LES THÉORIES
La pyélonéphrite gravidique est une affection particulièrement fréquente. Les statistiques donnent à son sujet des résultats assez inégaux, ce qui s’explique par les différences d’interprétations : tandis que certains auteurs considèrent comme atteinte d’une forme légère de pyélonéphrite toute femme enceinte, dont les urines, bien que claires contiennent quelques cellules, des polynucléaires, et de rares colibaciles, d’autres sont plus exigeants.
Ces dernières années, on a particulièrement attiré l'attention sur les formes légères, discrètes de pyélonéphrite ((Le Lorier et Fisch in Thèse de Marcotte, Paris, 1925).
Les chiffres donnés par les statistiques oscillent de 2 à 9 % de l’ensemble des femmes enceintes examinées. Mais si la fréquence des pyélonéphrites est relativement élevée au cours de la grossesse, les modifications anatomiques et physiologiques des voies urinaires supérieures sont plus fréquentes encore, comme nous J’avons précédemment établi. Il ne faut donc pas s'étonner si de nombreuses hypothèses
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ont été émises pour expliquer les deux éléments bien distincts que constituent :
19 La dilatation des voies excrétrices ;
20 Leur infection.