

Une petite femme de 22 ans est atteinte d’une suppuration de la colonne vertébrale (mal de Pott) depuis trois ans. Aucune présomption de | tuberculose, les parents ne présentent rien de suspect; mais ses deux I frère et sœur sont toujours malades. Petite lunule de 1 millim. (Flandre),

| non encore disparue.

Une petite femme atteinte depuis trois ans d’une pelvi-péritonite, maigrit beaucoup, transpire beaucoup la nuit; type 31, léger. Deux j mois après, elle reprend un peu, même arc 18, même type léger: mais i elle n’offre de lunule nulle part, pas même au pouce, est très-étonnée de I n’en plus trouver.

Une chorée, troisième attaque, traces d’endocardite; c’est une jeune ! fille de 19 ans, petite. Type 31, léger. Elle a craché le sang, il y a cinq i mois, a maigri beaucoup et transpire la nuit ; mais ne tousse pas encore . | Le père et la mère sont morts jeunes, ne sait de quoi. Nous ne ferons | pas de cette enfant, une cardiaque mais une tuberculose à venir.

Femme de 22 ans, père et mère morts phthisiques ; 3 frères dont ! 2 morts de la poitrine à 14 et 21 ans. A été opérée d’un rétrécissement

du rectum, suite de dysentérie et fistule. Tousse habituellement, mais depuis quatre à cinq ans, elle a de fréquentes diarrhées avec sang, digestion pénibles (tuberculose intestinale?)

Petite femme de 35 ans, père et mère inconnus; a depuis l’âge de 14 ans un prolapsus utérin. Elle a craché le sang il y a deux ans, et s’enrhume très-facilement. Rachitisme accentué, surtout aux jambes, presque toutes les dents sont rachitiques. Aurait marché tard, restée souffreteuse, mauvais nourriciers. Type 31, net. *= 100, 3 = 55. Nous avons ici un rachitisme prolongé et cependant, à ne considérer que les coefficients, aurait fort peu touché la phalangette. Quelques réflexions ne seront pas inutiles.

En raison du rachitisme général, j’admettrais que dans le principe cette femme devait avoir le type 18. Que l'on compare ce doigt avec le 31 actuel ; les modifications sont considérables et l’ongle dont le bord libre devait être primitivement très en arrière de l’extrémité osseuse, n’a pu arriver à la dépasser et à opérer son mouvement de bascule qu’à la condition d’amener un grand allongement apparent de la phalangette.

Il n’est pas exagéré d’évaluer à 3 millim. l’augmentation subie en longueur par l’extrémité du doigt (comparez les figures 8 et 9, première partie, mais en tenant compte que les différences sont encore moins grandes que dans le cas qui nous occupe); dès lors, les coefficients primitifs auraient été a =70 et 3 = 49, et certes nous n’allons pas au delà de la vraisemblance.

Nous concluons donc encore qu’un fort rachitisme du doigt peut être compensé par un fort hippocratisme.

Une femme de 35 ans, travaille à la mercerie; tuberculose avancée; dans le principe elle répondait au type 31, fort, mais deux mois après, elle passe au profil du type 20 et arc 7.

Une femme de 33 ans, qui a craché le sang il y a dix mois, a maigri un peu et transpire beaucoup la nuit. Elle est enrouée et tousse beaucoup. Règles pas reparues depuis son dernier accouchement, 7 mois. A son entrée à l’hôpital, je la notai avec le type 10, mais deux mois après, le profil commence à se rapprocher du 31. Quoique tuberculeuse, elte mange et digère bien , jusqu’à présent elle se maintient en passable état.

Ce doigt, assez rare, semble être l’hippocratique du 12 court.

Les arcs appartiennent à la série B.

Il y a souvent une certaine infiltration du derme sus-unguéal.

Observations notables.

Une femme de 26 ans, est atteinte de rhumatisme généralisé depuis deux ans. Rien au poumon, mais le cœur présente le souffle du rétrécissement mitral, et les jours ou elle reste debout, les pieds enflent. C’est donc un hippocratisme d’origine cardiaque.

Femme de 41 ans, également cardiaque, est à son quatrième rhumatisme. Insuffisance mitrale, souvent les chevilles enflent.

Un homme de 32 ans, professeur de lettres, atteint depuis deux mois d’albuminurie de Bright, ale type 32, léger. Les lunules ont disparu excepté au pouce, affirme en avoir eu aux autres doigts. L’ongle donne 45 d’épaisseur à gauche et 46 à droite, au lieu de 36,2 pour sa profession. Mais ses pertes en albumine vont se réfleter sur l’ongle, car déjà, sur la hauteur qui répondrait à la lunule, il y a un amincissement brusque; le malade dit que cela a commencé depuis trois semaines. Il est évident que l’amincissement date de plus loin et d’après le chemin que l’ongle a dû parcourir depuis deux mois, j’estime qu’il y a eu coïncidence du début de la maladie avec une production moins abondante de cellules unguéales.

types 33, 34 et 35.

Semblent être les hippocratiques des types 22 et 23.

Le 33 répondrait aux considérations que nous avons appliquées au 31.

Nous retrouvons encore la coïncidence des jambes

notablement rachitiques avec des dents intactes ou à peine touchées. Un seul sujet présente de fortes déformations des jambes et des dents 5; d’après son observation, je serais tenté de croire que, d’abord frappé une première fois étant tout jeune, il l’a été de nouveau un peu plus tard, vers

l’époque de la seconde dentition.

Observations notables.

Femme de 23 ans, modiste, assez grande : phymie acquise, n’a marché qu’à 4 ans, figure allongée; dents belles, jambes assez nettement marquées, peu de chose aux bras.

Type 33, pas de lunule, même au pouce. Tousse depuis deux ans, mais la maladie marche très-lentement ; elle n’a pas beaucoup maigri jusqu’à présent.

Trois mois après, la figure est plus altérée, la maladie approche de la phase de ramollissement, l’ongle s’est allongé de 2 millimètres, et le doigt gagne de plus en plus vers le type 39.

Cette femme a peu transpiré depuis qu’elle est malade ; est-ce le motif auquel il faut rapporter la faible incurvation transversale, arc 3?

A son entrée à l’hôpital, les coefficients étaient a = 83 et 1^ =53.

Une femme de 45 ans, revient à l’hôpital pour la troisième fois, elle est atteinte de lésion mitrale dont le début date de 22 ans ; peau sèche et cyanosée, type 33.

Un jeune homme de 20 ans, très-petit, pleurésie sèche à gauche (?), malade depuis huit mois, maigrit depuis cinq mois, transpire quelquefois beaucoup la nuit, présente le type 33, puis deux mois plus tard un léger type 39, arc 18.

Homme de 29 ans, malade depuis dix mois, offre une période d’évolution assez rapide. Nulle part on ne trouve de lunule, ce qui ctonne le malade. Deux mois après, il est passé au type 39 léger.

Au type 34 est un italien de 35 ans ; première attaque de rhumatisme et péricardite. Nous citons ce malade comme assez embarrassant. Il n’a d’hérédité de tuberculose, et la péricardite, si elle ne dissimule une lésion valvulaire, ne peut rendre compte de l’hippocratisme. Enfin ce malade est-il sur la pente de la tuberculose, ce qui n’empêche ni les rhumatismes, ni la péricardite?

Une grande femme, bronchite tuberculeuse datant de un an , nous présente d’abord le type 33, et deux mois après le 34. Pendant cette période, l’ongle s’est rétréci et un peu allongé ; c’est-à-dire que l’arc s’est accentué davantage et qu’il a subi en longueur la croissance hippocratique.

Une femme de 38 ans, affection mitrale et hydrothorax, jamais de douleurs articulaires, mais plusieurs pleurésies et fluxions de poitrine. Palpitations depuis cinq ans, type 34. Nous avons déjà dit qu’il ne faut pas perdre de vue la possibilité de déterminations viscérales, quand un sujet semble faire exception à la loi du rhumatisme ; cette femme est un exemple particulièrement frappant, car elle accuse avoir éprouvé ses premières palpitations dans un rez-de-chaussée, sans avoir jamais ressenti de douleurs antérieurement.

Un peintre en bâtiment, âgé de 49 ans; abcès ossifluent, début il y a deux ans, au niveau de l’échancrure sciatique, rendu 10 litres. Type 34, léger. En raison des pertes, l’épaisseur d’ongle tombe à 33, bien qu’il y ait hippocratisme et que celui-ci, par son influence, ait déterminé l’arc 14.

Au type 35 est un homme de 42 ans, petit; hémiplégie gauche. D’après la théorie du mécanisme hippocratique, nous comprenons que la diminution de la tonicité vasculaire puisse arriver au même résultat que la déchéance primitive de la fibre contractile. Mais il est une différence importante : dans l'hémiplégie, l’état général n’étant pas misérable, l’ongle présente toujours du côté paralysé, et plus voisin de la forme hippocratique, une plus grande épaisseur. Nous ne citons qu’un hémiplégique porteur de doigt hippocratique; parce que, nous étant volontairement limité à l’examen du médius gauche, nous n’avions point classé les doigts paralysés appartenant au membre droit.

Assez commun, et même, en général, la pulpe palmaire est plus massive. Les arcs appartiennent presque tous à la série B. Ce doigt représente un degré élevé d’hippocratisme.

Fort peu de rachitisme.

Observations notables.

Homme de 29 ans, maçon; athrite fongueuse non suppuré.e. Ne tousse pas et pourtant ses parents sont morts jeunes (?) Son doigt ést peu exagéré, arc 9, épaisseur 41, rien que d’ordinaire. Mais deux mois plus tard, le malade a beaucoup maigri, il suppure abondamment, et déjà l’ongle s’en ressent, l’épaisseur n’est plus que de 39. La lunule, qui existait encore autrefois au pouce, est extrêmement diffuse, presque invisible; l’ongle s’est rétréci et allongé, et cette fois ma note accuse le type 36 net; le phénomène a donc progressé.

Femme de 21 ans, phlegmon iliaque ou pelvi-péritonite chronique, anémie extrême, règles supprimées depuis quatre mois ; type 36 léger*

Homme de 30 ans, grand et assez fort ; rien au sommet, mais base engouée. Malaria, mal réglée depuis trois mois, cachexie des plus évi-

dentes. La maladie a débuté après sept mois de séjour en Espagne dans une exploitation argentifère. Il offre déjà le type 36 net. Aucune hérédité suspecte, ne s’enrhume pas facilement. Sa femme est aussi malade que lui et de la même cause.

Une femme de 22 ans, pas d’hérédité suspecte. Maigrit depuis un an qu’elle est atteinte de métrite. Rien du côté de la poitrine, bien qu’elle s’enrhume facilement. A l’âge de 16 ans, elle a eu une pleurésie droite, serait toujours restée faible de santé.

Homme de 42 ans, cultivateur et puisatier, rétrécissement mitral ; rhnmatisme disséminé, mais continu depuis deux ans. Ordinairement il transpire très-facilement, arc 6; a les mains constamment en moiteur, et c’est à cela qu’il faut attribuer son énorme épaisseur d’ongle, 53. On peut, en outre, admettre une certaine influence professionnelle, bien que depuis longtemps cet homme ne travaille plus.

types 37 et 38.

Le 37 serait un 38, mais avec le profil du 33 nous ne le reproduisons pas.

Ces doigts semblent être les hippocratiques du 25. Ils sont assez rares. Je n’en ai que six observations.

Observations notables.

Un homme de 41 ans, grand et mince; phthisie laryngée. Mère j morte à 28 ans, ne sait de quoi. Maigrit depuis quatre mois et trans- ! pire beaucoup la nuit. Les jambes sont en cerceaux, mais très-peu de I chose aux bras; figure longue, a = 80, p = 50. C’est un exemple de ! réparation active : après un rachitisme assez marqué, la phalangette a

regagné en longueur ce que l’ongle avait perdu du fait de la maladie ; tout le squelette s’en est ressenti, car notre homme est devenu grand.

Un employé de commerce, 41 ans, petit et fort. Fistules multiples de l’urèthre depuis trois ans; a été presque abandonné, tellement il était épuisé. Aurait beaucoup repris. Type 37, sans aucune lunule, bien entendu. Il pourrait très-bien finir par se tuberculiser, malgré un premier sauvetage, car, d’après de nouvelles mesures, prises un mois plus tard, Thippocratisme semble avoir plutôt augmenté.

Cet homme a encore un mauvais point, c’est qu’il a déjà subi des accidents tertiaires quatre ans après le début d’une syphilis ; il a des principes thérapeutiques arrêtés : du camphre, mais pas de mercure.

Un homme de 44 ans, arthrite fongueuse du pied et synovite fongueuse du poignet. Ne s’enrhume pas facilement, mais aurait eu la malaria; beaucoup maigri. Sa mère est morte en couches à 36 ans; trois frères et sœurs bien portants.

Une femme de 30 ans, cuisinière, aurait maigri par suite d’une méthrite chronique; en raison des pertes et de l’hyponutrition, elle n’a que 32 d’épaisseur d’ongle, au lieu de 36, moyenne pour cette profession . Pas d’hérédité suspecte, mais prenons garde pour l’avenir.

Un cordonnier de 42 ans. Bronchite tuberculeuse qui dure depuis cinq ans, porte en outre des traces de pleurésie seche; arc 4.

Est l’aboutissant de beaucoup de types hippocratiques. C’est un degré très-élevé du phénomène.

Observations notables.

Trois mois après, l’ongle' s’est encore allongé, le malade semble plus défait; Parc a augmenté, il répond au 6 maintenant. Quant aux lunules, il en aurait eu autrefois; seul le pouce de la main droite en porte encore une, mais déjà très-diffuse. Depuis cinq mois, cet homme a dû renoncer au travail, sans pour cela garder le lit; jusqu’à présent la maladie a été fort lente, présentant des alternatives d’amélioration, mais, à l’avenir, sa marche promet d’être rapide, la constitution a été ruinée, le doigt l’indique.

Une femme de 44 ans, cancer du foie et de l’estomac, vérifié par l’autopsie; type 39 assez net.

Un jeune homme de 25 ans, cultivateur, a pris, il y a un an, une pleurésie purulente d’emblée, avec début aigu. L’empyème a été pratiqué, et grâce à des lavages journaliers la cavité tend à disparaître sans accident. Depuis trois mois, ce malade reprend beaucoup et vient de partir pour Yincennes. Il présente une exception au type 40, c’est que transversalement la courbure est très-faible, tandis que l’ensemble du profil est exact. M. Pigeaux ayant observé la régression de l’hippocratisme, ce faible degré de courbure serait-il une preuve que le phénomène s’arrête et commence à diminuer ?

Un homme petit, emballeur, offrant la succussion hippocratique, répond au type 40, peut-être un peu plus faible. Bien que le métier soit dur pour les mains, il n’a que 36 d’épaisseur au lieu de la moyenne 41; depuis longtemps l’ongle est soustrait à l’influence professionnelle pour ne subir que celle de la maladie.

Esbach. 10

Ce type est rare, et, toutes proportions gardées, plus accentué encore que le précédent.

L’ongle est hémisphérique, tellement il s’est courbé en tous sens. Nous en avons 5 sujets, dont un est particulièrement intéressant.

Un menuisier tuberculeux, malade depuis six mois, a 36 au lieu de 44.

La lunule persiste encore (il est de la Moselle). Deux mois après, il a un peu plus maigri et l’ongle est tombé à 33; l’arc qui, à la première visite, répond au 5, est devenu le 6 et par suite l’ougle s’est un peu rétréci, 1/2 millim.

Nous remarquerons, à propos de ce type 40 que, sur 5 sujets, 3 ont des lunules. Le degré prononcé du phénomène est ici indubitable; il faudra donc admettre, pour certaines formes hippocratiques, une disposition préalablement favorable, en vertu de laquelle l’hypertrophie a lieu surtout plus basque la lunule et envahit difficilement celle-ci; nous allons vérifier cette interprétation, à propos du type 42.

Je n’ai que deux exemples de ce doigt dont l’un est encore plus exagéré, comme saillie de l’ongle en bas, que

le dessin. Ils appartiennent à deux femmes tuberculeuses , dont un héréditaire. Le début de leur affection n’est pas trèsancien, mais elles ont préalablement supporté beaucoup de misère. Là est sans doute la cause d’une déformation aussi prononcée du doigt. On peut en outre invoquer une] disposition favorable du réseau s ous -unguéal.

type 42.

fl

Se rapproche du précédent par la saillie que fait la pointe de l’ongle; celui-ci est ovale et non plus carré.

Sur 4 sujets, 2 ont la

lunule, tous deux de Seine-et- Oise (Ile de France, race Franque). Il faut remarquer que, dans ce genre de doigt, l'hypertrophie sous - unguéale a porté surtout de haut en bas, car il n’y a pas de bosse susunguéale prononcée, et la lunule n’est pas nécessairement envahie. Ici encore il faut croire

à une disposition spéciale du réseau veineux.

Observations notables.

Une grande femme, 36 ans, peau très-brune, cheveux noir ébène abondants et raides; type parfait de l’hystérique sans attaques. Examinée par plusieurs médecins distingués des hôpitaux, on soupçonne quelque production hétérogène du côté de la matrice et de ses annexes mais il est impossible de décider un diagnostic. L’arc transversal de l’ongle est 19 ; épaisseur 36 prise deux fois à six semaines d’intervalle.

Malgré l’absence de tuberculose, cette femme mange peu, est trèsmaigre, digère difficilement, se dit faible. Il n’y a pas d’hérédité du côté des parents, mais elle a eu quatre sœurs, dont trois sont mortes toutes jeuues; il en reste une qui a 33 ans, tousse continuellement, est sèche et maigre; on la dit poitrinaire.

Quelle que soit la cause originelle qui, chez cette femme, détermine le type du doigt, j’en fais de l’hippocratisme, et non une variété anormale du doigt.

Un homme de 38 ans, convalescent d’ulcère variqueux, pas d’hérédité suspecte, pas de tuberculose, du moins jusqu’à présent.

Une femme très-grande, 40 ans, blanchisseuse, n’a jamais été réglée qu’une seule fois à 18 ans; était cependant solide de constitution. Lunule au doigt.

Depuis 6 mots, cette femme qui avait déjà des vomissements aqueux le matin, s’est mise à vomir le sang presque tous les jours (ulcère stomacal?). Elle a considérablement maigri. Depuis sept semaines elle

s’est prise à tousser, m:iis pas de crachats sanguins. A son entrée à l’hôpital, elle présente tous les symptômes d’une tuberculose rapide, fièvre intense, dyspnée, signes physiques. La peau est sèche et relâchée partout, la pulpe du doigt est ridée. Trois semaines après elle meurt.

On ne peut admettre ici que l’hippocratisme ait commencé seulementdepuis sept semaines; ce temps est tout à fait insuffisant. D’autre part, l’hyponutrition antérieure est bien évidente, et c’est celle-ci qui, tout en conduisant cette femme à la tuberculose pulmonaire, a déterminé peu à peu le phénomène hippocratique très-accentué au moment où elle entre à l’hôpital (nous l’avons déjà mentionnée dans la première partie) .

Type très-rare, mais fort beau comme hippocratisme, nous n’en avons que deux exemples.

Etendu en tous sens, l’ongle est néanmoins assez plat

qu’un pareil résultat ait lieu.

Nos deux sujets sont malades, l’un depuis deux ans, tuberculeux, l’autre depuis quatre ans, pleurésie purulente.

type 43.

transversalement. Vue de dos, la phalangette est élargie, les chairs étant repoussées par le développement de l’ongle.

Celui-ci, dans sa croissance longitudinale , a entraîné le derme sous-unguéal, qui dépasse le doigt, et il a fallu sans doute un très-long temps pour

Le dernier est un homme de 48 ans, grande taille ; dit avoir considérablement maigri ; n’a aucun soupçon d’hérédité, les parents étant morts à 73 et 74 ans; 3 frères, tous vivants et solides. L’état de cet homme s’améliore sensiblement depuis trois mois; la cavité thoracique avait à ce moment la capacité d’un grand verre, aujourd’hui elle répond à celle d’un verre à liqueur. Je demande à ce malade s’il avait des lunules sur les ongles ; il est trèsétonné de n’en plus trouver et affirme en avoir eu autrefois.

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