ARE TIRE
lPévacuation du bassinet. Elle rend, dans l’exploration des voies urinaires, les mêmes services que la radioscopie dans l’examen de la motricité et de l'évacuation gastrique ». Plus loin, ajoutent ces auteurs, « l'urine sécrétée par le parenchyme rénal parcourt les voies excrétrices sous l’action d’une fonction motrice assurée par un système neuromusculaire. Cette progression ne se fait pas sous l’action de la pesanteur ; celle-ci n’a pas à intervenir et n'intervient pas. L’excrétion de l’urine n’est pas un phénomène d’hydraulique, c’est un phénomène péristaltique. »
Analysant la motricité pyélique, Legueu, Fey et Truchot arrivent aux conclusions suivantes : « Une onde contractile part du calice, progresse vers le bassinet et entraîne avec elle une partie du liquide contenu dans les calices, qui diminuent de volume. Le bassinet se distend jusqu’au moment où l’onde contractile l’atteint à son tour, continuant à pousser devant elle le liquide opaque. Il se forme alors, à la zone de jonction du bassinet et de l'extrémité supérieure de l’uretère une sorte d’évagination, un renflement : un bulbe.
Le liquide opaque n’a pu emplir ce bulbe que par relâchement d’un sphincter pyélo-bulbaire ou susbulbaire. Il est arrêté maintenant par la contraction d’un second sphincter bulbo-urétéral ou sousbulbaire.
À ce moment semble se déclancher une seconde onde contractile qui détermine l’ouverture du
sphincter sous-bulbaire et continue son mouvement progressif sur l’uretère qu’elle parcourt de haut en bas à la vitesse régulière de 2 à 3 centimètres à la seconde, du bulbe à la vessie.
Au moment où se produisait cette onde, le sphincter sus-bulbaire se fermait, empêchant le liquide contenu dans le bassinet de pénétrer dans l’uretère. H interrompt l’évacuation et détermine son intermittence.
La systole du bassinet, remplissant le bulbe fait qu'une certaine quantité de liquide reflue du bassinet vers les calices qui se trouvent à nouveau remplis. è
Il y a alternance au niveau du bassinet et des ealices
des contractions rythmiques, des phases de systole et de diastole, qui aboutissent à une évacuation par bouchées intermittentes.
Le liquide opaque passe dans l’uretère en rames. successives et espacées. On voit se dessiner le trajet de lPuretère avec ses coudures normales et son calibre, ses parties dilatées ou rétrécies.
[l est aussi intéressant d’observer le rythme auquel se succèdent les bulbes. L’intervalle qui, normalement sépare deux bulbes consécutifs est de 2 à 5 secondes environ.
Le temps d'évacuation du bassinet, mesuré depuis l'instant où la sonde urétérale a été enlevée jusqu’au moment où l’on ne voit plus trace de liquide est variable, mais constitue un eritérum commode et assez exact de la motricité pyélique.