‹ Modifications des voies excrétrices du rein au cours de la gestation: Leur influence sur les pyélonéphrites de la grossesseChapitre 13 sur 48 · OBSERVATION IX · texte numérisé non relu

OBSERVATION IX

ET Le PER y) La Pyéloscopie.

Dans leur article des Archives des Maladies des Reins, Vaudescal, de Beaufond et Porcher publient 5 observations de pyélonéphritiques sur lesquelles ils procédèrent à des pyéloscopies contrôlant et dirigeant des prises de clichés en série.

Tous les cas concernent des pyélites droites. Une dilatation existe chez toutes, assez marquée d’ailleurs, et s’accompagnant dans deux cas de flexuosité urétérale. Voici quelques-uns des commentaires accompagnant ces observations : « Dilatation générale, uretère sinueux », « grosse dilatation générale », « dilatation générale, flexuosité urétérale ».

Dans notre Observation |, une prise de cliché fut faite au cours d’une pyéloscopie ; ce cliché montre une dilatation globuleuse du bassinet, une grosse dilatation et une coudure de l’uretère droit au niveau

de L. III.

En somme, quel que soit le moyen d'observation employé, que la femme enceinte soit exempte ou atteinte de pyélonéphrite, nous constatons la grande fréquence des dilatations du tractus pyélo-urétéral. La dilatation est plus marquée cependant s’il y a pyélonéphrite.

Cette modification frappe avec prédilection le côté droit, l’atteinte du côté gauche étant plus tardive et moins considérable. Les uretères sont souvent

reportés vers l'extérieur et à leur niveau s’observent Thèse Maire. 2

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des angulations, La dilatation urétérale atteint-elle cet organe sur toute sa hauteur ou seulement dans sa portion abdominale ? Les auteurs sont en désaccord, nous remarquerons cependant que l’un d’eux — Saïtz — a observé des dilatations atteignant la totalité de l’uretère, et que Jolly a fait la même constatation au cours d'examens nécropsiques.

Quoi qu'il en soit, invinciblement et logiquement, l’idée vient qu’il existe un terrain, une prédisposition locale atteignant les femmes enceintes dans une proportion assez élevée.

Qu’une infection vienne à surgir, elle rencontrera dans l’arbre urinaire un terrain éminemment favorable à son développement ; il faut voir là l’une des causes qui sont à la base de l’apparition de la pyélonéphrite chez la femme enceinte.

MODIFICATIONS PHYSIOLOGIQUES DES VOIES EXCRÉTRICES AU COURS DE LA GESTATION

De même que précédemment, avant d’entrer dans l'étude détaillée de ces modifications, tant au cours de la grossesse normale, qu’au cours de la gestation se compliquant de pyélonéphrite, nous allons brièvement reprendre les données de la physiologie normale :

A. — ÉvacuATIoN D'UN BASSINET SAIN

Du point de vue physiologique (1), les physiologistes, ont noté les mouvements péristaltiques de l’uretère. Ils font partür l’excitation d’un centre situé pour les uns à la partie supérieure de l’uretère (Vulpian), pour les autres au niveau du bassinet ou du reim (Ranvier). Ils ont établi que :

a) Les mouvements péristaltiques urétéraux sont directement influencés par le système nerveux ; Pexcitation du rameau d’union entre le ganglion mésentérique et le plexus hypogastrique les accélère ; lexcitation du splanchnique Îles arrête (Gley).

{1} De Beaufond et Porcher.

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b) Les contractions urétérales persistent après isolement du système nerveux central par section des nerfs (Gley).

c) Il y a donc des centres moteurs autonomes. C’est la conclusion à laquelle aboutit Ambard dans son rapport sur l’innervation du reim(Congrès International d’Urologie, Rome, avril 1924).

d) Ces centres nerveux autonomes permettent l'isolement de l’uretère sur presque tout son trajet. Il est indispensable toutefois de conserver intactes ses connexions avec le bassinet d’une part et la vessie d’autre part (expériences de Monari, Sampson, Kolibinsky).

e) La simple section transversale de l’uretère, même suivie d’une bonne suture sufhit, en effet, à troubler le fonctionnement de conduit (Thèse H. Marion, Paris, 1929).

Dans son étude sur les sutures urétérales, Alskne a bien montré que, dans ce cas, le mouvement péristaltique s’arrête net à la suture : plusieurs ondes se succèdent ainsi, jusqu’à ce que leur accumulation détermine enfin un mouvement péristaltique du segment sous-jacent à la suture. Le segment supérieur et le segment inférieur ne fonctionnent plus de façon coordonnée.

Mais il faut reconnaître que la connaissance du fonctionnement du bassinet et de l’uretère ne s’est complètement éclairée que depuis la mise au point de la pyéloscopie qui, disent Legueu, Fey et Truchot «permet d’étudier en détail les stades successifs de

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