‹ Modifications des voies excrétrices du rein au cours de la gestation: Leur influence sur les pyélonéphrites de la grossesseChapitre 18 sur 48 · ALT NE · texte numérisé non relu

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du muscle pyélo-urétéral, celui-ci étant touché dans sa tonicité. |

Or, ce stade est un stade de début, on peut déduire qu’à son tour, la contractilité ne tardera pas à être inhibée, complètant le trouble fonctionnel.

Il est intéressant de constater, en passant, que les troubles apparaissant pendant la grossesse sont à l'inverse de ceux qu’on observe dans certaines hydronéphroses. Dans leur rapport au Congrès d’urologie de Madrid (avril 1930), Legueu et Fey, après avoir fait le parallèle entre la dilatation, trouble de la tonicité et la rétention, trouble de la contractilité, écrivent : « Mais l’une de ces fonctions peut être atteinte plus précocement et plus intensément que l'autre, et il existe bien souvent des rétentions en dehors de toutes dilatations ».

Quoi qu'il en soit, il est bien des praticiens qui hésiteraient à faire subir à une femme enceinte une cystoscopie, doublée d’un cathétérisme urétéral suivi lui-même d’une injection pyélique de liquide opaque, dans le simple but d'obtenir un cliché de son tractus pyélo-urétéral et quelques renseignements sur la fréquence et l’intensité de ses contractions pyéliques.

Mais nous disposons actuellement d’un autre mode d'examen, incomparablement plus aisé, ne présentant aucun risque et plus volontiers accepté par les sujets pusillanimes : l’urographie intraveineuse. Quel que soit le produit employé — nous avons, sur les conseils de M. Truchot, utilisé le Ténébryl — on obtient, si lingection a été correctement faite, un cliché où

bassinets et uretères sont très suffisamment visibles pour qu'il soit permis d’affirmer s’il y a ou non dilatation.

En prenant trois clichés, respectivement dix, vingt et trente minutes après l'injection, on peut même obtenir quelques renseignements sur la fonction motrice de par les variations de l’image.

En résumé, l’urographie montre bien la dilatation, trouble de tonicité, et malles contractions. Mais dans le cas présent, c’est l’état de la tonicité qui nous intéresse surtout.

L’urographie trouve donc ici son indication et nous suffit . ; |

Remarquons en passant qu’au cours de nos urographies intraveineuses, nous avons pu noter à deux reprises différentes une modification curieuse du trajet de l’uretère gauche.

Dans les deux cas (Obs. VI et VIT), il s’agit de présentation céphalique avec dos à droite. Alors que dans la majorité des cas l’uretère descend verticalement ou obliquement en bas et en dedans, soit à peu près rectiligne, soit un peu sinueux, dans nos deux observations, l’uretère, partant d’un bassinet en situation normale se dirige rigoureusement rectiligne en bas et en dehors, et vient se couder en un point situé soit au niveau de la crête 1haque, soit un peu plus bas et qui pourrait correspondre à une épaule fœtale. |

Dans un cas (Obs. VIT) l’uretère est moyennement dilaté, dans l’autre, il ne l’est absolument pas. Nouvel

argument contre la compression mécanique et contre l’élongation, seules causes de dilatation, car il est bien difficile d'affirmer qu’un uretère aussi dévié de sa direction normale et aussi tendu, ne subit pas, au point d’infléchissement une pression qui le repousse en dehors. /

Ces intéressantes déformations ont pu être mises en évidence par l’urographie intraveineuse. Il est permis de douter de la possibilité de cathétérisme urétéral dans ces déformations : la pyélographie rétrograde cède, 1c1 aussi, le pas à l’urographie.

Est-il permis de tirer un pronostic précis de la constatation d’une dilatation sur un cliché d’urographie ? Nous ne le croyons pas : un nombre assez élevé de femmes dont un bassinet et un uretère sont dilatés, arrivent à terme sans faire de pyélonéphrite.

Mais en revanche cependant, il nous semble permis d’afirmer que c’est toujours parmi les « dilatées » que se recruteront les pyélonéphritiques.

La constatation d’une dilatation commande donc, entre autres prescriptions thérapeutiques que nous envisagerons ultérieurement, une surveillance attentive des urines, d’une part, et, d’autre part, un certain nombre de mesures prophylactiques : lutte contre la

constipation, régime alimentaire approprié, absor-

tion d’antiseptique per os.

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Thèse Maire. x 3

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