‹ Modifications des voies excrétrices du rein au cours de la gestation: Leur influence sur les pyélonéphrites de la grossesseChapitre 20 sur 48 · ET DE L'ÉTIREMENT · texte numérisé non relu

ET DE L'ÉTIREMENT

Mais la théorie de la compression mécanique ne resta pas longtemps en faveur et, en 1900, Pestalozza montrait, par des coupes du bassin faites chez des femmes enceintes qu’il n’y a pas, au cours de la grossesse normale de compression de l’uretère contre les parois du bassin, ni au détroit supérieur, n1 plus bas, il ne peut y avoir qu’étirement de l’urétère «à la manière d’un tube de caoutchouc qu’on allonge » (Halbersima).

En 1904, Cathala soutint ce même mécanisme :

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« Nous avons vu que l’utérus, en augmentant de volume, repoussait la vessie en avant et en haut ; l’uretère qui vient de la partie postérieure de l’excavation a un espace plus grand à parcourir pour arriver à son point terminal. Sa courbure, en se redressant pourrait lui permettre de gagner un peu de longueur, mais, au contraire, elle se trouve plutôt exagérée par suite du développement de l’utérus qui refoule l’uretère en bas et en dehors. Celui-ci doit donc effectuer un trajet beaucoup plus long. Aussi la distance que doit traverser la portion pelvienne de l’uretère se trouve augmentée et le conduit ne peut se redresser pour compenser ce que la projection de la vessie en avant lui à fait perdre, il est tiraillé, étiré et, de plus comprimé sur la paroi interne contre laquelle 1l s'applique et qui, le repoussant en bas et en dehors le distend et l’aplatit, cet aplatissement est produit sur une longueur de plusieurs décimètres et la lumière du canal est rétrécie sans qu’il y ait obstruction complète. Il se forme, en outre un certain degré de parésie des tuniques musculaires du conduit, par suite de son élongation et de sa compression. L’obstacle à l’écoulement de l’urine se trouve ainsi réalisé. »

Couvelaire, plus tard, écrit ; « L'hypothèse de la compression au niveau du détroit supérieur, admise sans preuves a été combattue très fortement par Pestalozza et Cathala. C’est l’étirement, l’aplatissement de l’uretère pelvien refoulé par le développement intraligamentaire du segment inférieur de

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l'utérus qui entraîne la gêne à la progression de l’urine et secondairement la dilatation de la portion lombaire de l’uretère. Des deux uretères, c’est presque toujours le droit qui est dilaté. L’habituelle inclinaison à droite de lutérus gravide et sa dextrotorsion expliquent cette prédominance. »

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