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Legueu, Fey et Truchot admettent qu’à la pyéloscopie un bassinet normal évacue environ À em° de liquide opaque par minute.
Par ce rapide exposé, on voit tous les renseignements qu’apporte la pyéloscopie dans l’étude des fonctions rénales normales. On peut cependant remarquer avec de Beaufond que l’injection pyélique provoque une aecélération du rythme des contractions. En effet, la métaoscopie révèle normalement une éjaculation toutes les 15 secondes alors que la pyéloscopie montre des contractions de 5 en 5 secondes en moyenne. Le rythme est done à peu près triplé.
Néanmoins, pour accélérée qu’elle soit, le détail de l’évacuation pyélique n’en a pas moins été révélé par le très intéressant procédé d’exploration que constitue la pyélescopie.
B, — ÉvacuarTron DU BASSINET AU COURS DE LA GROSSESSE NORMALE
Avant la mise au point des procédés radiologiques d'examen de la fonction excrétrice, celle-ci fut étudiée avec les moyens dont on disposait, parmi lesquels la méatoscopie. |
Voiei ce qu'écrivait Chevassu dans le deuxième tome de l'Encyclopédie en 1914 : « L’éjaculation urétérale est normale chez certaines femmes enceintes, anormale chez d’autres ; fréquemment,
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elle se fait sans force ou en bavant. Il n’est pas toujours possible de dire si la faiblesse de l’éjaculation est due à une altération quelconque des contractions urétérales, car l’existence fréquente d’un repli vésical au fond duquel l’orifice de luretère tend à s’enfouir peut gêner énormément le jet qui sort de l’uretère. »
La pyéloscopie a permis d'approfondir les recherches sur les fonctions excrétrices au cours de la grossesse normale.
[ semble bien que ce soit à Vandescal, de Beaufond et Porcher que l’on doive le premier et l’un des plus complets travaux de cet ordre (1927 et 1928) et la thèse de Pougin (Paris, 1928).
Leur étude est basée sur 54 observations. Ces auteurs attirent d’abord l’attention sur les modifications de la sensibilité qui est altérée 23 fois sur 32 soit 72 %, pour le rein droit et 3 fois sur 16, soit 18 % pour le rein gauche. La sensibilité est souvent diminuée à droite à partir du 3° mois et disparue à partie du 6€. À gauche, elle persiste souvent jusque dans les dernières semaines.
« Les troubles de motricité sont également fréquents et coexistent avec les troubles de la sensibiité. Ils intéressent la tonicité et la motricité.
Ces troubles, exceptionnels du côté gauche où, s'ils existent, ils n'apparaissent que dans les dernières semaines siègent généralement à droite. Absents pour ainsi dire les trois premiers mois, discrets dans les trois suivants, ils sont surtout marqués dans
les trois derniers mois de la grossesse. Ces troubles sont caractérisés par un état atonique s’accompagnant d'atteinte plus ou moins marquée de la motricité allant des contractions lentes à l’absence de contractions. |
La tonicité paraît la première atteinte et la plus touchée. La motricité, bien que diminuée peut exister encore avec un état atonique. »
Dans les états atoniques Vaudescal, de Beaufond et Porcher distinguent deux degrés principaux :
a) un simple retard d'évacuation (entre 15’ et 30°) ;
b) une évacuation nulle par rétention ou par stase, le sphincter étant généralement béant. Dans ce dermier cas, un simple changement de position a pu suflire à provoquer un brusque passage du liquide opaque dans la vessie.
Dans quelle proportion existent ces troubles ? Voici les résultats, tels qu’ils se dégagent du tableau synthétique publié dans les Archives des Maladies des reins. |
149 Pendant les six premiers mois de la grossesse, l'évacuation est normale à gauche dans les 7 examens pratiqués, alors qu’il existe à droite des troubles de la motricité dans 10 cas sur 15.
2° Pendant les trois derniers mois, la proportion des troubles moteurs atteint 14 sur 16 examens pratiqués du côté droit et seulement 4 sur 9 à gauche.
Des recherches ont été entreprises en Italie par Giavotto et Raffo et les résultats publiés en 1929. Il est curieux de constater l’analogie parfaite des ré-